• Accueil
  • > Recherche : film the box

Avengers

20052012

Lorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D., l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présents.

Avengers dans FILMS the-avengers-207x300

Avec semble-t-il le plus gros démarrage au box office US de tous les temps, Avengers a fait le pari, additif, de joindre 4/5 super héros  comme autant d’agents multiplicateurs de dollars. Et si cette entreprise au long cours (avec pour préliminaires Thor, Hulk 1 & 2, Iron Man 1 & 2, Captain America) ne devait se résumer qu’à une seule équation ? Quelle serait-elle ? Avengers – Iron Man < ou = 0.

Car malgré les formes généreuses de Scarlett (même si la vrai nana du film est Gwyneth) et les effets visuels sympatoche qui accompagnent Hulk dans ses belles oeuvres (assez jouissif reconnaissons-le) le film ne serait pas grand chose sans Iron Man et son interprète. Acteur évidemment plus charismatique que Chris Evans (Captain America), mais aussi personnage heureusement là pour apporter une touche d’ironie et de cynisme dans cet univers trop simplet pour résister au sérieux. Pour rappel les gentils tentent d’empêcher les méchants de faire péter la belle planète bleue. Ça resterait au ras des pâquerettes si Iron Man n’utilisait pas ses réacteurs pour faire récoler un peu l’ensemble.

Film étonnement encensé, il n’est pourtant clairement pas le film du siècle, clairement pas le meilleur film de super héros , mais un divertissement honnête qui semble plaire tant aux fans qu’aux profanes, la réalisation musclée étant surement son principal atout.

valeurdevenir dans FILMS




Rachel se marie

26122011

Kym est une habituée des cures de désintox. Au profit d’une permission, elle passe le WE en famille pour le mariage de sa soeur Rachel.

Rachel se marie dans FILMS rachel-se-marie-202x300

Peut-on aimer un film dans lequel on ne se reconnait pas (The Smurfs par exemple), dans lequel le milieu traité, la petite bourgeoisie branchée américaine, est aussi antipathique que la réalisation assurée et l’interprétation réussie ? La réponse est oui. Merci Jonathan Demme (monsieur Silence des agneaux svp) et, soyons un peu honnête, merci Anne Athaway, qui malgré une blancheur maladive, est aussi jolie que bonne actrice. Accessoirement, elle se dévêtit facilement. Ceci peut expliquer cela.

Il est clair dès le départ que les personnages seront supers énervants (cf le père trop cool, la famille recomposée parfaite). Car Demme se veut résolument moderne, tant avec sa caméra (qui effrayera les seniors séniles) que dans les personnages qu’il met en scène. Un peu comme si le film était réalisé par un hippie … en 2011 ! Cela a évidemment un côté déroutant, gentiment idéaliste, mais il a la mérite de casser les codes généralement en vigueur.

Force est de constater, malgré la coolattitude ambiante, que les personnages sont plutôt intelligemment écrits et que le maillage qui existe entre eux est finement tressé. Et puis Kym est aussi là pour faire contre poids et mettre le boxon. Le résultat, c’est du travail d’artisan. On peut ne pas comprendre l’intérêt d’un objet tout en en reconnaissant les talents de fabrication. C’est un peu le cas ici. L’univers a beau être inconnu et gentiment factice, il n’en reste pas moins une étude intéressante de personnages, un en particulier, celui de Kym.

Rappelons-le,  »l’intrigue » du film tourne autour d’un mariage dont le personnage principal se trouve ne pas être la mariée. L’idée de départ est déjà suffisamment bonne pour donner de l’épaisseur à Kym qui n’aura de cesse  »d’exploiter » son besoin d’exister, son mal-être et son besoin de reconnaissance.

Rachel se marie, c’est un bon titre, un bon film, une bonne actrice sous les mains d’un bon réalisateur. Elle est pas bonne la fin d’année ? (quoi le film est sorti en 2009 ? pfff)

presquevraivaleur5 dans FILMS




Boxing Helena

27052011

Nick est un médecin/chirurgien réputé qui ne manque de rien. Il a du pognon, une femme aimante et de l’eau fraîche. Mais cela ne suffit pas. Il est obsédé par une jeune femme et semble prêt à tout pour la conquérir.

Boxing Helena

Soyons clair, ce film on le regarde car c’est la fille de David Lynch qui est à la réalisation. On y va par curiosité, voir une curiosité. Ne sachant pas, et espérant peut-être, retrouver un quart de centième d’une once du talent de son père. Car pour peu qu’elle est un peu traîner dans les pattes de son paternel, elle a bien du en retenir quelques leçons de cinéma. Non ? Ça vous parait pas logique ? Son dernier film, Surveillance, n’était clairement pas un chef d’oeuvre mais il était tout à fait regardable.

