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Exit Through The Gift Shop – Faites le mur

4032011

Poursuivant et enregistrant les traces des plus célèbres graffeurs au monde, Thierry Guetta, un jeune français, se passionne pour cet art et décide de retrouver le plus célèbre d’entre eux : Banksy.

Exit Through the Gift Shop

Banksy pour ceux qui ne le connaissent pas, ou du moins qui ne connaissent pas son travail, c’est ce fameux graffeur insaisissable à l’identité dit-on jamais dévoilée. Le gars qui a commencé dans la rue et qui est aujourd’hui exposé dans les plus prestigieux musées du monde. Pour faire simple c’est le gars sur qui vous pourriez tomber en regardant tracks. Le bonhomme a récemment fait parler de lui en refusant d’apparaître découvert aux derniers oscars, la plaisanterie le poussant même à ne pas s’y rendre; et a posteriori il a bien fait (de toute façon il aurait passé sa soirée à redécorer – artistiquement j’entends – les toilettes). La raison de cette présence aux Oscars ? La nomination de son film pour le meilleur documentaire. Qui n’a entre nous soit dit, de documentaire que le nom. Il s’agit bien là d’un film avec scénario et acteurs. Mais on ne lui en voudra pas, l’ensemble est assez réussi et emporte l’adhésion par les touches de dérision qu’il apporte.

Mais pourquoi regarder ce film alors que ce soir il y a les experts font du ski à la TV ? Et bien tout simplement parce qu’il est drôle, que les graffs sont beaux (et hilarants sur la fin), que la parabole sur cet artiste et le monde de l’art est jubilatoire et parce que les mises en abîmes bien ficelées ça fonctionne toujours. Tout a beau être gentiment décalé, mais tout est dit. Son côté subversif et un peu anar qui fait la nique aux spéculateurs et n’hésite pas à tacler l’art moderne, était présent dans la rue et il ne l’a pas quitté lorsqu’il a pris cette caméra.

On pourra reprocher l’exercice de style quelque peu mégalo et, pour un anti-consumériste affirmé, le côté  »auto-promotion » (malicieusement réussi avouons-le). Vendre l’anticonsumérisme, si c’est pas du concept génial (et sournois) c’est que c’est de la provoc’ !

Toujours est-il que Banksy a fait ses preuves sur les murs et il n’est pas loin d’en avoir fait autant sur les écrans de projection. Il n’y a pas à dire, quand vous avez du talent et le sens de l’humour, rien ne peut vous résister.

Valeur en devenir




Les Derniers Jours du Monde

25102010

Le monde s’écroule, mais Robinson (malin comme prénom non ? c’est qu’il y a de la référence et de la réflexion derrière tout ça) ne peut se résoudre à oublier Laetitia, jeune prostituée avec laquelle il passe du bon temps (sex scene). S’ensuit un voyage où il baisera avec sa femme, avec Catherine Frot et une jeune demoiselle. Bref, qu’importe l’age pourvu qu’on ait l’orgasme.

Les Derniers Jours du Monde

Film conseillé par un vieil ami (Sam si tu nous regardes). Vous allez me dire, est-ce un ami qui peut vous conseiller un film français ? La question ne mérite pas de réponse, ceci est une boutade, fin de la plaisanterie et retour à la ligne.

Le gros plus du film, si vous le voyez, ou si vous en avez l’intention, c’est cet argument (prétexte) apocalyptique, à la fois omniprésent, inéluctable mais dont les personnages (Amalric en tête) ne se soucient que peu. Le monde peut s’écrouler, le personnage reste égocentré. D’un certain point vu c’est assez vrai et finalement jamais montré car quoi qu’il arrive la vie continue (n’était-ce pas le propos de Benigni dans la Vie est Belle ?).

L’apoca. est suggérée avec de faibles moyens et c’est tant mieux (cf jurisprudence Alien ou Jaws). C’est un élément du décors, là où dans les films US post-apoca du moment, il s’agit sans exception, d’un personnage à part entière. La différence est marquée, pas plus intéressante, mais au moins existante. Une nouvelle vision apparaît, doucement étrange, décalée, l’absurdité a botté le cul de la solennité mélodramatique habituelle. De ce point de vu là c’est réussi et rafraîchissant.

L’ennui dans tout ça, et bien … c’est qu’on s’ennuie. On a tous un (e) pote dans notre entourage qui pour toute argumentation ne se contente généralement et qu’exclusivement de :  » c’était bien mais il y avait quelques longueurs ». Aujourd’hui le relou qui refuse d’argumenter c’est moi. Ce film est LONG. Trop long pour être une réussite comique, trop long pour être une quelconque fable. La redondance tue. Dites le à vos voisin.

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Dead Set

19072010

L’histoire se concentre sur des participants au Big Brother anglais qui découvrent que le monde est envahi par des morts vivants. Doivent ils s’échapper ? Rester cloîtrer ?

dead set

A tout ceux qui s’éveilleraient juste après une longue période de cryogénisation, on rappelle que le genre fantastique du moment est le film de Zombie Du zombie tu en veux, du Zombie tu auras. En post apoca hollywoodien, en comédie, en comédie romantique, dans des films français. Bref on en voit partout et la plupart sont tout à fait dispensables. Il n’y a rien donc d’étonnant à ce qu’une série (mini) ai vu le jour. DEAD SET.

