Dog Bite Dog

27052010

Synopsis Allociné : Pang, un sauvage tueur cambodgien, est expédié à Hong Kong pour assassiner la femme d’un juge. Il tue froidement celle-ci, mais il est rapidement rejoint par une équipe de policiers. L’un d’eux est un vétéran cherchant à discipliner son jeune collègue, fils d’un héros défunt des forces de l’ordre. Pang assassine froidement l’ancien et s’enfuit, provoquant un désir de vengeance du jeune officier qui utilisera les méthodes les plus violentes pour l’assouvir. Ne parlant pas cantonnais, il s’oriente instinctivement vers une décharge, ayant grandi dans un tel décor. Là, il rencontre une jeune fille qu’il sauve des attaques incestueuses de son père. La machine à tuer va alors découvrir sa part d’humanité, tandis que son poursuivant va s’enfoncer dans la sauvagerie.

Dog Bite Dog

Une fois n’est pas coutume, parlons d’un film asiatique (qui y a-t-il de moins précis que ce terme tant les cinémas proposés sont divers et variés, bref passons) qui est tout sauf un chef d’oeuvre, Dog Bite Dog. Un Danny The Dog en plus violent apparemment, encore faut-il avoir vu ce Danny The Dog.

Violent et nerveux DBD l’est. L’image est pas mal, les cadrages sont intéressants. Assez m’as tu vu, mais  bon s’en doutait malgré tout. Jusque là à l’Est rien de nouveau. Là où ça coince, comme trop souvent lorsqu’on en met plein la vue, c’est l’histoire et son traitement. La narration est-elle totalement ratée ou le réalisateur ne s’en soucie pas ? Telle est sûrement la véritable question à se poser. Car difficile de ne pas se retrouver perdu, difficile de se dire « c’est pas un peu too much ça? », difficile de ne pas se poser des questions sur la cohérence de l’ensemble. Le film est bien fait certes, mais avant de croire à cette histoire d’amour improbable ou à cette relation contrariée père / fils, il eu fallu creuser un peu plus les personnages. Pas facile de mener action et émotion, cela nécessite de s’arrêter, d’expliquer, de prendre son temps. Étant donné que tout ce listing n’est pas fait, on reste quelque peu étranger à l’ensemble.

Quand on se tamponne de l’histoire car elle est cousue de fil blanc (ou parce qu’on ne la comprend pas) il faut pouvoir assurer derrière. Reste ici un film uniquement visuel, essayer de voir un peu plus loin que cela ne ferait que le desservir un peu plus. Le synopsis du film est bon, le traitement beaucoup moins. Ça commence pas trop mal, puis ça devient ennuyeux avant de terminer pathétique. Dog Bite Dog, et Paf le chien !

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Accident

8042010

Une équipe de tueurs (Le Cerveau, la Femme, le Gros, l’Oncle) est payée pour maquiller des assassinats en accidents. Leur manège est bien rôdé, les billets s’accumulent, jusqu’au jour où ce sont eux les victimes d’un accident. Hasard ou coïncidence ?

Accident

Comme pas mal de productions made in HK ces derniers temps (ici Jonnhie To en est le producteur) l’inventivité du scénario est la pierre angulaire de l’édifice. On connaissait Infernal Affairs (remaké par Scorsese), Breaking News ou Mad Detective (les 2 de Johnnie To), il y a désormais Accident, où comment une banale intrigue de film renvoie à une réflexion sur le cinéma. Je ne sais pas si comme tout film asiatique ayant un tant soi peu de succès il aura droit à son remake américain, mais il est fort à parier que si remake il y a, il ne devrait pas être très loin des Destination « je pose mon cerveau » Finale. Ce qui serait une grosse erreur de lecture tant la psychologie des (du ?) personnages constitue ici le véritable intérêt.

Pourquoi dire que ce film renvoie à une quelconque réflexion ? Tout simplement parce que les accidents au cinéma ils n’existent pas ou presque plus. Ils ne sont jamais anodins, dans une mode de la justification absolue, tout se doit d’être cadré, normé, chaque effet a sa cause et chaque cause est connue, justifiée et expliquée. Et à y réfléchir de plus près, jamais le cinéma n’avait été aussi loin de la réalité, contrairement à ce qu’il laisse entendre.

Alors oui, forcément, l’histoire de cette équipe qui joue à créer des accidents pour finalement douter de la véracité de ceux qui leur arrivent, forcément un thème comme celui-ci, on ne le regarde pas du même oeil. En proposant la scène la plus élaborée et volontairement (?) capilotractée tout au début (là où à contrario elle clôturerait des films comme Destination Final) on dépasse le simple film d’action. On dépasse le simple film hollywoodien. On regretterait presque que le film ne soit pas plus long, qu’il n’ait pas la possibilité d’approfondir un peu plus. Mais bon ne boudons pas notre plaisir.

