• Accueil
  • > Recherche : comprendre film sens vie

L’exercice de l’état

14032012

Le quotidien de Bertrand Saint-Jean, ministre des Transports.

L'exercice de l'état dans FILMS lexercicede-letat-220x300

Il a été dit du bien ou presque, il y a quelque temps de cela, sur ce même blog, à propos d’un film traitant d’une campagne électorale aux USA, Les Marches du Pouvoir. Rendons à César ce qui a été recompensé aux Césars (amen!), un petit mot sur le film de Pierre Schoeller : L’Exercice de l’Etat. Ne vous attendez pas à un brulot, vous seriez déçus. Le film n’ayant finalement l’ambition que de suivre, voire de comprendre un homme politique sur le terrain, c’est à dire en campagne électorale permanente, à la recherche d’un nouveau poste ou d’un moyen de consolider l’actuel. L’exercice du pouvoir n’est possible qu’à cette condition semble nous dire P.S. (drôles d’initiales)

Le film n’est pas non plus vide de sens, ne me faites pas dire ce que j’e n’ai pas écrit. Les questions d’étiques, d’idéaux ou encore de projet politique sont présentes ou plutôt leurs absences sont soulignées. Trop s’accrocher à ses questions étant le meilleur moyen de fusiller sa carrière. Les conseillers en communications (ces femmes et hommes de l’ombre, broouuuuu) et les médias jouant le rôle déterminant qu’on leur connait.

La raison de voir le film, car il y a toujours une raison de voir un film, ne serait-ce que pour le détester (tiens Intouchable dans ta gueule), c’est Olivier Gourmet. Il cartonne. Je n’ai pas vu un nombre suffisant de films français sur la dernière année pour être objectif, mais sa prestation (bien servi par son rôle) est surement ce que j’ai pu voir de plus probant. Bon, manque de peau il est belge. On le préférera quand même 100 fois à Michel Blanc que « la profession » a récemment récompensé.

Techniquement c’est pas forcément ça, la réalisation est un peu plate et le coup de telex ou des sms est typique de la fausse bonne idée. Trop à la recherche de la punchline un brin cynique qui fera dire aux spectateurs les moins malins, « mais oui c’est vrai ils ont raison », ou de l’action un brin trop signifiante – première scène vraiment un peu con, comme toute métaphore ratée d’ailleurs - L’Exercice de l’Etat pêche par son manque d’ambition qui se caractérise par cette drague continue du public le plus large.

Bon, ça reste tout à fait regardable.

presquevraivaleur3 dans FILMS

 




Blue Steel

24122011

Megan Turner, jeune policier, se voit suspendue de ses fonctions pour excès d’emotivité. En effet, confrontée à un hold-up à main armée lors de sa première ronde de nuit, elle abat l’agresseur sans remarquer qu’une main anonyme a subtilisé, quelques minutes après le drame, l’arme du malfaiteur.

Blue Steel dans FILMS blue_steel1-199x300

Si une élection du film américain le représentatif des années 80 devait avoir lieu, je suis prêt à parier que ce Blue Steel, ne serait pas loin du podium, ou tout du moins mériterait d’y être. Réalisé par Kathryn Bigelow (Stange Days, Point Break, Near Dark – vous remarquerez le sens du  titre à chaque fois !) on est de fait dans la catégorie des films : sympas, presque bons, assez générationnels, mais jamais de la première division. Il manque toujours le petit truc en plus qui fait qu’on n’est pas dans du Die Hard, du Robocop ou du Predator. Malgré tout, ils ont eu des parcours respectables, ils ont rencontré un public, eu des succès d’estime, preuve s’il en est d’une certaine mode. KB est la reine du film d’action … bis. Blue Steel en est le meilleur exemple.

On passera sur les filtres bleus ou sur la musique au synthé, pour s’arrêter ce point qui fait que ce film est si représentatif de la réalisatrice et d’une époque, l’action prime sur le scénario. Car dans Blue Steel pas de chichis, les actions se succèdent sans que l’on sache véritablement pourquoi, aucune autre volonté que celle d’une réalisatrice sacrifiant tout au spectaculaire. Cela rend donc vous vous en doutez l’ensemble super linéaire, et on serait presque encourager à ne pas suivre et à juste se laisser porter par un scénar qui fait comprendre qu’il sera aux abonnés absents pour faire la part belle à une image, aujourd’hui passée de mode.

Les modes vont et viennent, rendant l’ensemble finalement assez kitch avec par moment des airs de sous Terminator (cf la fin).  Elle ne réalisera qu’un film lors de son mariage avec James Cameron, celui-ci.

Bref, c’est pas terrible, à moins de vouloir rigoler une tranche.

valeurdevenir dans FILMS




Super 8

7082011

Alors qu’ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d’une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un accident.

Super 8

Super huit se veut dit on une espèce d’héritier des goonies. Même si le film est plaisant, on en est loin quand même. Certes la scène d’intro est géniale : le train qui déraille ça vaut vraiment le coup d’oeil et ça met une sévère giffle à tous les déraillements de train déjà vus et à venir. Certes la bande d’enfants est cool, vraiment, même si elle est moins racée que celle des goonies avec son choco, son bagou, son data, etc. C’est peut être une question d’époque aussi.

