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The Fighter

15042011

L’histoire vraie (ils nous refont le coup !) d’un jeune boxeur en quête d’un second souffle et son demi-frère ancien toxicomane, qui, en dépit de quelques tensions, vont malgré tout tenter ensemble la chance de réussir ce qu’ils ont raté chacun de leur côté.

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Je sais pas si vous avez remarqué mais on entend souvent de David O. Russell que c’est le petit gars qui monte, la nouvelle génération. Après le ridicule sacre du Discours d’un Roi, on le mettait dans le même sac qu’Aronofsky (Black Swan) et Fincher (The Social Network). N’y voyez pas là une tentative de tordage de cou à de fausses rumeurs (tient ça ferait un bon titre de blog ça), mais Russell n’est ni jeune (53 ans), ni spécialement talentueux. J’adore Huckabees, Les rois du Désert ou encore Flirter avec les Embrouilles, constituent des moments de cinéma tout à fait regardables, mais ça s’arrête là. Il est temps de désacraliser.

Aussi quand The Fighter a commencé à pointer son nez, quand la machinerie des oscars s’est mise en route, c’est avec circonspection que j’ai suivi ce film. Car à en écouter certain, il était de la veine de Rocky, Raging Bull ou The Wrestler. Vous êtes des lecteurs attentifs, vous vous doutez bien qu’il n’en est rien, et que le soufflet retombe aussitôt le film vu. Le point commun c’est que Christian Bale nous sort une prestation  »à la » De Niro ou Mickey Rourke. On le sent plus habité par les personnages qu’il interprète que par ses choix de films. Extrait exclusif et traduit par mes soins d’une scène hollywoodienne :

Un producteur : Hey Christian, j’ai un film pour toi, c’est Michael Bay qui réalise.

Christian Bale : Namaste Jerry, donne moi 2s que je termine mes 500 pompes, ça fait 10 jours que j’ai pas mangé alors je suis un peu crevé.

Un producteur : arrête tout de suite de faire des pompes Chris ! Pour ce rôle il faut que tu sois plus maigre que dans The Machinist.

CB : cooool ! Mon orientation sexuelle ?

Le prod : tu seras un ex hétéro qui fait son coming out.

CB : Orientations politiques ? Drogues ? Scarifications ?

Prod : néo-nazi, camé à la méthamphétamine, sans scars particulières, à l’exception d’un oeil crevé.

CB : re-cool, c’est bon je suis convaincu, je signe.

Bon plaisanterie mise à part, le film est d’une banalité habituelle et les seconds rôles sont inexistants (la mère exceptée). Quid de la relation fraternelle ? RAS… Sinon le métrage prend le parti de ne pas montrer le combat de Ward contre Gatti (dont le round 9 est d’une extrême brutalité et avait tout à fait sa place dans l’histoire) Image de prévisualisation YouTube ;

ni même de montrer la fin de carrière de Ward; non il fallait donner des bons sentiments, une famille qui se ressoude, une équipe qui travaille ensemble. On fait un film basé sur une histoire  »vraie », pour nous la mettre profond en grugeant la vérité et les seuls moments intéressants. Drôle de parti pris. Les images de fins sont également désarmantes de banalité, si c’est ça la nouvelle génération, et bien on n’a pas hâte de connaitre ses petits copains. Il n’y a pas le talent visuel d’un Aronofsky, le coup de pinceau d’un Scorcese pour croquer une galerie de personnages, ni même le contexte d’un film comme Rocky. Non il n’y a rien. Filmer une boite de raviolis pendant 2 heures en variant les points de vu et vous aurez un prétendant aux oscars.

Entre le film d’auteur raté et le film grand public raté, il y a The Fighter, le film moyen par excellence.

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Animal Kingdom

3032011

Suite au décès par overdose de sa mère, Joshua va vivre chez sa grand mère. Mais plus qu’avec elle, il va devoir cohabiter avec ses oncles, criminels notoires de Melbourne. Quel sera sa place dans cette famille à la hiérarchie déjà bien établie ?

animal kingdom

On salue souvent les performances des acteurs lorsqu’ils prennent 30 kg ou quand ils jouent le bègue ou l’homo de service, mais cela a malheureusement trop tendance à occulter la profondeur de leur personnage et les interactions qu’ils ont avec leur entourage. A l’heure du cinéma en 3D, on a pourtant droit à des interprétations à une seule dimension. La caricature de la performance unique (Gainsbourg, Le Discours d’un Plouc…) et des relations manichéennes. T’es gentil, je t’aime (voire je te fais l’amour sauvagement), t’es méchant, je te tue. Loin de moi l’idée de critiquer les acteurs, ceux-ci ne souvent là que pour débiter le texte insipide qu’on leur a mis sous le nez. Alors naturellement, vous voyez où je veux en venir, Animal Kingdom est un film qui m’a épaté. C’est bien fait, c’est profond, c’est bien joué (acteurs et actrices excellents), super bien écrit, les persos ont enfin une épaisseur, et puis j’ai compris le titre. Ce qui est toujours agréable pour l’ego.

