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The Murderer

6092011

Parti en Corée du Sud à la recherche de sa femme disparue, mais également en charge d’un meurtre pour le compte d’un mafieux local, Gu-Nam se voit coincé de toute part. Du tueur chasseur, il passe au rôle de chassé qui ne veut pas être tué. Bref, ça s’annonce moyennement cool pour lui.

The murderer

The Chaser, son premier, film avait fait sensation, et il y avait de quoi. C’est donc avec un intérêt tout particulier que le second film de Hong-Jin Na était attendu. Petit avertissement, attention à ne pas le confondre avec son homonyme Hong-Kongais, film assez mauvais, nul même, qui en 2 heures de durée réussirait à vous faire détester le cinéma asiatique et à remettre vos choix en question. Ce n’est qu’un avertissement mais pour avoir perdu 2 heures dans cette périlleuse aventure, je tenais à le préciser.

D’une facture par moment assez proche d’un I Saw The Devil (surtout Myun, le boss Joseon-Jok indestructible) il reste malgré tout impossible de ne pas faire la parenté, la filiation avec The Chaser. Car il s’agit là presque d’une suite inavouée. Les titres (ok c’est probablement le fait des distributeurs), les affiches, les milieux rencontrés, les armes blanches (ou plutôt rouges), il y a trop de similarité pour ne pas, dans un premier temps du moins, y prêter attention. Chaque film ayant même une course poursuite en colonne vertébrale. Là où The Murderer évolue, et peut-être déconcertera, c’est qu’il prend le parti (dans la deuxième moitié du film) de la surenchère, voire de l’outrance au détriment de la vraisemblance. Comme pour mieux perdre un spectateur qui aura de plus du mal à savoir qui  »supporter ». Car dans le genre tous pourris, ce film s’impose. Des flics incompétents (et scénaristiquement sous exploités), à la mafia coréenne lâche et embourgeoisée, en passant par le clan, la brutale meute de Joseon-Jok, mais aussi ce  »héros », Gu-Nam, à la moralité douteuse ( »tu vas tuer un type ? »,  »ok »), tout le monde en prend pour son grade. Les dernières minutes laissant même sous-entendre qu’ils ne sont pas les seuls coupables. Choisissez votre camp mais sachez que cela sera un choix par défaut.

Et pourtant ces outrances trouvent leur justification dans cette description romancée. On a ici affaire à du réel métaphoré qui permet de s’éloigner du sacro-saint polar et de se rapprocher du film d’action jouissif, métaphorique et suggestif.

Une description exagérée qui tranche avec la première partie, plus réaliste, qui contextualise les conditions dans lesquelles vivent ces Joseon-Jok (des sino-coréens qui pourraient rappeler la position des gypsys en Europe). On pourrait revenir sur ce sujet du film, sur l’immigration, le commerce qui en découle, les conditions d’accueil, le racisme ambiant… mais je crois que le fait de scinder le film en deux, fait qu’on n’a plus besoin de s’y appesantir. Les outrances de la deuxième partie homologuent finalement cette misère sociale. Le film n’est pas politique, ou d’une morale bien pensante, non, il se contente de décrire et c’est au moins aussi fort. Seule peut-être la comparaison de Myun et de son clan à des animaux (loups ? chiens enragés ?) peut prêter à discussion.

Bref, un film devant lequel on ne s’ennuit pas, d’une très bonne facture technique et scénaristique. De bonnes trouvailles naratives comme ces flashback et flashforward qui ne se contentent plus de traiter du  »vrai » mais englobent tous les champs du possible. Procédé laissant planer encore un peu plus le doute. Et une fin tout ce qu’il y a de plus parfait et noir. C’est quand son prochain film ?

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PS

L’affiche de The Chaser :

The chaser




Dog Bite Dog

27052010

Synopsis Allociné : Pang, un sauvage tueur cambodgien, est expédié à Hong Kong pour assassiner la femme d’un juge. Il tue froidement celle-ci, mais il est rapidement rejoint par une équipe de policiers. L’un d’eux est un vétéran cherchant à discipliner son jeune collègue, fils d’un héros défunt des forces de l’ordre. Pang assassine froidement l’ancien et s’enfuit, provoquant un désir de vengeance du jeune officier qui utilisera les méthodes les plus violentes pour l’assouvir. Ne parlant pas cantonnais, il s’oriente instinctivement vers une décharge, ayant grandi dans un tel décor. Là, il rencontre une jeune fille qu’il sauve des attaques incestueuses de son père. La machine à tuer va alors découvrir sa part d’humanité, tandis que son poursuivant va s’enfoncer dans la sauvagerie.