Tout est un peu là dans Super huit en fait. Selon la façon dont vous le regardez, vous y verrez une chose différente. Certains y verront toutes les caractéristiques d’une série rentable (jj abrams a créé lost, alias, fringe) qui s’accordent mal avec le grand écran. C’est à dire des plans claustro dans l’ensemble, sans beaucoup de sens. Beaucoup de personnages secondaires inutiles et des sous intrigues pas très intéressantes. Une espèce de monstre dira-t-on pour ne pas trop spoiler, pas vraiment caractérisé. C’est vrai qu’on est loin d’un ET, d’un KING KONG, d’un TREX, etc, il faut bien l’avouer. Bref, ceux là diront que le réalisteur a voulu retrouvée l’atmosphère bénie de l’enfance, ou d’une époque c’est selon, et qu’il l’a dépouillée avec sa forme.

D’autres diront que le film est parfaitement rythmé, qu’on ne s’ennuie jamais, qu’il y a beaucoup d’histoires et que le film est riche. Ils diront aussi que les passages avec la bête sont géniaux, mystérieux comme la nuée noire de lost et que les effets spéciaux sont mortels. Vous ferez votre choix.

Il y a tout de même une chose que l’on ne peut pas nier : quand on compare la fin de super 8 et celle d’ET par exemple, la comparaison fait souffrir. Et il y a ce petit côté descente le lendemain, comme après une grosse cuite : on ne se souvient de rien. Ah si, il y avait le train… oui… un accident…

JJ abrams héritier de spielberg ? il y a conteur et compteur alors. On préfère attendre Dupont et Dupond.




Room in Rome

28072011

Deux jeunes femmes, l’une russe et l’autre espagnole, se rencontrent à Rome. Les deux viennent de s’échapper d’une séance photo pour FHM intitulé ‘’fake me i’m famous’’. La suite ? Une romance à 2 lires et 3 roubles.

Room in Rome

Il fut un temps ou les mots ‘’films d’auteurs’’ résonnaient comme un juron capable de vous écorcher les oreilles et vous les faire saigner toute la nuit. Ce temps est révolu, tout film est devenu film d’auteur, ça en est même devenu le meilleur alibi de nombre de supercheries.

Après un plan séquence inaugural, 2/3 plans silencieux, une unité de lieu cloisonnée et une musique sirupeuse, on serait prêt à tout vendre, même un vulgaire film érotique pour public masculin. Car ce film n’est prétexte qu’à cela, faire du voyeurisme pour le voyeurisme. 2 nanas jeunes, à poil, qui s’embrassent et se touchent pendant tout le film, forcément ça va en émoustiller plus d’un. Que les 2 tassepé (difficile de penser à autre chose en les voyant) soient aussi fraiches et naturelles que du thon reconstitué en boite, peu importe. Il y a un public pour tout, c’est ce qu’il faut retenir. Si c’est un public lubrique je veux bien essayer de comprendre.

Non, le pire finalement, c’est de se dire que ce film vulgaire et cliché, va être vendu comme sensuel et portant haut et fort la beauté de l’homosexualité féminine. Il ne manquerait plus qu’on en parle comme une œuvre tolérante et je ne sais quelle connerie (et pourtant, ce site en est la preuve, j’en connais et j’en dis des conneries) Ou comment être contre-productif dans la valorisation d’une cause. Surfer sur un fantasme pour en travestir la réalité. Est-ce une volonté du réalisateur, est-il sérieux ? (pour sa santé mentale et par charité judéo-chrétienne envers sa famille, nous espérerons que non). Le public peut-il tomber dedans ?

Se faire passer pour ce que l’on n’est pas, c’est bien la plus grande arnaque de cet art qui ment 24 fois par secondes (De Palma). Clairement pas le délire qui m’excite, s’il y a un public pour cela, qu’il m’explique au plus vite ce qu’il a aimé. Comme dirait l’ami Brel : ‘’c’est à vous faire des armées d’impuissants’’.

faussesvaleurs.bmp




Hanna

7062011

Hanna est une jeune adolescente de l’Europe de l’Est. Elle a été entraînée pour devenir une machine à tuer de sang froid. Mais Hanna découvre qu’une autre vie est possible lorsqu’elle rentre en contact avec une famille française, et surtout quand elle devient amie avec leur fille.

Hanna

Il y a beaucoup à dire sur ce film. Il y a du très bon et du mauvais, et sans doute ce qui définit le mieux le film est cette inégalité. Faisons donc le coup des plus et des moins. Selon ce que l’on aime ou pas dans le cinéma, chacun y trouvera peut être son compte.