Tout le film est dans le titre. Cette famille de criminelle vit selon ses codes et sa hiérarchisation depuis de nombreuses années, mais l’arrivée d’un nouvel élément (le perturbateur à son insu) et la disparition d’un autre (le stabilisateur), viennent tout chambouler. Comment les cartes vont elles être redistribuer ? Qui tirera profit de la situation ? De quel côté Joshua va-t-il pencher ? Toutes ces questions deviennent passionnante à mesure que l’on découvrent cette hiérarchisation des personnages. Dans cette chaîne alimentaire du royaume animal on est à la fois la proie et le prédateur. Mais un maillon en moins et c’est le bordel. Chaque milieu a ses règles et son équilibre à trouver, le banditisme ne fait donc pas exception. La mère est en ce sens un personnage clef, en dépit des coups du sort elle a sa barque à faire tourner. Les évènements sont ce qu’ils sont, point d’apitoiement là où la nature ne fait que reprendre ses droits, elle ne le sait que trop bien et sa seule tentative sera inévitablement condamné à l’échec.

Côté réalisation, c’est noir, c’est pesant (les grincheux diront que c’est lent), l’image est belle et réussit la prouesse de sublimer (ou d’horrifier, c’est selon) une réalité, de la rendre cinématographique. Nous ne sommes pas dans ce cinéma faux cul de la réalité à tout prix. On reste dans de la fiction, et de la fiction bien faite et assumée (outre le côté artistique) aura toujours une longueur d’avance. Le cinéma est une usine à rêver, à penser, à ressentir, il semble que pour son premier film, David Michod l’ait bien compris. Si on devait comparer son travail à celui d’un réalisateur contemporain, je pencherais vers du Michael Mann. Du cinéma de qualité qui allie finement l’intrigue, la technique et le sens, bref la classe.

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Le Discours d’un Roi

17022011

Georges VI est victime de bégaiement, et malheureusement pour lui la seconde guerre éclate. Pas de bol il va devoir faire un discours devant la nation (d’où le très judicieux titre !), arrivera-t-il a vaincre ce vieux démon ?

Le Discours d'un Roi

C’est le film du moment. Tout le monde en parle, Paris Match adore et accessoirement il est parmi les favoris des Oscars. Il fallait bien à ce titre y jeter un oeil et lui consacrer un article, histoire de … vous prévenir.

Sans présager de quoique ce soit concernant l’attribution des statuettes, dont on se moque d’ailleurs éperdument, on peut dire à la vision de ce Discours d’un Roi, qu’il entre, qu’il est le prototype même du film à Oscars. Le film prêt à faire succomber la ménagère et à faire pleurer les détraqués des glandes lacrymales. Tous les ingrédients du film de gogos sont bel et bien là : Le pauvre gars qu’on va prendre en empathie car il souffre et qu’il est une victime innocente de ce trouble de la santé. Mais il y a aussi le coup de  »c’est une histoire vraie », celui de l’amitié à 2 shillings entre 2 êtres que tout oppose mais qui finiront quand même par devenir ami (mais pas avant la toute fin du film), l’absence de réalisation et d’audace. Bref un film qui ne mérite aucune réputation si ce n’est celle d’un film fait par des professionnels, mais pas par des artistes.

Les acteurs font le métier, mais leurs personnages sont ennuyeux au possible. Le dénouement est cousu de fil blanc… Un téléfilm de qualité voila ce à quoi nous avons droit. Mais rassurons nous, chaque année et dans le même veine nous avons droit à ses cousins germains, FROST NIXON, INVICTUS, RAY, HARVEY MILK … Ou comment faire du consensualisme mou et bien pensant sur le dos du bégaiement, de l’apartheid, de la cécité ou de l’homosexualité (Harvey Milk n’est pas le plus mauvais de la liste je le concède). En allant voir ce film vous pouvez être sur que vous ne serez pas dans du J’irai cracher sur vos tombes de B. Vian. C’est peu de le dire. Mais après tout le film aura son public.

Un film gnangnan qui n’exploite pas les pistes intéressantes qui lui étaient offertes (les relations fraternelles). Le seul intérêt est donc la performance qu’accomplira son acteur principal, mais là ce n’est plus du cinéma, c’est du cirque.

