Terra Nova

1112012

En 2149, la vie sur la Planète Terre est menacée d’extinction à cause de la pollution rendant l’air irrespirable. La végétation a presque complètement disparu.

Terra Nova dans FILMS terra-nova-200x300

Etre coincé dans un fauteuil un samedi soir avec pour seule échappatoire M6, je vous raconte pas la galère. Aussi quand on vient vous aguicher chaleureusement pour vous vendre la série EVENEMENT, celle que Steven, le grand Spielberg, celui qui fait des dinosaures, des requins et tintin, cette série qu’il a décidé de produire, et bien on se dit pourquoi pas et on se lève du fauteuil pour aller se décapsuler une bonne canette chaude de red-bull. On n’est jamais complètement naïf, mais bon, la diffusion d’Hollywood Girls 2 n’est que le samedi, il faut bien s’occuper que voulez vous.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une série comme ça, on en a pour son pognon, plus qu’une série, les créateurs réussissent le tour de force d’accumuler plus de références que dans un film de genre français. Car tenez vous bien, avec dans une première partie futuriste qui emprunte grassement les plans de Blade Runner, puis qui suit un déroulement proche de Soleil Vert, « oh une orange ! ça ressemble à ça une orange ? », on ne perd jamais une seconde et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire on se retrouve dans Lost vs Jurassik Park. Il fallait bien justifier l’apport commercial de Steven, et les dinosaures en sont les plus beaux arguments. Il a beau n’être qu’un des 10 producteurs exécutifs, l’ami Spielberg, on aime le citer et même emprunter sa sempiternelle volonté de toujours tourner autour des bonnes vieilles valeurs familiales (votez républicain !).

Mais passons, Lost c’est terminé, Jurassic Park c’est de la paléontologie, il fallait quand même coller plus aux réalités du cinéma contemporain, alors on cite donc Avatar, on déambule dans l’écolo branchouille (on vote républicain, mais on roule en prius !). Et pourtant non, ça ne suffit pas et bam, back to the futur ! On repart sur des valeurs sures, du Verhoeven (Total Recall ou Straship Tropers c’est à vous de voir), on lorgne vers la Planète des Singes, on est emporté par cette lancinante musique qui servira un jour pour le prochain Steven Seagal à moins que ce ne soit le American Pie à la maison de retraite, où Jason Briggs subit une ablation des testicules.

Enfin bref, après 4 écrans pubs, 12 incrustes Terra Nova et la disparition des effets du red bull, on va se coucher soulagé, car faute d’avoir assisté grelotant à la sortie de l’I-Phone 5, on en aura au moins fait un des 2 évènements de l’année.

faussesvaleurs dans FILMS

 

 




The Green Hornet

24052011

Brit Reid à la mort de son père, un magnat de la presse, se retrouve riche mais sans but véritable à accomplir. La rencontre avec l’ancien homme à tout faire de son père va lui ouvrir l’esprit, il VEUT devenir un super héros. L’aide de son sidekick, expert en karaté et autres bidouilles dignes de l’agence tout risque, ne sera pas étrangère à la réussite de ce projet.

The Green Hornet

Quoi le site le plus élitiste de la blogosphère, celui qui ose dire des méchancetés sur les belges (sur leur cinéma en fait), ce site qui fait vivre 57 familles rien que par le revenus publicitaires dégagés, ce site, va parler d’un vulgaire film de super héros ! Je vous l’accorde, avec un nom pareil et une affiche du même niveau, je peux vous dire qu’il en fallait de la motivation pour regarder The Green Hornet. Et puis en écoutant Michel Gondry hier à Cannes (personne n’est parfait), je me suis dit qu’un gars comme ça ne pouvait pas totalement raté un film. Il y a trop d’ondes positives pour un plantage total.

