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Piranha 3D

20092010

Une faille s’ouvre au fond du lac Victoria, des piranhas préhistoriques s’en échappent et décident de s’inviter au Spring Break. Il y aura des nichons et du sang, du B&B, le Boobs and Blood.

Piranha 3D

Mettons les choses tout de suite au clair, naturellement ce film n’existerait pas sans les Dents de la Mer, Jaws est probablement un des meilleurs films américains des 70′s (le meilleur de Spielberg à n’en pas douter) et il n’y a donc rien de choquant à ce que des clins d’oeil ou des plans du film de Steven soient repris (Richard Dreyfus en ouverture, le trans-trav sur E. Shue, les plans sous marins, la période lors de laquelle a lieu l’attaque…). Ce film a tellement bouleversé le public et les films d’horreur, de monstres, les films quoi, que lorsque les premières attaques de piranhas débutent, on n’est à peine étonner d’entendre un Spring Breaker hurler « DES REQUINS ». Drôle et vrai à la fois, donc c’est très bien.

Non le film de monstres aquatique n’est pas un sous-genre, non de grands réalisateurs s’y sont essayés (Steven S., James C., et Joe D. pour ne citer qu’eux). Alexande Aja n’est pas encore un grand mais ses films ont connu des succès pas démérités : Furia (ok pas de succès public pour celui-ci), Haute Tension ou encore un passage réussi chez les ricains : La Colline a des yeux. Avec un pitch aussi vendeur (des spring breakers se faisant déchiqueter, bordel ça vous fait pas envie vous?), des acteurs de seconds rôles comme ça (Rahmes, O’Connell, Scott et KELLY BROOK !) une belle affiche et un réalisateur amoureux d’un genre, difficile de faire plus racoleur et plus enthousiasment en cette période de rentrée. Il n’a bien que Machette qui puisse rivaliser.

Le début du film est tout simplement excellentissime, meilleur que ce que l’on pouvait attendre. Aja fait son métier avec sérieux et énormément d’application (comprendre beaucoup plus que prévu). on se demande même si l’on ne pas tout simplement assister au film de l’année, rien que ça ! Le film se suit avec plaisir et on sursaute même par moment. Dans ce mixe horreur / comédie on pense par moment à Scream dont on imagine Aja fortement inspiré par Craven. La suite prend une tournure plus conventionnelle, c’est à dire que l’on a droit à ce que l’on était venu voir, du sang et des nichons. Aja se permet quelques petits plaisirs, Christopher Loyd se plaignant de ne pouvoir se téléporter, un poisson mangeant une bite en plein écran, Rahmes jouant au Braindead aquatique … Régressif par moment mais on était prévenu.

Puis le film se termine (un peu court quand même), on a passé un bon moment, on espère une suite, de préférence pas en 3D, et de préférence avec Kelly Brook.

 

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Smash Cut

4022010

Un minable réalisateur de films d’horreurs se met à utiliser de vrais cadavres et du vrai sang pour ses tournages. Le résultat ne se fait pas prier. Le succès est proche.

Smash Cut

Un petit (mais alors tout petit) film de série Z pour se changer les esprits après les déceptions causées par Lovely Bones et A Serious Man. Le grand avantage des séries Z, du moins à l’époque où le téléchargement ne faisait pas la loi, c’est que de tels films étaient rares, difficiles à dénicher (souvent en import) et qu’on les regardait et éventuellement qu’on les appréciait pour ce qu’ils étaient : des oeuvres artisanales fauchées où la ligne de conduite est malgré tout connue, suivie et assumée. Alors c’est certain à l’heure où en un clic on passe de Rohmer à Hanneke et de ce dernier à Smash Cut, c’est certain, il arrive que ça pique les yeux à bon nombre d’entre vous.

Ce film ne doit pas être pris pour ce qu’il n’est pas, c’est une oeuvre fauchée, qui flirte plus souvent avec l’amateurisme qu’avec les canons Hollywoodiens, le doublage français est une catastrophe nucléaire,  l’enchainement des situations dépasse l’entendement, j’en passe et des pires…

On se prend néanmoins à reconnaître du John Waters dans certains plans (cf la manifestation à la sortie du club de streap tease qui renvoie au génial Polyester), il y a quelques plans gores, des situations surréalistes, des clins d’oeil, des petits tacles par ci par là, des situations idiotes (qui rappellent plus Troma que Waters), une guest star en la personne de Michael Berryman (mais si le bad guy dans La Colline a des Yeux), une ex-star du X qui sera à l’affiche du prochain Soderbergh (la très très hot Sasha Grey) et puis ça ne dure que 80 minutes. Un mauvais film qui se laisse regarder et qui change de cette mode des films d’horreurs bien propres sur eux.

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Bienvenue au cottage

22122009

2 frères kidnappent la fille d’un patron de bar argenté. Ils souhaitent lui faire payer une importante rançon, mais entre leur incompétence crasse et le voisinage « Wes Cravien », l’affaire s’annonce difficile.Rester en vie va vite devenir l’unique but.

Bienvenue au cottage

Dans la famille « je commence le titre de mon film par Bienvenu … » je demande le cousin anglais. Le cousin que l’on ne rencontre que pour les fêtes, qui a une drôle de tête mais qui au final et après deux verres de bourgogne s’avère très drôle. En dépit donc d’un titre de merde, d’une affiche laide (la classe anglo-saxonne) et d’un pitch usé jusqu’à la corde, en dépit de tout ça et même du bon sens, et bien on passe un agréable moment. Qu’il ne serait pas exagéré de comparer à ceux que nous a fait dans un passé récent notre ami De la Iglesia avec entre autre Le Jour de La Bête.