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Gomorra

14012009

Jean Paul Sartre disait « L’enfer c’est les autres », et on serait tenté à la vision de Gomorra de préciser, l’enfer c’est les autres surtout s’ils habitent à Naples. Gomorra fait référence à la genèse où la ville de Gomorrhe fût détruite par dieu en raison des péchés des hommes. Dans le film « l’histoire » se reproduit, mais désormais les hommes ont remplacé dieu, et Naples, Gomorrhe. 

Gomorra

Disons le tout de suite, la vision est crépusculaire, les personnages saisissants, les décors surréalistes, c’est une plongée saisissante comme on en voit peu au cinéma. Tout cela est-il réaliste? Quand bien même cette vision ne serait que fiction, on sent l’auteur derrière chaque plan, Matteo Garrone aime ses personnages, il les filme en gros plan, la caméra à l’épaule, ici rien de gratuit, le style est épuré, pas de longs discours, 2 balles de M16 vallent mieux que cela.

On assiste à l’entrée dans la mafia, une famille où l’on n’arrive pas sans avoir verser de la sueur, des larmes et du sang; la sortie se fait de la même manière, avec des larmes, des armes et du sang. Tous coupables et tous innocents à la foi, vous lirez de-ci de-là qu’il y a un trop plein de personnages, que cela nuit à l’action, à la narration. Je crois au contraire que ces personnages sont indispensables les uns aux autres. Une vison plus lisse en atténuerait le propos. Le discours est pessimiste et l’inculpation de trois acteurs du film n’est là que pour le confirmer.

Un grand film.Vraie Valeur

Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 2008 

Filmo du même auteur :

- L’étrange Monsieur Peppino – 2002 – La belle et la bête aux relents de soufre.

Filmo similaire conseillée :

- La cité de dieu- Fernando Meirelles, Katia Lund – L’adage : nous ne sommes que le produit des gens et des lieux fréquentés, n’a jamais été aussi vrai. A VOIR !

Filmo faussement similaire :

- La haine – La misère version papier glacé ça fait toujours mieux vendre forcément. Rien d’étonnant pour un réalisateur qui n’hésite pas à aller se parapapetitienner pour du parfum 




Fahrenheit 9/11 – où l’art de nous faire croire qu’il s’agit d’un documentaire.

19122008

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris Michael Moore ne fait pas des documentaires mais tout simplement du cinéma, Bowling for columbine est en cela un western en bon éduforme; Avec comme point d’orgue le duel , déséquilibré car de pétard il n’y en a qu’un et c’est la caméra de Moore, le duel à mort donc opposant Michael à Charlton Heston. Il tient le rôle titre et il aime ça. Tout est mis en scène au détriment de l’intégrité journalistique, mais c’est dit avec humour, et les idées prônées ne sont pas pour nous déplaire à nous Français donneurs de leçons. Donc rien d’étonnant à son succès chez nous et à sa palme d’or à Canne, bien que remise par Quentin Tarantino.

American patriot

S’il est si populaire chez nous, c’est aussi que le sentiment « d’anti-américaniste primaire » est très fort et pour celui qui ne sait y regarder de près, Michael semble l’allier objectif de ceux-ci. Que nenni ! Michael est bien américain et ça jusqu’à l’os, de sa physionomie jusqu’à sa façon de filmer, de son besoin de sensationnalisme, jusqu’à l’utilisation éhontée de la moindre faille de l’adversaire. Notre ami Rambo le disait bien lui même « pour vaincre la guerre il faut devenir la guerre ». Michael Moore est, attention gros mot, un patriote dans le sens où il est attachée à la communauté nationale à laquelle il appartient, et qu’il est prêt à la défendre.

Pourquoi chercher des poux à quelqu’un dont on peut partager, sinon en totalité, du moins en partie les idées? Parce que la propagande, quand bien même elle est de talent, est toujours méprisable et que convertir des esprits faibles par le truchement de la vidéo et leur asséner SA vérité ne constituent en rien une avancée du cinéma ou du documentaire si vous pensez que cela en est.

Voici quelques exemples de la façon dont il procède dans Fahrenheit 9/11. Où comment l’image, le son, un discours confus dépassent le simple fait du documentaire.  Ceci  ne mérite ni l’approbation du spectateur, ni le qualificatif de documentaire. Fahrenheit traite de la théorie du complot avec pour rôles titres, l’Etat, la Justice et les Médias, voici en 4 points comment il met en scène ses idées :

1- Par une ironie teintée de cynisme (ou l’inverse).

