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Prometheus.

5062012

Dans un passé lointain, un vaisseau extraterrestre arrive sur Terre. Un être humanoïde y est déposé et s’y sacrifie en absorbant un liquide noir sous l’effet duquel son corps se désintègre, répandant son ADN dans un cours d’eau.

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Ah mais où est-il Ridley Scott ? Ne sait-il plus sentir la saveur d’un bon et d’un mauvais scénario ? N’a-t-il plus envie de cadrer que des histoires dignes de ce nom ?

Vous l’avez compris : ce qui cloche dans prometheus, c’est le scénario. Les personnages clichés ou sans substances, les twists qui font sourire tant ils sont usés jusqu’à la corde, la sensation de voir une pâle copie de ce qui est fait avec tant de virtuosité dans Alien 1, Alien 2, ou bien encore Sunshine de Danny Boyle.

Il est inutile de chercher l’horreur dans le métrage malheureusement, car vous ne la trouverez pas. Pas plus que du suspense d’ailleurs, tant il est difficile de s’accrocher à tous ces personnages anti charismatiques.

Vous trouverez dans prometheus de bons effets spéciaux, une scène presque culte de césarienne improvisée, et un univers tout de même, marqué par une cohérence visuelle irréprochable niveau costume-décor-et bébêtes. Bien sûr, on notera la présence de Michael Fassebender, sans aucun doute le plus grand acteur du moment, qui rajoute plus d’intrigue avec son jeu que Prometheus avec l’intégralité de son scénario.

Niveau portée philosophique enfin, on préfèrera de très loin des films plus humbles qui ne CHERCHENT PAS la portée philosophique, ou qui ne trompent pas sur la marchandise.

A voir en DVD un dimanche aprem, en se forçant à nier un constat douloureux : ce film est un Ridley Scott. Dans le même genre, on se reportera aux films cités précédemment…

valeurdchuecry dans FILMS




Bellflower

21032012

Alors que Woodrow et Aiden construisent la Médusa, une voiture inspirée de Mad Max et dotée d’un terrible lance flamme, Woodrow, le plus réservé des 2, tombe amoureux. De tous les projets qu’il aurait pu faire, celui-ci n’est pas loin d’être le plus dingue.

Bellflower dans FILMS Bellflower

Tous les ans nous avons droit à notre lot de films faits avec 3 bouts de ficelles, les films qui cartonnent, qui sont trop vachement biens et que ya qu’à Sundance qu’on peut les voir. Il n’y a qu’à voir, il y a un prix qui les récompenses, le Independant Spirit John Cassavetes Award. Cette année, le film dont tout le monde parle sans l’avoir vu, c’est Bellflower. Un film, écrit, réalisé, produit, joué etc… par un seul et même homme Evan Glodell. Autant marqué son nom ici, on pourra se vanter d’ici peu d’en avoir parlé à ses débuts, car si les petits cochons ne le mangent pas avant, il risque de faire carrière (mais laquelle ?).

Qu’en est-il du film ?

C’est très amusant car le film flotte sur ce parfum adolescent, on est dans l’insouciance absolue, les persos ne font rien que de boire, baiser et construire des lances flammes, la vie semble légère presque irréele, comme à l’approche de l’apocalypse. Rajouter cette histoire de voiture surpuissante et sur-armée et on se croirait presque dans un film de SF. C’est hors du temps et des préoccupations réelles dirons nous. Le croisement impossible de Rubber et de Drive. On aura pas trop difficulté à voir là le film d’un adolescent qui refuse de vieillir.

Techniquement, c’est un film de bricoleur, esthétisant à souhait, à tel point que le ressort finit par plier tant on comprend que le budget limité a réduit le film a ces effets de styles : l’utilisation de filtres, la fausse péloche ou encore les lentilles et autre floues artistiques sont utilisés jusqu’à plus soif. Ça témoigne d’un cinéaste inventif mais limité à l’esbrouffe que ses faibles moyens l’obligent à produire. Certains choix narratifs finaux participent en ce sens au même procédé.

On en revient à nous montrer une jeunesse vaguement désabusée, cinémato-inspirée et dont les rêves d’apocalypses n’ont d’égal que leur volonté de toujours aller au plus  »cool ». Véritablement le terme du film. Malgré tout, le film reste obsédant car différent. On le rangera volontiers dans la catégories des films  »moyens plus », dont le potentiel pas toujours harmonieusement exploité imprime encore la rétine quelques heures après les avoir vus. On aurait mille raison de le détester et pourtant ce ne sera pas le cas.

presquevraivaleur3 dans FILMS

 




John Q

20032012

Le jour où son fils est emmené d’urgence à l’hôpital suite à un malaise, le monde de John Q. s’écroule. Pour avoir une chance qu’il survive, l’enfant doit subir une transplantation cardiaque. La famille n’a malheureusement pas l’argent pour couvrir les frais de l’opération. John décide alors de prendre l’hôpital en otage.

