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Two days in NY

17042012

Marion a changé de mec, elle vit à NY et a un enfant. Sa famille lui rend visite. Bonjour l’ambiance !

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Suite, sans l’être vraiment, du 2 days in Paris dont je disais le plus grand bien ici.

De prime abord, ce film est moins marrant. Le perso de Mingus (Chris Rock) dispose d’un potentiel bien moins comique que celui de son alter ego de la version parisienne. Tous les personnages de manière générale perdent un peu d’intérêt, Alex Nahon décrochant le pompon du rôle inutile et limite relou du film.

On est en présence d’un film peut-être moins réussi, d’apparence légère et pourtant tout est dit. Ce film parle de la vie de Julie Delpy, une vie, comme toute les vies,dont le rythme est donné par les décès et les naissances. Entre les 2 ? Essayer d’apporter un peu de bonheur ou alors tenter de l’apprivoiser. Bregovic parlerait de mariages et d’enterrements. Bref tout le monde peut s’y retrouver, il y a un côté universel.

Julie Delpy joue en français mais on l’imagine parfaitement écrire en anglais. Elle ne s’interdit rien, on parle crûment, on se moque du zgeg de son fils, on fait des blagues racistes et ce n’est jamais vraiment vulgaire, non, c’est vivant, simpe hasard ou talent véritable ? Vous me permettrez d’avoir ma petite idée la dessus. Pour que le film marche il fallait que cette famille existe, ça, JD l’a bien compris. C’est donc libre, sincère et puis les transitions sont bonnes, et c’est quand même un peu à ça que le film tient et qu’il séduit malgré tout. La transition de Paris à NY est habile, elle explicite suffisamment les tenants et les aboutissants du film, JD nous épargne la visite de NY, ou plutôt elle sait l’abréger et lui rendre la place qu’elle mérite et puis et surtout, le film tourne toujours autour, JD exorcise à sa façon le décés de sa mère présente de façon indirecte tout au long du film.

2 days in NY un film mineur qu’il faut voir.

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L’irlandais.

24122011

Boyle est un flic irlandais, flegmatique et solitaire, amateur de Guinness, de poésie et de prostituées à ses heures perdues. En poste dans un petit village de la côte irlandaise où il ne se passe jamais rien, il passe ses journées à faire respecter la loi… au pub local.

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Je ne sais pas si ça vous arrive à vous, simples mortels lecteurs, mais parfois en écoutant une musique de film, on se surprend à en comprendre le film. L’interprétation qu’on en a ne se limite pas à quelques mots sur un blog pour visiteurs vénézueliens, mais il s’agit d’un ressenti pur jus. La bonne harmonie entre les musique et images. La classe quoi. Pour moi, la dernière fois c’était avec Brazil et son génial générique final. Donc voila un peu ce qui m’est tombé sur le coin de la gueule, à une moindre mesure, cette semaine en regardant l’Anglais.

Pas forcément attiré à la base, croyant qu’il était réalisé par le gars de Bon Baiser de Bruges (c’est en fait le fréro), il faut croire que l’air du pays réussit mieux à la famille, car le film est bigrement captivant et autrement plus drôle que son collègue tourné en Belgique (ceci explique peut-être cela…).

La réussite du film repose à la fois sur ce Gérard Depardieu irlandais de Brendon Geeson et sur la maitrise et ce jeu finement proposés par le réalisateur, John Michael Mc Donaugh. Comme le dit Don Cheaddle (excellent lui aussi), « on a du mal à savoir si [le sergent Boyle] est extrêmement intelligent ou complètement con ». Cette ambigüité, n’a de cesse de nous poursuivre tout au long du film. A l’heure des personnages unidimentionnelement écrits, le sergent Boyle constitue une petite bulle d’air.

C’est donc là que je voulais en venir avec cette chanson finale, sirupeuse, mais avec un zest de provoc et juste ce qu’il faut de second degré (dans son utilisation dans le film tout du moins) pour coller donc, c’est le mot du film, avec l’ambiguité de l’ensemble.

A la manière du personnage du sergent Boyle, tout ne tient parfois pas à grand-chose, prêt à basculer d’un côté ou de l’autre, pour notre plus grand plaisir sadique (qui est peut-être celui d’avoir compris).