La genèse du film semble assez complexe (départ de Madonna, procès à Kim Bassinger…) et le film est au final auréolé d’un peu enviable Razzie Award de la plus mauvaise réalisation. Vous conviendrez que ça fait un peu tâche. Pourtant à regarder de-ci de-là sur le Net, pas mal de spectateurs paraissent lui vouer un culte disproportionné. Ok, d’accord, ça c’est le contexte,mais le film donc ?

Je ne sais pas si c’est très parlant mais les premières images qui me viennent en tête, et ce dès les premières minutes du film, c’est l’étrange impression d’être devant un téléfilm. Un coup avec Au delà du réel et un coup dans un téléfilm érotique avec ses ralentis kitshs, sa musique sirupeuse passe partout et son voile blanc si caractéristique (parait-il). La réalisation est catastrophique c’est une certitude. Que dire des ralentis ? Que dire de l’écriture ? Le jeu des acteurs est lui aussi sujet à caution. Il n’y a qu’à voir Julian Sands (un mixe entre Matthew Modine et Guillaume Depardieu) et son jeu ahuri ( »mais c’est le rôle qui veut ça, vous avez rien compris …. blablabla… ») pour continuer de s’interroger.

En fait, la question, et donc l’intérêt du film, est de savoir si Jennifer Lynch n’a pas poussé la plaisanterie jusqu’à saborder au maximum son film. Quand on connait le père, on peut s’attendre à tout. Les flics ont même du se demander si le crime n’était pas prémédité.

Après ces quelques considérations, avouons malgré tout que le film se regarde. C’est étonnant mais c’est la vérité. Encore faut-il bien évidemment aimer un tant soit peu la série-B, car c’en est une. On ne peut difficilement faire plus série B d’ailleurs. On sait qu’à tout moment la poitrine de Sherilyn Fenn (from Twin Peaks de papa) peut apparaître et qu’à tout moment l’histoire peut partir en quenouille. Mieux, on ne se dit pas  »qu’elle peut », mais tout simplement qu’elle y va tout droit. Le film intrigue alors que son intrigue est faiblarde, un comble excitant, non ?

A regarder donc avec un oeil (voire les 2) indulgent, un poil lubrique et un max curieux. On en finirait presque par comprendre l’envoûtement qu’il suscite. J’ai bien dit presque.

valeurdevenir.bmp




The Fighter

15042011

L’histoire vraie (ils nous refont le coup !) d’un jeune boxeur en quête d’un second souffle et son demi-frère ancien toxicomane, qui, en dépit de quelques tensions, vont malgré tout tenter ensemble la chance de réussir ce qu’ils ont raté chacun de leur côté.

thefighterafficheus.jpg

Je sais pas si vous avez remarqué mais on entend souvent de David O. Russell que c’est le petit gars qui monte, la nouvelle génération. Après le ridicule sacre du Discours d’un Roi, on le mettait dans le même sac qu’Aronofsky (Black Swan) et Fincher (The Social Network). N’y voyez pas là une tentative de tordage de cou à de fausses rumeurs (tient ça ferait un bon titre de blog ça), mais Russell n’est ni jeune (53 ans), ni spécialement talentueux. J’adore Huckabees, Les rois du Désert ou encore Flirter avec les Embrouilles, constituent des moments de cinéma tout à fait regardables, mais ça s’arrête là. Il est temps de désacraliser.

Aussi quand The Fighter a commencé à pointer son nez, quand la machinerie des oscars s’est mise en route, c’est avec circonspection que j’ai suivi ce film. Car à en écouter certain, il était de la veine de Rocky, Raging Bull ou The Wrestler. Vous êtes des lecteurs attentifs, vous vous doutez bien qu’il n’en est rien, et que le soufflet retombe aussitôt le film vu. Le point commun c’est que Christian Bale nous sort une prestation  »à la » De Niro ou Mickey Rourke. On le sent plus habité par les personnages qu’il interprète que par ses choix de films. Extrait exclusif et traduit par mes soins d’une scène hollywoodienne :

Un producteur : Hey Christian, j’ai un film pour toi, c’est Michael Bay qui réalise.

Christian Bale : Namaste Jerry, donne moi 2s que je termine mes 500 pompes, ça fait 10 jours que j’ai pas mangé alors je suis un peu crevé.

Un producteur : arrête tout de suite de faire des pompes Chris ! Pour ce rôle il faut que tu sois plus maigre que dans The Machinist.

CB : cooool ! Mon orientation sexuelle ?

Le prod : tu seras un ex hétéro qui fait son coming out.

CB : Orientations politiques ? Drogues ? Scarifications ?

Prod : néo-nazi, camé à la méthamphétamine, sans scars particulières, à l’exception d’un oeil crevé.

CB : re-cool, c’est bon je suis convaincu, je signe.