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John Q pose une question fondamentale du cinéma, le talent est-il héréditaire ? Me viennent à l’esprit 2 exemples bien précis n’allant pas dans ce sens là. Le premier, et c’est probablement le meilleur, c’est le cinéma français, plus consanguin que lui tu meurs et pour quel résultat ? Je vous laisse apprécier par vous même. Le second exemple est celui de la famille Cassavetes et du rejeton de John et Gina Rowland, Nick Cassavetes. Son père magnifiait les acteurs, privilégiait l’improvisation et rendait à la nature humaine tout son intérêt. Son fils est en ce point assez éloigné du padre.

Il n’y a qu’à regarder John Q pour se rendre compte que malgré toute les meilleurs intentions du monde (dénoncer le système de santé US et son président du moment G.W. Bush) et malgré l’acteur black américain le plus cool (Denzel Washington) on évite pas certains clichés pour finir le nez dans le pathos, et finalement être dans la contre productivité absolue.

John Q c’est l’histoire donc du bon gentil gars, qui acculé par les dettes et la maladie de son gentil fils n’a d’autre solution que de prendre les armes et de se faire justice lui même, prenant en otage un hôpital public. Autour de lui, tout le monde est mauvais (on image les descriptions scénaristiques : méchant, gentil, méchant …), les médias, les flics, le système de santé… Bref c’est tellement caricatural et manichéen qu’on viendrait presque à regretter ce mauvais choix de torrent.

Le film ne fait que tirer le spectateur vers le bas en espérant lui tirer quelques larmes au passage, c’est donc assez bête et très simpliste. Heureusement que les acteurs ne sont pas aussi mauvais, Denzel et Anne Heche en tête. Probablement l’ancêtre des Maçons du Coeur.

valeurdchue dans FILMS




L’exercice de l’état

14032012

Le quotidien de Bertrand Saint-Jean, ministre des Transports.

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Il a été dit du bien ou presque, il y a quelque temps de cela, sur ce même blog, à propos d’un film traitant d’une campagne électorale aux USA, Les Marches du Pouvoir. Rendons à César ce qui a été recompensé aux Césars (amen!), un petit mot sur le film de Pierre Schoeller : L’Exercice de l’Etat. Ne vous attendez pas à un brulot, vous seriez déçus. Le film n’ayant finalement l’ambition que de suivre, voire de comprendre un homme politique sur le terrain, c’est à dire en campagne électorale permanente, à la recherche d’un nouveau poste ou d’un moyen de consolider l’actuel. L’exercice du pouvoir n’est possible qu’à cette condition semble nous dire P.S. (drôles d’initiales)

Le film n’est pas non plus vide de sens, ne me faites pas dire ce que j’e n’ai pas écrit. Les questions d’étiques, d’idéaux ou encore de projet politique sont présentes ou plutôt leurs absences sont soulignées. Trop s’accrocher à ses questions étant le meilleur moyen de fusiller sa carrière. Les conseillers en communications (ces femmes et hommes de l’ombre, broouuuuu) et les médias jouant le rôle déterminant qu’on leur connait.

La raison de voir le film, car il y a toujours une raison de voir un film, ne serait-ce que pour le détester (tiens Intouchable dans ta gueule), c’est Olivier Gourmet. Il cartonne. Je n’ai pas vu un nombre suffisant de films français sur la dernière année pour être objectif, mais sa prestation (bien servi par son rôle) est surement ce que j’ai pu voir de plus probant. Bon, manque de peau il est belge. On le préférera quand même 100 fois à Michel Blanc que « la profession » a récemment récompensé.

Techniquement c’est pas forcément ça, la réalisation est un peu plate et le coup de telex ou des sms est typique de la fausse bonne idée. Trop à la recherche de la punchline un brin cynique qui fera dire aux spectateurs les moins malins, « mais oui c’est vrai ils ont raison », ou de l’action un brin trop signifiante – première scène vraiment un peu con, comme toute métaphore ratée d’ailleurs - L’Exercice de l’Etat pêche par son manque d’ambition qui se caractérise par cette drague continue du public le plus large.

Bon, ça reste tout à fait regardable.

presquevraivaleur3 dans FILMS

 




Les Géants

12032012

Dans les Ardennes belges, 3 gamins, à l’abandon, reprennent leur destin en main le temps d’un été.