Dog Bite Dog

Une fois n’est pas coutume, parlons d’un film asiatique (qui y a-t-il de moins précis que ce terme tant les cinémas proposés sont divers et variés, bref passons) qui est tout sauf un chef d’oeuvre, Dog Bite Dog. Un Danny The Dog en plus violent apparemment, encore faut-il avoir vu ce Danny The Dog.

Violent et nerveux DBD l’est. L’image est pas mal, les cadrages sont intéressants. Assez m’as tu vu, mais  bon s’en doutait malgré tout. Jusque là à l’Est rien de nouveau. Là où ça coince, comme trop souvent lorsqu’on en met plein la vue, c’est l’histoire et son traitement. La narration est-elle totalement ratée ou le réalisateur ne s’en soucie pas ? Telle est sûrement la véritable question à se poser. Car difficile de ne pas se retrouver perdu, difficile de se dire « c’est pas un peu too much ça? », difficile de ne pas se poser des questions sur la cohérence de l’ensemble. Le film est bien fait certes, mais avant de croire à cette histoire d’amour improbable ou à cette relation contrariée père / fils, il eu fallu creuser un peu plus les personnages. Pas facile de mener action et émotion, cela nécessite de s’arrêter, d’expliquer, de prendre son temps. Étant donné que tout ce listing n’est pas fait, on reste quelque peu étranger à l’ensemble.

Quand on se tamponne de l’histoire car elle est cousue de fil blanc (ou parce qu’on ne la comprend pas) il faut pouvoir assurer derrière. Reste ici un film uniquement visuel, essayer de voir un peu plus loin que cela ne ferait que le desservir un peu plus. Le synopsis du film est bon, le traitement beaucoup moins. Ça commence pas trop mal, puis ça devient ennuyeux avant de terminer pathétique. Dog Bite Dog, et Paf le chien !

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Accident

8042010

Une équipe de tueurs (Le Cerveau, la Femme, le Gros, l’Oncle) est payée pour maquiller des assassinats en accidents. Leur manège est bien rôdé, les billets s’accumulent, jusqu’au jour où ce sont eux les victimes d’un accident. Hasard ou coïncidence ?

Accident

Comme pas mal de productions made in HK ces derniers temps (ici Jonnhie To en est le producteur) l’inventivité du scénario est la pierre angulaire de l’édifice. On connaissait Infernal Affairs (remaké par Scorsese), Breaking News ou Mad Detective (les 2 de Johnnie To), il y a désormais Accident, où comment une banale intrigue de film renvoie à une réflexion sur le cinéma. Je ne sais pas si comme tout film asiatique ayant un tant soi peu de succès il aura droit à son remake américain, mais il est fort à parier que si remake il y a, il ne devrait pas être très loin des Destination « je pose mon cerveau » Finale. Ce qui serait une grosse erreur de lecture tant la psychologie des (du ?) personnages constitue ici le véritable intérêt.

Pourquoi dire que ce film renvoie à une quelconque réflexion ? Tout simplement parce que les accidents au cinéma ils n’existent pas ou presque plus. Ils ne sont jamais anodins, dans une mode de la justification absolue, tout se doit d’être cadré, normé, chaque effet a sa cause et chaque cause est connue, justifiée et expliquée. Et à y réfléchir de plus près, jamais le cinéma n’avait été aussi loin de la réalité, contrairement à ce qu’il laisse entendre.

Alors oui, forcément, l’histoire de cette équipe qui joue à créer des accidents pour finalement douter de la véracité de ceux qui leur arrivent, forcément un thème comme celui-ci, on ne le regarde pas du même oeil. En proposant la scène la plus élaborée et volontairement (?) capilotractée tout au début (là où à contrario elle clôturerait des films comme Destination Final) on dépasse le simple film d’action. On dépasse le simple film hollywoodien. On regretterait presque que le film ne soit pas plus long, qu’il n’ait pas la possibilité d’approfondir un peu plus. Mais bon ne boudons pas notre plaisir.