L’Irlandais, c’est drôle et c’est bien.

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Paul

12062011

Depuis 60 ans, Paul, un extraterrestre, vit sur terre et collabore avec le gouvernement américain. Mais un jour ce dernier décide de se débarrasser de lui.

Paul

Greg Mottola, pour ceux qui ne le connaissent pas (et qui vont donc avoir la chance, le bonheur, de le découvrir), est le réalisateur qui nous a servi sur un plateau deux films régressifs, jouissifs et intelligents que sont superbad et adventureland. Il revient cette fois ci avec Paul, un film qui nous raconte la fuite d’un alien dans un camping car, accompagné de deux geeks anglais, aliens eux-mêmes en terre américaine.

Au départ on a peur car le coup d’un personnage en image de synthèse qui parle réveille un vieux traumatisme encore insurmontable : Jar jar binks dans star wars. Heureusement, OUF, derrière l’alien il y a la voix de Seth Rogen dont le rythme comique est un modèle de perfection. Le personnage finit par devenir un vrai pote, un personnage à part entière dont le cynisme sert uniquement l’humour et ne retire rien à son humanité.

Le film est un pur moment de plaisir, à la croisée d’un road movie et d’un film comme after hours, où un héros innocent lève tout un tas de méchants sur sa route, qu’il sera appelé à recroiser tout le long de l’aventure. On découvre avec plaisir toujours la façon dont Greg Mottola a réarrangé sa pleiade d’acteurs comiques géniaux qu’il a l’habitude d’utiliser. A noter d’ailleurs la présence d’une actrice qui se fait rare sur les écrans, mais qui est ultra connue aux états unis pour ces nombreux passages cultes au saturday night live : Kristen Wiig, une des femmes les plus drôles de la planète.

A voir évidemment !!!

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Minuit à Paris

13052011

Lui, c’est un romatique. Il rève de quitter les studios hollywoodiens pour s’installer à Paris, démarrer une carrière d’écrivain, et déambuler dans les rues de celle-la.
Elle, c’est une américaine. Matérialiste, exaspérante et finalement plus intéressée par son meilleur ami que par son futur mari.
Devant les soucis du quotidien, il trouve alors refuge dans le Paris des années 20.

Minuit à Paris

Reconnaissons ce mérite à Woody Allen, avoir su décrire Paris pour ce qu’elle est, une ville musée dont l’avenir est derrière elle. Entendre parler d’une histoire d’amour contemporaine à Paris et filmée par Woody A., c’est le meilleur prétexte pour crier AU SECOURS. Mais en homme averti qu’il est, il a du s’en rendre compte tout de suite, l’histoire ne pouvait avoir lieu que dans le passé. D’où le subterfuge douteux des visites temporelles. Dont soit dit en passant, il ne manquait plus que la machine à remonter dans le temps pour finir de sombrer dans le ridicule. J’ai entendu quelque part que ça ressemblait à du Visiteurs 2 ou 3, et il faut avouer que ce triste constat n’est pas loin d’être vrai.

Le film, lui, est sans surprises. Une histoire de couple comme Woody en a filmé tellement et tellement mieux avant (je pense à Maris et Femmes, ou aux films avec Diane Keaton). Mais bon ça c’est la rançon de la gloire. Il filme donc un couple bancal, auquel on ne croit pas une seconde. Depuis qu’il a pris officieusement sa retraite d’acteur, on ne peut pas dire qu’Owen Wilson ait été son meilleur Alter Ego. Il est très correct, mais n’est pas Woody qui veut.

Pour le reste, c’est une désagréable impression de succession de sketchs, où chaque acteur est venu jouer une célébrité parisienne des années 20. On imagine sans mal qu’ils sont plus présents pour la carte de visite qu’autre chose. Alors dans le défilé inintérompu (mais qui fait rire la salle) on a droit à Hemingway, Picasso, Dali, Lautrec … Le musé Grévin comme si vous y étiez. Le tout atteint son apogée avec la première dame de France avec ce rôle de guide dépourvu de la moindre expression. C’est mou et vide.