The Green Hornet, c’est avant tout un projet extrêmement ambitieux. Ou comment mêler 3D, genre ultra codifié jusqu’à l’overdose stéréotypesque et comédie ? Car ne vous y trompez pas, un inventeur de la trempe de Gondry ne s’aventure pas sur le terrain de la 3D avec pour simple ambition de pouvoir coller l’estampille : IN 3D. Estampille si chère aux yeux mercantilisés des spectateurs. Le film est pensé en 3D et si certains effets peuvent paraitre superflus, il est à parier que c’est plus des films comme celui-ci plutôt que des Avatar qui feront avancer cette technologie des multiples dimensions. Et puis, dans tout ça, la comédie arrive. Car ne vous y trompez-pas (bis), on est en plein dans du small talk seinfeldien mâtiné à la sauce Jud Apatow. Certes avec Seth Rogen aux platines du scénario, on pouvait s’y attendre mais c’est quand même extrêmement agréable de pouvoir rire avec ce genre précis. Certains films s’y étaient essayés comme Defendor, Scott Pilgrim ou le plus sérieux et moins réussi Iron Man. The Greemn Hornet fait la synthèse des points forts de tout ces films, l’ambition de l’un, l’humour et le modernisme de l’autre… pour en faire un film unique.

Certaines scènes, et c’est là le talent, mêlent donc un peu tout ça, on pense à cette mémorable baston dans l’appartement. Les 2 principaux protagonistes commencent à se mettre sur la gueule afin de décider qui est le super héros et qui sera le sidekick. C’est donc à la fois, un pur moment jouissif, un exercice de style (de nombreux autres plans du film sont dans ce cas là – M.G. oblige) et un hommage à ceux qu’il aime. Car le cinéma de M.G. est on ne peut plus référencer. On ne peut en effet s’empêcher de penser à l’inspecteur Clouseau et Kato dans la série des Panthères Roses. Références qui comme il le disait lui même hier lors de la remise de prix, doivent être respectées mais dont il faut aussi  arriver à s’affranchir. A ce jeu là Gondry est très fort, il signe d’ailleurs probablement son meilleur film. Il lance le film de super héros sur une piste jusqu’alors inconnue. Ou comment retourner les contraintes hollywoodiennes en avantage tout en gardant son âme (Nicolas Winding Refn semble entrer dans la même catégorie si l’on en juge aux premières images de Drive).

Ceux qui verront The Green Hornet, verront du cinéma, des acteurs (à l’exception de Cameron Diaz dont on se dit que le rôle aurait pu être tenu par 250 autres actrices sans que cela ne change quoique ce soit au film), de la 3D, et pourront écouter des dialogues ciselés. Bref, un cinéma inventif, réfléchi, marrant et populaire.

Valeur en devenir

 

Clouseau vs Kato :

Image de prévisualisation YouTube




Catfish

25012011

Nev un New Yorkais de 24 ans et Abby une jeune enfant du Michigan communiquent depuis plusieurs mois via Facebook. Abby s’est prise d’amitié pour Nev et lui envoie régulièrement ses toiles par courrier. Au fur et à mesure de leur relation, Nev apprend également à connaître Angela, la mère, et Megan la grande soeur d’Abby. Entre Megan et Nev le courant passe si bien, qu’il se décide finalement à aller à sa rencontre. Le frère de Nev et l’un de ses amis filment quant à eux toute cette histoire.

Catfish

Ça commence comme un faux documentaire sur l’histoire d’amour (ou du moins une gentille romance) entre Nev et Megan. Entre eux se greffent 2 interlocutrices virtuelles, Angela la jolie mère de famille aux brillants enfants, et Abby, l’artiste peintre de 8 ans. Puis, plus qu’une simple relation à distance entretenue avec les outils de notre époque, de nombreuses questions se posent (a-t on besoin de tout connaître ?), une intrigue  »semble » se mettre en place et l’ensemble devient passionnant.

Catfish est donc intéressant à de très nombreux égards. D’une, on a forcément en tête la question de la véracité de ce documentaire. Celle-ci reste à prouver. Si les réalisateurs ne cessent de clamer qu’il ne s’agit point là d’une fiction, le doute est quand même largement permis. Tant mieux serait-on tenté de dire, une pointe de mystère ne peut jamais nuire. Ne sachant sur quel pied danser, on se retrouve finalement encore plus embarqué dans cette histoire abracadabrantesque (© J. Chirac).

