• Accueil
  • > Recherche : copains toujours film

Mammuth

6052010

Le jour de partir à la retraite, Serge se rend compte qu’il lui manque des trimestres. Il enfourche sa vieille bécane et décide d’aller chercher les papelards manquants.

Mammuth

Road movie vaguement initiatique, Mammuth est le genre de film qui « essaye de ». Essayer de mettre du sens, essayer de se la jouer film d’auteur (pourquoi le jouer et ne pas plutôt l’être ?), essayer de mal cadrer, essayer de faire des mises au point crades, essayer d’incorporer un élément fantastique, essayer, essayer, essayer… Évidemment quand on essaye on prend toujours le risque de se planter. Dans le film Depardieu se met à un moment a conduire sa Mammuth sans les mains, il prend un risque mais ça lui plaît. Kervern et Delépine ont certainement voulu limiter, ils filment sans les mains, malheureusement pour eux au final ils se cassent la gueule.

Ce film n’est pas enthousiasment, c’est le moins que l’on puisse dire. Pourtant le pitch était accrocheur et l’allure de Depardieu se suffit à faire un film, un mélange de Precious et de Mickey Rourke. Mais les auteurs grolandais ont en décidé autrement. Le film sera une succession de vignettes, parfois drôles (et oui tout n’est pas à jeter- spécialement quand Yolande Moreau est là), parfois vaguement onirique, souvent chiant, des fois décalé. Les copains viennent faire une pige devant la caméra, ça fait plaisir et puis ça occupe les spectateurs (« oh tu reconnais c’est Siné », « l’acteur belge, mais si, tu sais Benoit machin », »oh Philippe Nahon »…). ET, il y a Adjani, là on bascule dans le film d’horreur, pas loin entre Hell-Raiser et Freddy, la tête hallucinée de l’actrice apparaît, elle récite son texte façon théâtre de la Grèce antique, un grands moment de n’importe quoi. Inutile, ridicule et hors propos. Les éléments fantastiques dans les films quand ils sont mal utilisés ça ne pardonne pas.

Bref un film qui sent la TV complexée (canal plus en gros), tant qu’il s’agit de faire une scénettes, ils savent faire (scène d’intro), mais le bout à bout de plans fixes ça ne fait pas un film, quand bien même on rajouterait Poelvoorde, Adjani ou Depardieu. Film décevant qui remet en cause la vision qu’on a pu avoir des précédentes « oeuvres »(Aaltra, Louise Michel), voire même de la sincérité du projet. Dans un genre similaire (quoique) on préfèrera leur copain Albert Dupontel.

valeurdchue.bmp




Répertoire Films de A à Z

11022009

0 – 9

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z




Nicolas CAGE l’homme 3 en 1 – Le bon, la brute et le truand.

15122008

Que penser du neveu de Francis Ford Coppola, l’acteur oscarisé, porté aux nues par des quantités de cinéphiles, Nicolas Cage? Est-ce un simple mauvais acteur (pardonnez moi le terme et ne parlons même pas du sens) « bankable » ? Un acteur capable du meilleur comme du pire tant il est ultra-tributaire de la direction d’acteur? Ou n’est-ce qu’un acteur talentueux qui se disperse dans des choix catastrophiques de films?

Voici un élément de réponse, pas très subjectif certes mais bon vous êtes habitués à allocine et Cie donc rétablissons l’équilibre.

Ce qui marque tout d’abord c’est la quantité de réalisateurs présumés de qualité qui se sont attachés ses services, des bons : Tonton Coppola, Frères Coen, David Lynch, Scorcese, Mike Figgis, Brian De Palma, Barbet Schroeder…; des entre-deux (comprendre 1 film /2 de bon) : Spike Jonze, John Woo, Oliver Stone, Alex Proyas; et des nettement moins bons : Michael Bay, Joel Schumacher, Jon Turteltaub, Brett Ratner (l’homme à qui l’on confie le prochain Conan!), Dominique Sena, Lee Tamahori… Nic semble vouloir tourner avec tout le monde en dépit du bon sens.