C’est certainement le plus mauvais film de Woody Allen vu depuis très longtemps. Si on avait un peu de cynisme, on dirait qu’il n’est pas dupe et que cette petite fable sur le syndrome de l’age d’or, lui est directement destiné. Comme une parade à tout : Woody Allen c’était mieux avant. Malheureusement ce n’est pas le cas, et là ce n’est pas Woody qui n’est pas dupe, mais le spectateur.

Un film qui ressemble à une carte postale, et qui vous dit que les cartes postales n’ont que peu de valeurs, qu’il faut s’attacher au présent, blablabla. Moi je traduis ça comme un N’ALLEZ PAS VOIR CE FILM et re-regardez sa récente trilogie Anglaise.

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Thor

5052011

Au royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre, par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains.

Thor

Aujourd’hui, faisons court.

Thor est un film de super héros comme chacun le sait, tiré de la mythologie Nordique dans laquelle il y a des Dieux et des Géants. Ceux là sont ennemis. Autour d’eux gravitent pas mal de mondes dont celui des humains. Le chef des dieux est Odin et il a deux fils : Thor et Kali. Thor a un marteau vraiment cool qui « bâtit aussi bien qu’il détruit » et cela sans tablette tactile.

Revenons maintenant à une mythologie moderne. Les dieux à la tête des studios ont décidé qu’ils allaient faire toute une série de licences de super héros histoire de vendre derrière une licence qui les regoupe tous et qui devrait rapporter un paquet de pognon d’une dimension mythique. Il y a donc dans l’ordre d’apparence Iron Man, Hulk (car on parle du deux où apparaît à la fin Iron Man), Thor, et Captain America qui arrive bientôt. Regroupé ils sont les Avengers, quatuor super-héroïque célèbre issu des comics américains.

Venons en au film lui même. Kenneth Branagh est un acteur anglais fou de théatre et de shakespeare, et voilà ce que ça donne un acteur anglais fou de théâtre et de shakespeare qui réalise un long métrage au 21ème siècle :

Première chose le film se décompose en deux parties : Chez les dieux et chez les Terriens. Le film alterne avec une redondance impensable ces deux épisodes – qui sont littéralement deux films différents – et ce sans aucune transition. En effet au théâtre la transition n’existe pas, on change simplement de décor. C’est malheureusement ce qu’il se passe ici. C’est dommage, on est quand même au cinéma et on aime bien la transition.

Donc scène chez les dieux. Bienvenue dans Richard Trois. Odin est la métaphore d’un roi bien sûr, et Thor et Kali ses candidats à sa succession – tragédie quand tu nous tiens. La psychologie des personnages, comme dans les pièces classiques, se limitent à une caractéristique principale et à un costume. Donc vous avez le vieux roi sage vétu d’or, le traître au visage très blanc qui porte des habits sombres, le méchant qui est un monstre à la peau grêlée, et puis vous avez Thor qui est blond et qui porte une armure. Il y a des longues scènes de dialogues tragiques et ampoulées mises en scène comme au théâtre, c’est à dire sans penser une seule seconde au sens des images, qui dans cet art sont absentes. Elles sont jouées comme on devait jouer au seizième siècle et se passent toutes dans des décors caricaturaux et limités dans l’espace, derrière lesquels il ne se passe rien. Le seul apport cinématographique de Kenneth Branagh à la pièce de shakespeare : le tout est riche en effets spéciaux ratés.

Sans transition aucune donc.