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Ces gamins sont partis dans un trip à l’américaine, le groupe de gamin confronté au monde extérieur, celui des méchants adultes. Délaissés par leurs parents,ils doivent trouver le moyen de bouffer, de dormir et de se protéger de toute attaque extérieur. Essayer d’y arriver fait un peu d’eux des géants. Mais contrairement à ce que l’on a l’habitude de voir, au lieu de boire du coca et de combattre des pirates et bien ils se pissent dessus, fument des pétards, et parlent comme des gamins de leur age, à base d’enculer, de pute et de connard. Il est certain que pour arriver à cette réalité là, il faut se préparer à faire siffler un petit paquet de chastes oreilles.

Dans un article curieusement disparu depuis, on disait tout le bien qu’on pensait du premier film de Bouli Lanners, Ultranova. On aurait envie de dire, bis repetita. Les Géants est de la même veine, le film est tellement plein d’humanité, de la positive pas de la dégoulinante, qu’il ne peux que toucher. L’homme est au coeur de sa filmographie, ça se sent, ça transpire sur chaque plan. C’est sincère, humain et finalement assez neuf.

La force de ce cinéma c’est que bien que basé sur une succession de détails et sur de  »l’insignifiant »(qui traduisent cet attachement au réel de Lanners) , il en dit au final beaucoup plus que ces congénères bavards et prétentieux financés par nos amis du CNC. Filmer des gamins au cinéma ce n’est jamais évident, non pas qu’ils soient difficiles à diriger (ça reste de l’acting et non de la physique nucléaire) mais trouver le ton juste n’est jamais vraiment aisé. Et quand je dis ton juste, ce n’est pas d’en faire ce que la masse à envie de les voir faire (un mélange, sorte de  dégueulis de fond de caniveaux de l’Elève Ducobu et des Choristes. ) mais de créer des personnages crédibles et sensibles (les regards que se portant les 2 frères en disent tellement long). L’aseptisation de la société, ça commence souvent au cinéma et de préférence dès le plus jeune âge. Lanners évite brillamment l’écueil. Ouf.

Autre point sympathique à souligner, on évite de retomber sur la même ribambelle d’acteurs connus qui n’ont souvent de différents entre chaque rôle que l’épaisseur de leur moustache. Bref, c’est du sang neuf, et c’est tant mieux, ils n’ont pas encore une filmographie coupable à traîner derrière eux. Car quoiqu’on en dise, ça favorise vachement le processus d’adhésion.

Les Géants, c’est le road movie humain des Ardennes à voir de toute urgence. Ça peut paraître antinomique, mais en voila un bon film belge.

vraivaleur5 dans FILMS




Blue Steel

24122011

Megan Turner, jeune policier, se voit suspendue de ses fonctions pour excès d’emotivité. En effet, confrontée à un hold-up à main armée lors de sa première ronde de nuit, elle abat l’agresseur sans remarquer qu’une main anonyme a subtilisé, quelques minutes après le drame, l’arme du malfaiteur.

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Si une élection du film américain le représentatif des années 80 devait avoir lieu, je suis prêt à parier que ce Blue Steel, ne serait pas loin du podium, ou tout du moins mériterait d’y être. Réalisé par Kathryn Bigelow (Stange Days, Point Break, Near Dark – vous remarquerez le sens du  titre à chaque fois !) on est de fait dans la catégorie des films : sympas, presque bons, assez générationnels, mais jamais de la première division. Il manque toujours le petit truc en plus qui fait qu’on n’est pas dans du Die Hard, du Robocop ou du Predator. Malgré tout, ils ont eu des parcours respectables, ils ont rencontré un public, eu des succès d’estime, preuve s’il en est d’une certaine mode. KB est la reine du film d’action … bis. Blue Steel en est le meilleur exemple.

On passera sur les filtres bleus ou sur la musique au synthé, pour s’arrêter ce point qui fait que ce film est si représentatif de la réalisatrice et d’une époque, l’action prime sur le scénario. Car dans Blue Steel pas de chichis, les actions se succèdent sans que l’on sache véritablement pourquoi, aucune autre volonté que celle d’une réalisatrice sacrifiant tout au spectaculaire. Cela rend donc vous vous en doutez l’ensemble super linéaire, et on serait presque encourager à ne pas suivre et à juste se laisser porter par un scénar qui fait comprendre qu’il sera aux abonnés absents pour faire la part belle à une image, aujourd’hui passée de mode.

Les modes vont et viennent, rendant l’ensemble finalement assez kitch avec par moment des airs de sous Terminator (cf la fin).  Elle ne réalisera qu’un film lors de son mariage avec James Cameron, celui-ci.

Bref, c’est pas terrible, à moins de vouloir rigoler une tranche.

valeurdevenir dans FILMS







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