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Des idiots et des anges

19012010

Que peut faire un sombre petit égocentrique lorsque des ailes d’anges lui poussent dans le dos ? Quelle sera la réaction de son entourage ? Honte, jalousie, moquerie, convoitise ?

Des idiots et des anges

Faire un film sans dialogues, pour 100 000 $, monochrome, sur un type que l’on ne connaît pas et à qui il pousse des ailes, ça vous dit ? Bof, je vous comprends mais si je vous dit que le gars derrière le crayon à papier est Bill Plympton, ça ne vous redonne pas le sourire ? Évidemment que si. Un bon coup de crayon vaut 1000 mots.

Dans ce monde aseptisé, là où tout est formaté et où les schémas narratifs se reproduisent consanguinairement à l’infini, dans ce monde de brute, Plympton a la qualité unique de proposer ces moments magiques où un artiste ne suit que son imagination (et il en a le bougre ! ), où celle-ci nous mène et nous transporte sans que l’on sache véritablement où. Alors certes cette magie est étonnement salutaire, mais à l’heure des Pixar, des films en 3D et autres gadgets, Plympton fait un peu office de dernier dinosaure (Denver), d’espèce en voie de disparition. Cela rajoute certainement inconsciemment de la tendresse à ce genre d’entreprise.

Si vous connaissez le personnage, ce que vous aimiez chez lui est toujours là (malgré une animation qui ressemble aux films de ses débuts), il s’attarde et s’attache à des détails, car il l’a bien compris, la vie est une succession de détails réussis, ou pas. Cet amour du détail s’associe parfaitement avec ses trouvailles visuelles, cet humour décapant (rien que l’idée du tenancier graissant sa caisse à la pensée de nouveaux clients !!), ces musiques de Tom Waits et ces instants de poésie et d’irrévérence. A découvrir.

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Free Jimmy

12082009

4 malfrats, 1 cirque, 1 éléphant (Jimmy) défoncé, des activistes écolos, des chasseurs pas très sympas. Mélangez le tout et vous obtiendrez une animation rock’n roll.

Free Jimmy

Le ciné. d’animation occidental pour adulte et avec des moyens existe-t-il, ou est-on obligé (mais après tout on s’en contenterait aisément) d’aller voir du côté du pays du soleil levant ou de la production indépendante (Bill Plympton).

En 1h18 Free Jimmy tente de nous prouver le contraire. Cette animation plutôt agréable, soupoudrée de sexe, de drogue et de langage ordurier remplit de ce côté-ci assez bien le cahier des charges. On le déconseillera évidemment aux plus jeunes. Ce que l’on appréciera donc dedans, c’est plus ce que nous ne trouvons pas chez les autres (le méchant Disney) qu’une véritable histoire (aucun personnage/animal de véritablement attachant) ou un quelconque message caché.

A l’image d’un Beavis an Butthead le film réveille la teigne et le mauvais esprit qui est en nous. Probablement que cette entreprise régressive de transgression n’est qu‘un coup marketing; et si c’est le cas il ne nous restera plus qu‘à faire pénitence. A suivre …

Une curiosité divertissante mais absolument pas indispensable.

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Hair High

21052009

Faute pour l’heure de DVD, ou de distributeurs intelligents et courageux, la chronique sur le dernier opus du GENIAL Bill Plympton, le très attendu Des Anges et des Idiots (BA ci-dessous), est repoussée aux calanques grecques. Attardons nous donc sur son dernier projet d’importance, le bien nommé Hair High.

Hair High

 

L’histoire : Rod et Cherrie forment le couple le plus populaire et le plus « high » du lycée. Entre la beauté de l’une et les muscles de l’autre rien ne leur résiste. Tout va se trouver bouleversé par l’arrivée de Spud, jeune gars sympathique qui devient l’esclave de Cherry après s’être attiré les foudres de Rod.

 

Ceux qui ne connaissent pas Bill Plympton, qui pensent qu’il s’agit d’un ancien président américain facétieux amateur de fellation, ou tout simplement si vous aimez les productions Disney bien léchées, aseptisées, si vous aimez la guimauve, faites attention car un Plympton c’est du destop ! Des délires visuels comme on aimerait en voir plus souvent. Sous ses allures d’hommage aux 50′s, Plympton se permet tout … ce qui lui passe par l’esprit.

Comme dans tout bon film, l’image remplace le verbe, et le crayon de son auteur n’est jamais avare en allusions lubriques, imagées et irrévérencieuses. On peut penser au Cry Baby de John Waters par moment. Il serait vain et bien inutile d’en dire plus, Hair High fait parti de ces oeuvres qui se regardent et qui se ressentent plus qu’elles ne se débattent. Une oeuvre jubilatoire en somme. Enjoy.

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La BA de Des Anges et des Idiots :

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