Scène chez les terriens. Bienvenue dans « beaucoup de bruit pour rien », starring Kenneth Branagh rappelons le. Donc on reprend les mêmes défauts et on recommence mais cette fois ci version pièce légère de shakespeare : on n’est plus dans la tragédie mais dans la comédie romantique. Décor unique là, on ne s’embête plus : une ville de province qui n’est composée que d’une rue au milieu du désert. Evidemment on est dans un blockbuster, et évidemment il est plus facile de faire péter un camion citerne contre un immeuble de 30 étages dans une grande ville, mais ça, c’est pas dans les pièces légères de shakespeare. Dans ce décor unique se joue le drame léger d’un amour qui a du mal à éclore, starring Natalie Portman dans le rôle de l’ingénue anachronique (ou de l’actrice qui vient toucher son chèque), affublée de son éternelle amie cynique à la Emma Thomson qui flingue le film avec des blagues qui nous rappellent à chaque instant que les Dieux n’ont pas leur place dans ce genre de pièce. Exit donc la tension dramatique mère : le bannissement de Thor de son Olympe, et notre cher héros n’est même plus le personnage principal dans cette partie de l’histoire (AÏE). Comme dans le shakespeare léger, tout se base alors sur deux choses : l’humour et les sentiments amoureux. Thor est donc ramené au second rang d’étranger débile, avec un running gag proche des visiteurs (Amenez moi les poulardes etc), si touchant à se croire divin dans un monde un ras du sol que Natalie, cette incroyable scientifique anti charismatique, glousse et papillonne.

Ensuite vous avez à nouveau une scène chez les dieux, etc. Tout le reste : le fbi, les combats de ouf que l’on est en droit d’attendre d’un blockbuster, l’aspect scientifique, la REALISATION, LE CINEMA, tout cela est absolument nulle, pour ne pas dire absent, totalement incompris par un réalisateur qui s’est trompé de siècle, et surtout trompé d’art.

NULLISSIME pour une licence de super héros. Pour un film qui combine deux pièces de théâtre radicalement différentes, c’est moyen, mais on ne parle plus de cinéma alors.

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127 hours

24012011

Un homme reste coincé 127 heures au fond d’un canyon. Je m’appelle Danny Boyle et j’en fais un film.

127 heures

Spoilers.

Auteur d’un épouvantable Slumdog, Danny Boyle nous revient avec son nouveau film, 127 heures. Que les gogos se réjouissent c’est basé sur une histoire vraie. 127 heures, ou comment donner l’issu du film dans le titre, bref de toute façon l’histoire dont le film s’inspire est connue, et de suspens il n’y en a pas. Proposition pour un nouveau titre : 127 heures avant de me couper le bras.

Parfois, je sais pas si ça vous arrive, mais on tombe sur un film inconnu et en le regardant on se dit qu’il pourrait bien être le fait de tel ou tel réalisateur. Et pour peu qu’on ait raison, on se trouve assez fier de soi. Dans le cas présent, je me suis posé cette question, aurais-je pu deviner que le criminel auteur de ce film était D. Boyle ? La réponse fut sans appel : NON. Non car la bouillie cinématographique qu’il nous donne est digne d’un clip MTV, c’est à dire réalisable par l’un des 5000  »clipeurs » qui travaillent pour elle. On a tout ce qui plaît, les mouvements clinquants mais inutiles, le générique débile du début, les splitscreen dont j’attends qu’on m’explique l’utilité (dans une telle histoire ils sont au contraire à proscrire). On comprend vite que D. Boyle est un ado attardé (qui connaît malgré tout bien son métier) et que les films qu’il fait sont à destination d’autres ados. LES ADOS PARLENT AUX ADOS. Quand on a 15 ans et qu’on regard Trainspotting, ça marche. Malheureusement en prenant de la bouteille, tout ça devient vite insupportable.

James Franco fait alors ce qu’il peut, mais ça reste chiant et mal filmé. La classe anglaise. Dès les premiers plans du film – et avec une virtuosité, une finesse, dignes des plus grands – on comprend qu’il devra se couper le bras. La question est donc la suivante 1h20 durant : MAIS TU TE LE COUPES QUAND TON PUTAIN DE BRAS ???? Les différents états par lesquels J. Franco passe, sont traités sans imagination ni finesse, seul le passage du présentateur TV est amusant et pas trop mal réussi. Mais Danny Boyle est un cinéaste de l’action et pas de la réflexion, au secours ! Pour finir, le film revient au réel en montrant Aron Ralston; le procédé est connu, archi connu, on est dans du Into The Wild en moins bon.

D.B. avait choisi une histoire minimaliste, mais avec sa classe légendaire, il en a fait un truc grossier. Mais rassurez-vous, ce film va plaire et fera sûrement un max de pognon. Dans un registre similaire, on préférera 100 fois Buried.

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