  • La musique comme dans toute super-production est supra-importante, elle sert même ici l’idée maîtresse de ses films : ridiculiser les puissants – et on ne saurait là dessus lui en tenir grief. Tantôt musiques classiques sur fond de ralenti (non non ce n’est pas une production Michael Bay !), tantôt des musiques décalées aux accents country ou pop. Les premières accompagnent les images ‘sérieuses’ et leurs donnent ainsi un caractère solennelle, les autres décribilisent des personnages qui n’ont pourtant pas besoin de cela.

  • Filmer les puissants au moment où ils le sont moins (cf séquence d’intro, où on les voit se faire maquiller).

  • Une voix-off donnant LA thèse, l’unique, à la manière de Fox News.

Le problème c’est qu’à trop jouer sur cette ironie, elle finit par lasser, perdre de sa force, et de son sens.

2- Un discours parfois juste et étayé …

  • Il dénonce (à raison, tout comme dans Bowling for columbine) le mécanisme de la peur et l’utilisation qu’en font les puissants pour soumettre le peuple. Les médias avec leur reportage sur les caisson de protection, la police et la pression mise sur les opposants à la guerre….

… qu’il noit dans un discours confus et fallacieux.

  • Moore nous donne sa vison mais les conséquences que l’on en tire sont elles claires? (problème identique à celui de Bowling for columbine, bien que ce dernier soit nettement supérieur). Faut-il comprendre que W. par ses intérêts et ses amitiés est le complice du 9/11? La fin est également équivoque; la guerre c’est mal mais pas toujours, juste à bon escient alors?

  • On nous montre l’Irak d’avant l’invasion comme le pays où il fait bon vivre, les enfants jouent, les femmes sourient. A se demander si Sadam est véritablement un tyran?

  • Moore semble dire que de coalition il n’y en a pas. Mais qu’on donc fait l’Italie, la Grande Bretagne, la Pologne ou l’Australie alors?

3- Un film sacrifié sur l’autel de l’anecdote, du bon mot ou de la bonne image au détriment du fond.

  • Moore lisant le patriot act devant le congrès avec un haut-parleur

  • Lorsqu’il demande aux sénateurs d’envoyer leurs fils en Irak.

  • L’histoire du policier seul pour protéger les côtes de l’Oregon (cette fois-ci c’est lui qui manipule ce mécanisme de peur).

Ces exemples sont amusants certes mais restent anecdotiques et ne font avancer en rien le débat

4- Un goût écoeurant et détestable pour le voyeurisme.

  • Corps calcinés (sensationnalisme).

  • Les parents lisant la lettre posthume de leur fils (Guy Mocquet?). Combien de famille a-t-il été voir avant de trouver ce qu’il cherchait? (non désolé m’dame, elle me plaît pas la lettre de votre fiston).

  • Jusqu’à la séquence gerbante de fin où le caméraman et Moore suivent la mère éplorée, lui tournant autour, se baissant lorsqu’elle se baisse, attendant qu’elle pleure (mais tu vas pleurer oui ou merde!), jusqu’à ce manque total de dignité, la filmer lorsque, enfin ce qu’ils voulaient arrive, elle pleure.

 

Les dangers de ce genre de fiction, c’est qu’il donne une impression de réflexion, d’un recul sur la situation, l’ironie flatte le spectateur qui se sent complice du réalisateur. On sort du film et l’on se dit qu’on est intelligent, que l’on connaît la vérité. On ne fait pourtant rien d’autre que de répéter la thèse de son auteur. Alors à l’heure où Moore dénonce et où certains ne disent rien, comment lui en vouloir. Moore le dit lui même à la fin du film: « un comportement immoral entraîne un comportement immoral ». Soit, mais cela justifie-t-il tout?

En jetant l’opprobre sur Georges W, Michael n’aura pas réussi son pari de faire échouer sa ré-élection, mais il aura participé au désaveu et à l’étiolement du camp républicain, permettant ainsi dans une moindre mesure l’élection de Barack Obama.

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Filmo documentaire

Lîle aux fleurs- Jorgo Furtado 1989

Un indispensable, ne vous fiez pas au générique crasseux, l’essentiel est ailleurs.

http://www.dailymotion.com/video/k5kBv1tY6VrfMz2vNh

Filmo documenteur

Pour se rendre compte avec qu’elle facilité on fait avaler des couleuvres pour peu qu’on soit armé d’une caméra.

- Opération Lune- William Karel en 2002 – Le lien étroit en Kubrick et la NASA mis à jour.

- Forgotten Silver- Peter Jackson en 1995 – Le cinéma a été inventé en Nouvelle Zélande vous ne le saviez pas?

Et si vous voulez rire montrez le(s) à quelqu’un qui n’est pas au courant de la supercherie, vous serez surpris de sa réaction.

Filmo similaire à éviter

- Super size me – Idiot, mal fait, faussement intéressant. Passez votre chemin !







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