Bon plaisanterie mise à part, le film est d’une banalité habituelle et les seconds rôles sont inexistants (la mère exceptée). Quid de la relation fraternelle ? RAS… Sinon le métrage prend le parti de ne pas montrer le combat de Ward contre Gatti (dont le round 9 est d’une extrême brutalité et avait tout à fait sa place dans l’histoire) Image de prévisualisation YouTube ;

ni même de montrer la fin de carrière de Ward; non il fallait donner des bons sentiments, une famille qui se ressoude, une équipe qui travaille ensemble. On fait un film basé sur une histoire  »vraie », pour nous la mettre profond en grugeant la vérité et les seuls moments intéressants. Drôle de parti pris. Les images de fins sont également désarmantes de banalité, si c’est ça la nouvelle génération, et bien on n’a pas hâte de connaitre ses petits copains. Il n’y a pas le talent visuel d’un Aronofsky, le coup de pinceau d’un Scorcese pour croquer une galerie de personnages, ni même le contexte d’un film comme Rocky. Non il n’y a rien. Filmer une boite de raviolis pendant 2 heures en variant les points de vu et vous aurez un prétendant aux oscars.

Entre le film d’auteur raté et le film grand public raté, il y a The Fighter, le film moyen par excellence.

valeurdchue.bmp




I Comme Icare

11022010

Dans le prolongement de The Box, un court extrait de I Comme Icare, film d’Henri Verneuil avec dans le rôle titre Yves Montand.

Réflexions sur l’autorité, la soumission…
http://www.dailymotion.com/video/x3eeae




The Box

10022010

Une étrange boite est posée sur le paillasson d’une maison. Un homme passe voir les propriétaires. S’ils appuient sur le bouton, ils gagnent 1 million de $, en contre partie ils tuent une personne qui leur est inconnue.

The Box

Soyons clair, avec ce film Richard Kelly va encore une fois nous empêcher de dormir, de réfléchir ou de faire quoique ce soit d’autre. The Box est un film qui laisse des traces et dont il est impossible de parler à chaud, ni même à froid, le plus simple est de le voir, et puis très certainement de le revoir. En s’éloignant d’un certain bordélisme (Southland Tales) et usant d’un pitch ravageur, attrayant, voyeuriste, Kelly gagne presque son pari avant de l’avoir véritablement tenté. Cet homme comme beaucoup de sa génération (Aronofsky, Winding Refn) a été influencé par Kubrick il en a gardé le goût du mystère (qui y a-t-il de mieux au cinéma ??), de la provocation, d’un certain sens de l’esthétisme et de la mise en scène, et des belles musiques (la musique est à tomber, spécialement la dernière), et des sujet ambitieux, démesurés et aux interprétations multiples. Le cinéma fonctionne par vague, il y a eu la Nouvelle, il y a eu les De Palma, Scorsese, Cooppola, et il y a désormais celle-ci. Espérons juste qu’elle ne fera pas comme ses prédécesseurs, à se fourvoyer à tout va.

Le cinéma de Kelly est tout en provocation, en contre pied, on aurait tendance à croire l’ambiance supérieure au sens, il n’en est rien. Le thème de The Box est probablement de ce qu’il se fait de plus profond et intéressant. Le sujet traité le plus sérieux depuis longtemps, loin des modes, des postures ou des convenances. Le film s’adresse à tout le monde, il nous questionne autant qu’il nous intrigue. On ne comprend pas toujours tout et pourtant on sait exactement de quoi il parle. Plus qu’une simple question d’altruisme, on nous parle de nos modes de vie teinté de mysticisme. C’est flippant mais bigrement captivant.

Je conçois que cette litanie puisse paraître excessive, mais il faut bien reconnaître qu’il y a tout dans ce film. De la peur, de la réflexion, du suspens, de la SF qui apparaît au milieu du film (référence aux monolithes Kubrickiens) qui désarçonne puis disparaît juste avant qu’on puisse le lui reprocher. Ce qui fonctionne autant qui ennuie c’est que Kelly sait où il va. Une sorte de guide touristique qui vous montre les plus beaux endroits du monde, vous prenez des risques, vous ne captez pas toujours la beauté de l’endroit et pourtant vous savez que vous devez le suivre.

Si le fond est profond, la forme n’est pas à délaisser. Dès le début lors de la première incrustation, Kelly déflore la moitié de l’histoire. Ces informations seront tout de suite oubliées par le spectateurs, mais l’atmosphère de complot et de machination, lui reste bien ancrée dans nos mémoires. Idem pour le visage de Franck Langela, qui à lui tout seul justifie le film, apporte le mystère. Son personnage le dit lui même «   Ne laissez pas mon apparence vous effrayer, je ne suis qu’un homme qui a une tâche à accomplir », la moindre ligne de dialogue résonne évidemment sur plusieurs degrés. On parle de 2001, mais ce film n’est il pas le cousin de Eyes Wide Shut ? Arrêtons de nous éterniser, The Box fourmille de détails qu’il serait illusoire de lister, Kelly est un génie de l’art ou de l’escroquerie mais allez voir ce film, aimez le, détestez le, mais voyez le !

vraivaleur.bmp

 







Playboy Communiste |
STREAMINGRATOX |
lemysteredelamaisonblanche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fascination
| hsm321
| voyagelook