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Ninja Assassin

15022010

Dans des conditions extrêmes et depuis des millénaires, des ninjas sont formés pour devenir … des assassins. L’un d’entre eux se révolte mais sa peau est en danger. Pendant ce temps, et au péril de leur vie, des enquêteurs mènent leur investigation sur ce mystérieuse clan.

ninja assassin

James Mc Teigue avait fait de V pour Vendetta une grosse production intelligente et réussie (on comprend aujourd’hui que le succès provient du matériau de base), la bande annonce de ce Ninja Assassin paraissait pour le moins riche en hémoglobine, il n’y avait donc aucune raison de ne pas se laisser tenter.

Le résultat est malheureusement très décevant. Le film ressemble à une bande annonce étirée sur 100 minutes. Tout passe trop vite pour qu’on ne puisse s’y attacher, pour qu’on ne puisse suivre une histoire qui, de part se traitement accéléré, est édulcorée et presque ridicule. Toujours à cause de ce mauvais rythme, il n’existe ni tension, ni sentiment, tout est balayé d’un coup de sabre. Il fallait soit en faire un film de 4 heures avec des réflexions plus poussées sur les enquêteurs, la formation … Soit en faire un film aux prétentions beaucoup plus simples, un film de bastons stylisés point barre. Car que penser de la scène d’intro ? de celle dans le lavomatique ? Elles ne sont pas gratuites mais vides. Derrières elles, le néant.

Alors certes les scènes d’actions sont réussies, et sont probablement certaines des plus sanglantes qu’on ai vu depuis très, très longtemps. Certains effets rendent très bien, et réjouissent les amateurs de sang. Mais cela ne suffit jamais à faire un film. Cela aurait pu être une très bonne série B, mais c’est un échec cuisant.

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Lovely Bones

29012010

L’histoire est simple : Susie est une jeune adolescente qui s’est fait assassiner et qui depuis ce jour, observe sa famille et son meurtrier.

Lovely Bones

Sacré pari que ce film de Peter Jackson. Au sortir des très rentables Seigneurs des Anneaux (n’ayez crainte je n’en dirai pas de mal ! Je tiens trop à ma vie) et King Kong, Jackson peut semble-t-il tout se permettre. Lovely Bones est en tout cas un projet osé que l’on rapprochera de Créatures Célestes (un des, sinon son meilleur film). Mais au pays du Rugby, on a envie de dire que l’essai n’est pas transformé. Certaines attentes ne sont pas comblées, peut-être que la magie n’opère pas sur tout le monde, et j’en suis le premier désolé.

Et pourtant, la réalisation est des plus réussies, certaines scènes sont excellentes comme celle où la jeune soeur de Susie pénètre dans la demeure du meurtrier (à vous couper le souffle !) ou même le début du film. A ces moments précis on retrouve un Peter Jackson que l’on apprécie, à la fois créateur d’ambiance et facétieux.  La jeune interprète de Susie, Saoirse Ronan (mais commet font-ils pour dégotter autant d’enfants talentueux ? pourquoi la France n’est-elle pas touchée par cette vague de savoir faire ?), est parfaite pour le rôle, une sorte de Sylvie Testud jeune.

Et pourtant (bis), tout semble être en négatif, à cette magnifique scène précitée, s’ensuit une retrouvaille familiale pour moins mielleuse qui anéantit tout le travail et la tension des minutes précédentes. A la très bonne prestation de Susie, répondent en creux les performances de Rachel Weisz ou de Mark Walhberg (pas mauvais, juste invisibles). A ce début rythmé et construit, la fin désarçonne, sans que l’on ne comprenne ni le but, ni le sens, ni la portée. Le but est-il de faire pleurer la ménagère de moins de 50 ans ? Je ne m’attarderai pas sur les séquences « du Paradis » qui sont à mon gout totalement ratées et ne font qu’infirmer le propos (dans le même genre préférez The Fall).

Comme je l’ai dit précédemment, peut-être est-ce simplement une incompréhension de ma part, une incapacité à ressentir et à rêver. Ce film ne m’a pas fait rêver, il ne doit pas falloir être cartésien pour cela, mais comment apprécier le reste alors ? Ce film est un dilemme. Trop de talent utilisé à mauvais escient nuit. Et pourtant (ter) on ne lui en veut pas. A l’école on devait lui dire « Élève Jackson! 11/20 trop bordélique ». Ça tombe bien aujourd’hui je me sens une âme de professeur : Élève Jackson ! Trop Bordélique ».

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Blood Diamond

23012010

Sur les traces d’un énorme diamant, le petit trafiquant Archer est prêt à tout tenter dans la jungle des guérillas qui assassinent l’Afrique.