LES PLUS : une véritable ambiance : forêt enneigée, désert, ville allemande, mini vans, parc d’attraction, etc. Une maîtrise du scénario avec une volonté de dérouler une histoire extraordinaire de façon réaliste, avec des opportunités à saisir sur le chemin, de la vie, des moments de grâce au passage… Nous suivons de plus plusieurs personnages et les ficelles de l’intrigue sont tirées petit à petit ; le tout est riche et s’étend pour créer un univers. Des personnages colorés, au sens propre comme au sens figuré, et globalement la recherche d’un certain style, inspiré de grands réalisateurs, que le film atteint parfois dans de courts moments ou dans certains plans. Une actrice excellente, surprenante de maturité. Des scènes où celle-ci découvre le monde, très axées sur une sensualité et une langueur à la Sophia Coppola, qui convient bien au cinéma et qui sont très bien filmées.

LES MOINS : des scènes d’action ratées : une petite nana qui se bat contre des gros durs, il faut avoir un bon niveau en magie du cinéma pour les faire passer, là on en est loin. Il y a même l’erreur magistrale d’une scène de baston réalisée en plan séquence où on se rend bien compte que les coups ne sont pas portés. Une ambition de simplicité trop haute (manque de personnages, situations parfois caricaturales) qui s’accorde mal avec la complexité que l’on est en droit d’attendre d’un scénario d’espionnage. Certaines parties, ou certains personnages sont sous traités, en particulier la méchante dont on peine à comprendre les motivations (décidément Cate Blanchett en méchante ça ne fonctionne pas). Une bande son border line par moments niveau techno, et une fin un peu nulle et téléphonée.

Un film fait par une personne qui aime le cinéma sans aucun doute, et qui s’inspirent avec raison de certains réalisateurs reconnus dont les styles sont très différents et s’accordent avec difficulté ; Tarantino, Kubrick, Coppola (la fille) pour ne citer que ceux là. Un réalisateur à suivre qui pêche cette fois-ci par excès d’ambition, mais qui s’en tire plutôt bien.

Valeur en devenir




Le Nom des Gens

10052011

Bahia Benmahmoud, jeune femme extravertie, se fait une haute idée de l’engagement politique puisqu’elle n’hésite pas à coucher avec ses ennemis pour les convertir à sa cause – ce qui peut faire beaucoup de monde vu qu’en gros, tous les gens de droite sont concernés. En règle générale, elle obtient de bons résultats. Jusqu’au jour où elle rencontre Arthur Martin, quadragénaire discret, adepte du risque zéro. Elle se dit qu’avec un nom pareil, il est forcément un peu facho. Mais les noms sont fourbes et les apparences trompeuses…

le Nom des Gens

Tu écoutes France-Inter (ça marche aussi avec Nova) ? Tu regardes Ce Soir ou Jamais ? Tu lis Libé ? Tu es un peu bobo et suffisamment naïf pour croire que Sara Forestier est crédible en militante politique (rires) ? Et bien Le Nom des Gens est fait pour toi. Naturellement on te vend ça comme un film politique, un brûlot de gauche, mais il n’en est rien, le philosophe Mc Cain (pas l’homme politique, non, celui des frites) résume très bien la situation : ce sont ceux qui en parlent le plus qui en disent le moins. Le Nom des Gens, c’est ça. Ou alors c’est ce à quoi doit ressembler la politique pour une partie de nos concitoyens, qui, comme le nom l’indique, sont un peu cons. Mais soyons indulgent, qui ne l’est pas de temps en temps ?

En fait, le film ressemble plus à Amélie Poulain, avec sa galerie de personnages que la réalisation s’attache à rendre délicatement (c’est raté) attachant. Je pense au père de Forestier dont la complexité cérébrale est proche de zéro. Il est gentil, il dit oui à tout le monde mais en fait il est un peu idiot. C’est tout. C’est surement du vécu, c’est très mignoooooon, mais c’est con-con. Ceux qui voient là une caricature, et bien, euh… ils auront raison. Ce film est une caricature si l’on tente de lui donner un quelconque sens. Si on le cantonne à une simple comédie, c’est peut-être une autre histoire.

Bref, tout ça pour dire qu’avec ses personnages de bandes dessinées, avec les gadgets et les runnings gags, on n’est pas loin d’être dans du Jeunet. Malheureusement plus celui de Micmacs à tire-larigot que celui de Delicatessen. L’ensemble est mièvre et la politique se résume à ce centre névralgique que constitue la situation des Juifs et des Musulmans en France. Peut-être que la politique se limite à ça remarque. Sujet glissant, laissons l’actualité, et elle le fait très bien toute seule, parler pour nous. Pas la peine de dire qu’on tombe dans le pathos avec certaines scènes faciles, et pas très fines comme celle du gazage des poulets en batterie. Tu la vois la métaphore ?

Un film plein d’anecdotes, qui devient anecdotique. Cela reste une comédie à laquelle il ne faut pas prêter plus attention, si ce n’est de se réveiller quand la pas-du-tout vulgaire Sara Forestier apparaît à poil. Mou et didactique là où on attendait un peu plus de punch. Comprendre par là, qu’il s’adresse à une catégorie socioprofessionnelle bien définie. Pas mal pour la lutte des classes, non ?

valeurdchue.bmp







Playboy Communiste |
STREAMINGRATOX |
lemysteredelamaisonblanche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fascination
| hsm321
| voyagelook