Captain America : First Avenger

30112011

Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

captain america

Est-il fidèle au genre, ou alors déjà désuet et dépassé par ses petits camarades ? Car sous ses airs de films 3D tourné en 2011, Captain America est ce qui ce fait de plus classique. Pas de second degré, n’espérez pas rire, ni même pleurer. C’est le premier degré du super héros à l’état brut. Watchmen, The Dark Knight ou encore X-Men ont pris une telle avance, et le public est en général finalement assez indifférent à la qualité, qu’il ne fallait pas se casser la tête. Captain America, le Pearl Harbor (le film de Bay, pas l’attaque japonaise) des supers héros.

Si vous aimez les relents patriotiques du cinéma des années Reagan, vous n’avez plus qu’à aller vous rhabiller et à manger de la compote light sans sucre. On croyait ce cinéma mort et enterré, simplement remis au gout du jour par des loustics qui le tournaient en dérision, que nenni ! Joe Johnston réalise l’exhumation de l’année. En vrai retour dans les 80′s ! Oui, si vous faites abstraction de cela le film peut se regarder. Vous tacherez également d’oublier que l’histoire repose sur la transformation d’un petit gars maigre et faible en grand blond musclé aux yeux bleus. Pour combattre l’idéologie nazie, il n’y a rien de mieux que de faire la propagande de l’aryen style.

Rien qu’à son nom (Joe Johnston, waow !), on aurait du se douter que ce réalisateur était quelconque (Chérie, j’ai rétréci les gosses, Jumanji, Jurassik Park 3…), l’archétype du bon soldat. Celui qui obéira bien aux ordres et ne déviera pas de l’objectif annoncé, faire un max de blé avant de faire un bon film. Ne pas dévier de la ligne, ne pas apporter la moindre originalité, choisir un acteur sans charisme, bref, l’industrie du cinéma n’a jamais aussi bien porté son nom, pour le pire … est le moins pire. Car le plus effrayant (pour le spectateur mais aussi pour la morale), c’est qu’on arrive à le regarder, non sans ennuie et un voile vaporeux de consternation, mais on y arrive. Le cheeseburger movie award de l’année.

On pensait avoir tout connu avec les supers héros, détrompez-vous, un nouveau concept arrive, le film super moyen avec une maxime des plus simple : no risk, no problem.

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PS. Les renvoies à Iron Man (cf Anthony Stark) et à je ne sais quel autre Marvel Comics, n’ajoutent que très peu en épaisseur. Les fans seuls jugeront.




Buried

26122010

Un homme se réveille dans un cercueil. Il est enterré vivant ! Pourquoi ? Que faire ? Faute d’oxygène autant de questions auxquelles il faudra répondre rapidement.

buried

1 lieu, 1 personnage et 1 film. C’est à la fois simple et attractif. Ce film concept est évidemment l’exercice de style par excellence. Racontez l’histoire à vos amis (pour ceux qui en ont) et ils vous diront : « mais c’est pas long ? on ne s’ennuie pas ?… ». Vous l’aurez compris, la première victoire d’un tel projet est avant tout d’occuper le spectateur. Vainquez doutes et scepticismes, et votre film en sortira grandi, mieux il plaira. Le reste ne choquera pas, on est prévenu, il n’y a pas tromperie sur la marchandise.

90 minutes durant, dans cet espace clôt, nous allons avoir droit à notre dose d’humour, d’amour, de suspens, d’action, de larmes… Tout ça grâce à un téléphone* et une lampe. Le dosage est assez réussi car l’on ne s’appesantit pas trop sur tel ou tel aspect. Quelques piques certes sur l’invasion US, sur la marchandisation des individus… mais rien de suffisamment développé pour nous détourner de l’essentiel : un homme dans un cercueil, que faire pour ne pas mourir ? Les limites sont connues : cohérence et vraisemblance prêtent à discussion, faire de ce film un film politique aurait peut-être été le point de vu le plus couillu et difficile à réaliser. Mais à la manière d’un Cube, il faut accepter le postulat pour entre dans le jeu.

Car sous ses aspects dramatique il s’agit là …. ; car une fois l’histoire acceptée par le spectateur, celui-ci ne pourra s’empêcher de se poser 2 questions : Pourquoi ? et, que ferais-je à sa place ? D’une certain manière on est un peu dans le cercueil également. C’est évidemment un cinéma malin plus que du grand cinéma (un pin’s parlant de twilight à celui qui me résume ce qu’est le ‘grand cinéma’), difficile d’en tire un quelconque avis sur le réalisateur. Les plans sont variés et astucieux (travelling ascendant, vues de l’extérieur du cercueil…); suffisamment pour que l’on ne s’ennuie pas. C’est déjà ça. Rappelons nous néanmoins que si Memento a été suivi par The Dark Knight, Cube a lui vu arriver Splice.

Mais de toute façon le propos n’est pas là, il s’agit d’entertainement qui permet de passer un bon moment, enfin un moment angoissant plutôt.

Valeur en devenir
*Amusant de voir, et avec quelle ironie d’ailleurs, comment malgré le téléphone portable, cet outil de communication extraordinaire qui écrase les distances, il n’a jamais été aussi difficile de se parler.




The Dark Knight

26102009

Comme d’habitude Batman combat le crime et comme d’habitude il le fait avec un certain succès. Les organisations criminelles commencent à battre de l’aile, mais un nouveau joueur entre en jeu : Le Joker. Les cartes sont à nouveau mélangées.

The Dark Knight

Véritable tour de force que ce sixième opus de l’homme chauve souris. La liste des réussites serait tellement longue que pour faire simple, aussi bien les acteurs, l’image ou l’habillage sonore, TOUT a été poussé au paroxysme de l’hyper professionnalisme. Christopher Nolan concrétise enfin tout le bien que l’on pouvait penser de lui. Le mot « enfin » ne plaira pas à tout le monde mais il est pourtant bien à sa place.

La réussite du film tient dans le contre pied pris par rapport aux autres films de super-héros, comme si celui-ci était le premier d’un nouveau genre. Le film délaisse le comics pour devenir réel, on n’est plus dans le manichéisme du cartoon (bien vs mal). Tout ici prend une certaine sévérité, la réalité ne se résume plus à une lutte entre 2 clans, la réalité est diverse, en conséquence les clans sont aussi nombreux. On a ainsi 2 visions du mal (Le Joker et les organisations mafieuses), 2 visions de la justice (le lieutenant et le procureur) et évidemment et c’est plus classique, les 2 visages du héros masqué. Le film en deviendrait presque complexe, tout du moins beaucoup plus que ce à quoi on pouvait s’attendre.

La réalisation est elle brillante, les effets spéciaux (contrairement à ses concurrents) sont à son service. Le meilleur exemple en est le maquillage du Joker, qui à lui seul justifie le film.

Un thriller noir (vous l’aurez deviné) digne d’un Michael Mann. Le renouveau d’un genre éculé, la fin est elle sans équivoque.

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