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Vinyan

16072009

Devant l’incapacité de Jeanne, sa femme, à faire le deuil de leur fils disparu lors du tsunami de 2005, Paul et elle décident de partir en Birmanie à sa recherche. Recherche forcément désespérée.

Vinyan

Sur un sujet finalement assez proche de celui du dernier Lars Von Trier (le deuil après la perte d’un enfant), Fabrice Du Welz, le réalisateur, compose lui aussi un film essentiellement picturale, une succession de longues séquences qui s’enchevêtrent tant bien que mal, travaillées mais pas toujours cohérentes. Là où le film du Danois optait pour une beauté plastique à la simplicité terriblement efficace, le belge use d’une image par moment brouillonne, qui si elle gagne en « atmosphère », perd en lisibilité. Il délaisse le crédible pour faire place au fantasmagorique. C’est un parti pris à accepter sous peine de détester le film quand bien même certaines scènes frôlent (ne font elles pas un peu plus ?) le ridicule.

Il est toujours facile de critiquer un film en en faisant une suite d’analogies cinématographiques. Analyser un film en le comparant à un autre c’est par bien des égards s’éviter quelques lignes. C’est pourtant deux films qui viennent en tête lorsqu’on voit Vinyan. Si le début du film rappelle Gaspar Noé et à la scène de la boite de nuit de Irréversible, la seconde partie fait instinctivement référence à Apocalypse Now. Si la première n’est probablement pas volontaire les ressemblances avec Apocalypse Now sont trop évidentes pour être fortuites. Car le thème est le même, une plongée tumultueuses et de plus en plus sombre dans l’âme humaine. La jungle et la moiteur du sud-est asiatique jouant un rôle à part entière.

Là où le bat blesse c’est avec l’interprétation de Béart (expressive comme un poisson Lune), la version française (le film est tourné en anglais) elle aussi assez mauvaise, et ces 1/2 plans qui font basculer par moment le film dans un grand n’importe quoi. Au final de bonnes intentions et certaines qualités, qui à l’image du premier film du réalisateur (Calvaire) laissent entrevoir de futurs films prometteurs.

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Sukiyaki Western Django

4042009

L’affrontement de 2 clans (les Genjis et les Heike) pour une poignée de dollars, le tout arbitré par un pistoléro mystérieux.

SUKIYAKI WESTERN DJANGO

Attention ceci est un Takashi Miike, vous devez donc vous préparer à accepter l’impossible sous peine de ne pas dépasser les 3 premières minutes. Un western comme celui-ci, on n’en voit pas tous les jours.

Dès la scène d’introduction le ton est donné, décors en carton-pâte, dialogues et mise en scène théâtrale au possible, et Tarantino qui y incarne un personnage (Ringo). La présence de ce dernier n’est d’ailleurs pas incongrue, nous connaissions l’influence du cinéma Asiatique en général, et Japonais en particulier, sur le cinéma Américain (Tarantino s’inspirant entre autre de la série Baby-Cart pour son Kill Bill), Miike nous livre sa version revisitée des Leone et autres Corbucci.

La frontière entre le génial et le ridicule est si mince, qu’on y verra soit un OFNI décapant soit une oeuvre opaque. Personnellement, l’originalité (c’est le moins que l’on puisse dire) du projet l’emporte sur toute autre considération. A la manière des westerns-spaghettis tout est ici exagéré (cadrages, couleurs saturées, vraisemblance…), jusqu’à l’absurde, voire au burlesque, tant que l’on prend le film pour ce qu’il est, une oeuvre d’entertainment jusqu’au-boutiste.

Un film fou, indescriptible, à la hauteur de son réalisateur, l’homme le plus barré du cinéma mondial, où tout n’est pas parfait très loin de là. Un exercice de style qui ravira néanmoins les curieux. Peut-être pas le meilleur Miike, mais le moindre de ses films vaut tellement plus que la plupart de ce que nous voyons actuellement.