Pas la peine de vous cacher la vérité, le subterfuge ne tient plus, le cinéma est une industrie avant d’être un art, les producteurs ne sont pas de doux agneaux philanthropes, et Nic est avant tout un élément marketing qui assure aux financiers du film (on dit « réalisateur » à hollywood) les rentrées de $$$ suffisantes. Les résultats des films américains se jugent de toute façon en $$$ et non en nombre de spectateurs comme chez nous, ça en dit long sur le mentalité du milieu mais ceci n’empêche en rien la médiocrité des productions françaises (en général évidemment!) . Les réalisateurs ont donc plus besoin de son nom que de son jeu, même si à l’exception de Tonton Francis, l’on rechigne à refaire un film avec lui. Carpenter a eu Kurt Russel, Woody Allen ses égéries (Mia Farrow, Diane Keaton), Herzok son Kinski, Klapisch son Duris, mais Nic lui il est à personne. Quel farceur ce NicAvant toute chose Nic c’est l’acteur à la recherche de la performance pas du scénario, peu de finesse dans son jeu (ou si rarement) mais toujours des prestations oscarisables, tantôt larmoyantes, tantôt d’une subversion de bas étage. Il est en ça (la recherche de la performance) le digne héritier de la cuvée 60′ de l’ actors studio et tout particulièrement de De Niro avec qui il partage une courbe de carrière malheureusement similaire. Jouer le voisin d’à côté ? Nic ça l’intéresse pas, il veut être le plus gros alcoolique, le nouvel Indy, un marchand d’armes international, un retardé mental, un homme défiguré; parfois ça tombe juste, son « sur-jeu » (sur-je?) est compensé par le scénario (Face off), par une direction d’acteur intelligente qui sait utiliser son côté unidimensionnel (Snake eyes), mais souvent ça fait plouf, Nic est alors en roue libre et le cabotinage inévitable commence, le sommeil du spectateur averti et le sourire sur les lèvres du geek boutonneux fan de Luc Besson aussi. Il aime le challenge, sa filmographie en atteste, mais à trop chercher la compétition (syndrome américain vous dîtes?) et la difficulté, on finit par tomber dans la caricature, qui est vous le savez tous l’antichambre du ridicule.

Nic aime jouer la victime, et l’on serait par moment enclin à croire si l’on faisait du mauvais esprit qu’il le fait par empathie avec le spectateur?

Tout n’est pas noir heureusement, Nic a pu s’assurer en quelques films de début de carrière une renommée que même ses derniers, et pourtant infâmes, films ne détruiront pas. Il incarne toujours l’archétype de l’acteur de série B au charisme certain, au jeu exagéré que l’on aime voir après 3 packs de bières avec des copains. Bon c’est vrai il ne le sait pas mais comme dirait Oscar Wilde : « Il est deux choses des plus émouvantes dans la vie : la laideur qui se sait, et la beauté qui s’ignore ». Gageons que Werner Herzog, Alex Proyas, Big John Carpenter, Milos Forman, Roman Polanski qui ont tous des projets avec lui sachent l’utiliser au mieux et nous épargner les purges auxquelles nous avons eu droit dernièrement.

faussesvaleurs.bmp

Filmo irrécupérable (par respect nous tairons le noms des réalisateurs coupables) :

  • Les ailes de l’enfer
  • 8 mm
  • Lord of War (celui-ci méritera une chronique toute particulière)
  • The wicker Man
  • World Trade Center
  • Ghost Rider
  • 60 secondes chrono
  • Next
  • Bangkok Dangerous
  • La franchise Benjamin Gates

Fimo à sauver :

  • Birdy – Alan Parker
  • Sailor et Lula – David Lynch
  • Arizona Junior – Frères Coen
  • Snake Eyes – Brian De Palma






Playboy Communiste |
STREAMINGRATOX |
lemysteredelamaisonblanche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fascination
| hsm321
| voyagelook