De deux, de ce flou artistique découle des absences momentanées de genre. Ne sachant jamais de quel côté le film (ou documentaire c’est selon) va basculer, on peut tout à la fois, et raisonnablement, être à la porte de l’horreur comme de la romance. Les hésitations sont si parfaitement retranscrites, qu’elles ne peuvent être que l’oeuvre de génies de l’écriture scénaristique, ou de simples (mais véritables) réalisateurs d’un documentaire.

Enfin, c’est un document, un témoignage passionnant sur l’émergence des avatars et du rôle qu’ils jouent. Si les avatars en soit n’ont que peu d’intérêt, ils disent beaucoup sur le besoin à l’oubli. S’ils sont moqués et sujet à controverse, ils restent malgré tout une échappatoire à la réalité, un espace de rêve et de liberté. Et quand on a rien, difficile de ne pas être tenté. Comment Angela ne pourrait-elle pas en avoir envie ?

Fausse ou vraie, Catfish est une ode à la tolérance, tout en étant ethnographiquement parlant, un assez bon scan de notre époque. De là à dire que FB est l’outil des gens tristes, il n’y a qu’un pas.

vraivaleur.bmp




Avatar

12012010

Afin d’exploiter une mine, des humains tentent de déloger des Na’vi, paisibles habitants de Pandora, de leur milieu naturel. Alors que la méthode forte ne fonctionne pas, quelques scientifiques accompagnés de Jack Sully, un ancien marine infirme, utilisent une technique avant-gardiste : le contrôle à distance d’un avatar, hybride d’humain et de Na’vi, dans le but d’infiltrer cette population récalcitrante.

Avatar

Il parait qu’un artiste réalise toujours la même oeuvre, à voir Avatar on se rend compte que c’est le mixe de deux de ses précédents films, à savoir Abyss et Aliens le Retour. Les thèmes du premier sont mélangés avec l’ambiance militaro-futuriste du second. On en vient même à regretter qu’Aliens n’ait pas eu droit au même traitement, ou plutôt qu’il ne soit pas sorti 20 ans plus tard. Que dire sur ce film qui n’a pas déjà été dit, et souvent en mieux ? Film évidemment bluffant graphiquement, la 3D y est véritablement pensée, l’aspect gadget, il fallait s’en douter avec Cameron, ne tient pas. Contrairement à beaucoup d’autres films la 3D est partie prenante du projet. Même si soit dit en passant les premiers films 3D datent des années 50, le procédé était légèrement différent mais bon quand on parle de révolution …

En voyant le film j’ai tout de suite pensé à Ponyo sur la Falaise et dans une moins large mesure aux autres films de Miyazaki. Des oeuvres envoûtantes, esthétiquement superbes, mais qui par moment tombent dans une simplicité quelque peu confondante. Alors oui, dirons certains, il faut se laisser porter par la magie, ce ne sont pas des films de réflexions mais de ressenti. Les messages écolo. (a contrario des humains les Ni’va vivent encore en symbiose avec leur milieu. Ce lien se matérialise d’ailleurs physiquement) ou anti-colonisation façon guerre en Irak (encore que le parallèle semble maladroit, il y avait malgré tout un dictateur en Irak) sont donc gentils, bien pensant mais plutôt naïfs. Ils ne tiennent debout que par la mise en scène et les images de sieur Cameron.

Je crains que ce film simple mais magnifique, ne traverse pas aisément les affres du temps. Car une fois le cerveau humain habitué à de telles images, certes ça prendra du temps mais on y arrivera, le message n’en paraîtra que plus creux. Le film reste quand même une expérience de salle révolutionnaire, mais comme vous le savez les révolutions ne sont faites que par des bourgeois (budget supérieur à 300M de $) et n’ont d’intérêt que ce qu’elles apportent par la suite. En attendant profitons du plaisir qui nous est offert. L’art éphémère un plat qui se mange chaud.

vraivaleur.bmpEn salle aujourd’hui

demipresquevraivaleur.bmpDans 15 ans devant M6 un dimanche soir.

 




Répertoire Films de A à Z

11022009

0 – 9

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z







Playboy Communiste |
STREAMINGRATOX |
lemysteredelamaisonblanche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fascination
| hsm321
| voyagelook