Et c’est une plutôt bonne surprise que cette série, dont la principale qualité est peut-être finalement sa faible durée (5 épisodes). Au moins quand on a pas énormément de choses à dire on évite de tourner en rond. L’autre bon point, les autres bons points, sont dans l’ordre : ce cadre original (émission TV) forcément sujet à introduire des personnages hauts en couleur, un huis clos bien rendu, de sympathiques effets gores dans les derniers épisodes et une connaissance des classiques (obligatoire mais qui a le mérite de ne pas être ostensiblement trop référencée) qui force les créateurs a toujours jouer « le coup de plus ». Connaître un genre, le suivre et le faire – à la mesure de ses moyens – avancer.

Pas exceptionnels certes, inférieur à un bon film, mais c’est très regardable et cela participe à l’évolution d’un genre.

Valeur en devenir

 

PS. à tout ceux qui disent regretter l’absence d’une critique acerbe et véhémente de la real TV (ont-ils réellement besoin de l’entendre pour s’en persuader ?) il est bon de préciser que le supermarché du Zombie de Romero est ici remplacé par la chaine de TV. Comme dirait le bon Georges (pas lui l’autre) What else ?




Defendor

27042010

Defendor est un super héros un peu particulier, de super pouvoirs il n’en a pas et de résultats pas beaucoup plus. Super héros il ne l’est finalement que dans sa tête.

defendor

Comme vous le savez, tout genre installé a son pendant parodique qui apparaît un jour ou l’autre. Après la vague, que dis-je la vague, le tsunami de films de capes et rayon lasers qui a déferlé sur nos écrans et autres lecteurs DVD, il y a eu des films plus au moins réussis comme Mystery Men, Hancock, Kick Ass. Defendor arrive lui comme le pendant à ces derniers, le film de super héros parodiques mais quand même un peu sérieux et lorgnant vers l’émotif. Les esprits plus aigris verront cela comme Forrest Gump chez les Comics (ou Marvel, les spécialistes trancheront).

Bref, un film devant lequel on s’attend à rire sourire et qui au final – et en grande partie grâce à Woody Harrelson, parfait en neuneu vengeur masqué – suscite une certaine adhésion face à ce personnage plein de bonnes intentions, moqué de tout le monde et dont l’unique obsession est d’éradiquer la souffrance, ou quelque chose comme ça. Son objectif est que le schéma qu’il a du subir, ne se reproduise plus, en gros et probablement conscient de ses lacunes, que quelqu’un comme lui ait la possibilité d’évoluer et de se construire (on repense à Forrest Gump quand apprenant qu’il va être père demande à Robin Wright ex-Penn si son enfant sera « normalement intelligent »).

David (Defendor) contre Goliath (Capitaine Industrie – ce nom est génial – et plus généralement contre tout un – attention gros mot – système) ça fonctionne toujours, d’autant plus quand l’image est belle, que les acteurs jouent bien et que la musique très bien choisie plus que de parfaitement coller à l’histoire, guide le spectateur. Tout ça gomme assez facilement une histoire et des rebondissements assez simples.

Valeur en devenir




Los Bastardos

9082009

Entre petites combines et taf au black, le quotidien de Jesus et de Fausto, deux mexicains clandestins  dans la cité des anges.

Los Bastardos

Attention un bâtard (Inglorious Basterds) peut en cacher un autre (Los Bastardos), et le film de Amat Escalante entre lui dans une version désenchantée. Le film s’inscrit dans la veine d’un cinéma vérité, sur le monde d’en bas (et non plus de Melrose Place) genre plus ou moins en « vogue » ces derniers temps, ce cinéma vérité qui filme caméra serrée, avec de longs plans fixes et qui finalement se ré-intéresse et se rapproprie ses personnages quitte à le faire au détriment de la sacro-sainte logique scénaristico-productive.

Certains trouveront l’exercice vain mais n’en est-il pas de même de la vie de ces protagonistes ? A force de chercher des « messages » partout, on en oublierait presque que la vie n’en a pas. Finalement peut-être le propos le plus pertinent du métrage : retranscrire la vacuité de l’existence. Il est certain qu’à force de chercher le didactisme et de tendre vers le graal de la logique absolue, ce genre de film estourbira les habitués aux grosses machines Hollywoodienne; rajouter une dose de « violence payante » et vous traumatiserez votre public français.

Un film maitrisé techniquement, dont la principal qualité est la frugalité de ses dialogues, le film ne se veut pas bavard et oiseux, et dans les temps qui court c »est toujours bon à prendre. Alors ces partis pris en surprendront plus d’un, mais 2 scènes au moins ne pourront pas vous laisser indifférent et justifieront la vision de ce « petit » film qui devrait en appeler d’autres.

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Répertoire Films de A à Z

11022009

0 – 9

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