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Filmo Western asiatique :

- Le bon, la brute et le cinglé, de Kim Jee-Woon en 2008

Filmo Western parodique sous amphétamines :

- Mort ou Vif, de Sam Raimi en 1995




Ces « 1er film » qui annonçaient déjà un grand nom

19032009

N’avez vous jamais été frappé devant le talent précoce de certains réalisateurs? Si Stanley Kubrick (du moins c’est la légende qui raconte ça) a été obligé de racheter toutes les copies de ses premiers films, tant il en avait honte, la liste de réalisateurs suivants est tout autre. Ici c’est la carton plein dès le premier essai. A tel point que le film serait réalisé par quelqu’un de plus expérimenté que cela ne choquerait personne. Le point commun de tous ces films, c’est l’étincelle de magie apportée par leur créateur, pour transformer un film tout ce qu’il y a de plus basique en un « bon » film, et pour un premier essai c’est déjà pas si mal.

 

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Steven Spielberg – 1971  – Duel

Ce qui ne devait être qu’un vulgaire film TV au scénario filiforme, se transforme en 90 min de suspens. Spielberg réussit le tour de force de rendre humain ce camion et d’en effrayer le spectateur et donc de le mettre du côté du protagoniste principal. La course poursuite est géniale et témoigne avec un peu d’avance du talent de son auteur. Une prologue aux Dents de la Mer.

Ses succès qui ont suivi : Les Dents de la Mer, L’Empire du Soleil

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Darren Aronofsky – 1998 – Pi

La vie est elle une séquence mathématique? Peut-on faire un film de ce postulat? Vous , non, Darren Aronofsky, oui. Pas une seconde d’ennui, une réalisation nerveuse et inventive (très inspirée par le cinéma de Tsukamoto). Un film qui a le fond et la forme. 60 000 $, 3 bouts de ficelle et un réalisateur de génie ont suffi.

Ses succès qui ont suivi : Requiem for a Dream, The Wrestler

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Bong Joon-Ho – 2000 -Barking Dogs Never Bites

Toujours la même histoire, un scénario improbable, et un réalisateur qui se révèle. Un sens presque inné du mouvement et de la couleur, des personnages attachants et vivant. de l’humour. Il ne manquait plus qu’une histoire plus accrocheuse (ce qu’il aura avec le chef d’oeuvre qu’est Memories of Murder), pour qu’en plus d’un bon film, il en face également une oeuvre majeure. Le, pardon, « un » des réalisateurs asiatiques qui compte actuellement.

Ses succès qui ont suivi : Memories of Murder, The Host

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James Gray – 1994 – Little Odessa

Attention cet auteur se fait rare (4 films en 15 ans), autant vous dire de profiter du bonheur que vous aurez à regarder l’un de ses films. Avec Little Odessa, James Gray marque un grand coup dans l’univers du pola américain, un grand coup car s’il ne révolutionne rien, son film est pourtant indispensable. Sa principale qualité résidant dans son choix d’acteurs, et la façon dont il a de les diriger pour mieux les sublimer. D’autres films James et vite !

Ses succès qui ont suivi : La nuit nous appartient, Two Lovers

Violent Cop

Takeshi Kitano – 1989 – Violent Cop

L’année 1989 restera marquante pour 2 raisons, la chute du mur de Berlin et la naissance au monde (il est à l’époque déjà connu comme animateur a succès au Japon) de Takeshi Kitano. Son

Ses succès qui ont suivi : Hana-Bi, Zatoichi

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Alejandro Amenabar – 1996 – Tesis

En pleine vague cinéma hispanique, Alejandro débarque sur nos écrans avec un thriller horrifique non dénué de sens. Interdit au moins de 16 ans, il est sans concession et témoigne du talent précoce de son réalisateur (24 ans !). Le muchacho a le sens de la narration et du suspens, ses films seront à la fois, des succès critiques et public.

Ses succès qui ont suivi : Ouvre les Yeux, Les Autres.

Sang pour sang 

Joen Coen – 1984 – Sang pour Sang

Après s’être fait la main sur Evil Dead avec Sam Raimi, les frangins signent un polar nerveux et parfaitement ciselé. Le film laisse imaginer le talent dont ils disposent et qu’ils ne tarderont pas à canaliser pour en sortir des petites merveilles comme Fargo. Des scénarios intelligents, des images magnifiques, une direction d’acteur irréprochable. Just wait and see.

Les succès qui ont suivi : Arizona Junior, Frago, The Big Lebowski







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