Blood Diamond

Un aventurier intrépide à la recherche d’une fortune perdue, qui boit à la bouteille comme le capitaine Haddock, qui a une petite pépé en vue et qui doit faire face à des peuples tribaux sanguinaires, c’est, c’est … Indiana Jones il y a 20 ans et Di Caprio dans Blood Diamond au 20ème siècle. Les moeurs ont changé, le cinéma essaye par tous les moyens de se donner bonne conscience et de moraliser son propos, parfois même trop, ce qui peut avoir un effet inverse à celui escompté. Tel est le piège qu’Edward Zwick se doit d’éviter lorsqu’il se lance dans ce projet ambitieux et plus ou moins dénonciateur.

Dans cette périlleuse entreprise la première heure de film est, avouons le, de très bonne facture. La confrontation de 2 thèses, celle de la journaliste volontaire, généreuse, qui souhaite faire bouger les lignes mais qui pour cela tombe dans le sensasionalisme et celle du petit trafiquant qui de manière cynique ne fait qu’obéir au marché et donc obéir à ceux qui le contrôlent : l’homme. Le propos n’est pas renversant mais l’idée est suffisamment bonne pour que cela crée une certaine tension et un certain suspens quant à l’évolution du film et des personnages. La seconde partie du film voit malheureusement et sans grand étonnement, les évènements s’enchaîner avec une trop grande facilité (l’hélico qui arrive au bon moment, le fils qui est là où on l’attend …). Le départ de Connely est en ce point l’erreur du film qui fixe son choix trop tôt. Nous suivrons la thèse du trafiquant et nous savons qu’elle changera.

La chance du film c’est d’être comparé à des films comme Lord of War (véritable purge intellectuelle et cinématographique) et de finalement s’en tirer un peu mieux que la moyenne. Le mieux est l’ennemi du bien, ce film n’est pas excellent mais simplement meilleur que la concurrence. Il n’évite pas certains clichés ou raccourcis, mais comment ne pas le faire quand on évoque un continent dont personne ne se préoccupe ? Le mieux eût été (conditionnel passé deuxième forme SVP) d’en faire une véritable fiction, une sorte de fable ou d’allégorie, où le message s’en serait sorti grandi. Car affronter la réalité c’est se confronter à des variables qu’on ne maîtrise pas toujours (réalité des faits) et le risque est de décridibiliser l’entreprise. Risque qu’on ne prend pas (ou beaucoup moins) avec une fiction.

Pour résumer, un honnète film avec un bon Di Caprio, le cinéma et la morale ne sont pas sauvés mais la foule applaudira et hurlera à gorge déployée.

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Thirst, ceci est mon sang.

21012010

L’histoire d’amour contrariée d’un prêtre vampire et d’une femme rejetée par sa famille et en quête de sensations.

Thirst

Avoir à faire avec Park Chan wook, c’est se préparer à un déluge visuel, une caméra toujours mouvante, des plans magnifiques, d’autres un peu moins, mais avec toujours en tête le besoin d’innover et de sortir des schémas classiques. Le génial auteur de Old Boy ne déroge pas à la règle avec Thirst, qui d’un simple point de vu technique mérite amplement le prix du jury gagné à Cannes. La magie au cinéma c’est lorsque l’on perd toute notion de temps et d’espace, quand de maigres bout de pellicules arrivent à vous captiver et à vous sortir de votre réalité. J’en prends pour preuve la scène avec la belle mère qui clouée dans son fauteuil essaye de livrer le nom des assassins de son fils. On en reste sans voix.

On l’a dit et redit, la plastique d’un film ne suffit pas à lui donner du crédit, encore faut-il qu’il y ait une histoire, des acteurs, une musique …. Bref tout un corps de métiers. En s’attachant les services du désormais légendaire Song Khang-Ho (Memories of Murder alias le meilleur film des années 2000, The Host, Le Bon la Brute et le Cinglé) il ne prend aucun risque à cet endroit. Mais la bonne surprise étant sa partenaire féminine, Kim Ok-vin, qui campe une maîtresse pour le moins aussi belle qu’inquiétante. Qui par son regard donne tout son sens au film.

On pourra reprocher une histoire par moment confuse (le début), une ligne directrice qui tarde à se dégager, ou de thèmes trop nombreux finissant par s’entremêler. Il faut voir cela comme un trop plein de talent et d’ambition pour un réalisateur qui ne se refuse rien (ni le sexe, ni le gore, ni l’humour). L’histoire est en fait d’une incroyable ironie, un prêtre qui souhaite faire le bien et sauver des vies se voit transformer en vampire fornicateur obligé de tuer. Tout le désarroi de l’être humain qui doté de bonnes intentions ne peut s’empêcher de ne pas les appliquer.

Un film à voir et très certainement même à revoir pour encore mieux le juger. Park Chan wook fait désormais parti de cette rare frange de réalisateurs dont on attend avec une certaine impatience chaque nouveau film.

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