La musique et les personnage se laissent aucun doute, on assiste à un film comique dans le squelette d’un film d’horreur, à la limite positive du gore. Les cocktails ne sont pas toujours faciles à réussir, ici le mélange kidnapping, horreur et humour fonctionne car la hiérarchie est bien définie. Il s’agit d’un survival où l’humour dédramatise et allège le reste.

Excellente prestation de Reece Shearsmith (le frère neuneu et trouillard) qui, une nouvelle fois, rappelle par sa physionomie et ses déboires le curé du Jour de la Bête. Une plutôt réussite.

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Halloween 2

13122009

Michael Myers  est de retour il est venu chercher sa soeur, l’horreur est de retour.

Hallween 2

L’affiche ne trompait pas (comme souvent), de l’esthétisme, un soupçon d’humour noir, aucune concession. Il n’y a aucun doute, si certains réalisateurs utilisent le film de genre pour se faire un nom, Rob Zombie, n’est pas de ce genre là, l’horreur il l’aime, il la connaît, il est comme un poisson dans l’eau. Cela faisait si longtemps qu’on n’avait pas vu un tel film. Quel film ! Quelle claque ! Quelles 25 premières minutes ! Presque trop fortes tellement elles sont difficiles à dépasser. Si passé la première demi-heure vous n’avez pas aimé, pas la peine de vous forcer vous resterez hermétiques au reste.

Alors certes Rob Zombie n’est pas Stanley Kubrick, il y a ci et là certains points à peaufiner, ok c’est parfois un peu tout much, mais quel film d’horreur sorti dernièrement peut se targuer d’aller aussi loin ? d’être aussi sûr de lui ? de tout se permettre ? L’esthétisme (qui à n’en pas douter ne fera pas l’unanimité) est extrêmement travaillé, on est loin de la réal aseptisée classique, le gore est présent, Myers est invulnérable, et cela n’a qu’un but : le rendre plus terrifiant. Les films d’horreurs se doivent d’avoir des bad guys, Rob Zombie l’a bien compris. Ouf.

L’autre force du film c’est que de l’Halloween original, celui de big John Carpenter, il ne reste plus rien ou presque. Non pas que La Nuit des Masques soit mauvais, bien au contraire, mais dans cette avalanche de remakes dont seul Hollywood a le secret, Zombie s’affranchie du matériau original, il fait d’Halloween, SON Halloween. Un film qui ressemble a son auteur et qui confirme le bien que l’on avait pu penser en regardant The Devil’s Rejects.

S’il y autant d’enthousiasme dans cet article c’est que pour une fois le genre se renouvelle, il ne le fait  pas par son scénario (basique) ou par un twist merdique, mais il fait comme seul un cinéaste peut le faire, par la réalisation, par des choix. A l’heure des Unborn, Jennifer’s Body ou Paranormal Activity, à l’heure de ses bouses intersidérales il y a des gars qui font bouger les lignes. Que ceux qui ont le nez creux se réjouissent, ce genre de film ne sera apprécié à sa juste valeur que dans 15 ans. En attendant d’autres bouses nous aurons submergées.

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Teeth

18072009

Dawn est une jeune fille à l’adolescence troublée par son vagin. Alors que des hordes de garçons sont prêt à assaillir son corps immaculé, elle, préfère militer en faveur de l’abstinence, trop consciente du démon qui est en elle.

Teeth

Après le clitoris dans la gorge (Gorge Profonde), voici le Vagina Dentata, le vagin denté, tremblez jeunes filles ! Ou comment d’une simple idée faire un film.

Le gros problème du film réside dans l’absence de choix du réalisateur, Teeth, faux film gore, faux film d’horreur, faux film sur l’adolescence, où aucun choix n’est vraiment porté. On aurait souhaité rire, ou trembler mais le plat reste fade. Les effets gores sont pourtant propres, mais on ne les voit pas, un tel sujet est une mine d’or pour les gags scabreux, mais si ce n’est un ou deux, on reste prude. L’affiche nous aurait-elle trompés ? Peut-être. Dans le même genre Pervert était assumé, pas forcément finot-finot, mais assumé.

Là où certains verront une belle retranscription des difficultés de passer à l’âge adulte, on y verra au choix, une morale oiseuse ou la difficulté de faire un bon film. Quand on souhaite péter plus haut que son vagin (Grand Prix Nadine de Rotchild 2009 de la Courtoisie), rechigner le film de genre sympatoche pour aller sur le terrain du film d’oooooteur, alors il ne faut pas se planter.

Une déception tant tout semblait réuni pour passer un bon moment. Accessoirement belle prestation de Jess Weixler.

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Antichrist

5062009

Un couple, dont l’enfant est mort pendant qu’ils faisaient l’amour, décide de partir s’isoler et de combattre et de surmonter le deuil.

antichrist

Comment dit-on David Lynch en Danois ? C’est simple, on dit Lars Von Trier. Boutade mise à part, quoi de plus naturel que de penser à Lynch en voyant Lars (ou inversement), comme leur cinéma est anti…conformiste, et que la vision du moindre film de l’un ou de l’autre, relève tant de l’expérience de soi que du cinéma comme on aimerait en voir plus souvent.

Dès le générique en carton (littéralement), on sait qu’il n’y aura pas de fioritures, puis le ton est donné, un sexe d’homme en gros plan (c’est pour éviter de dire « bite »), une scène d’amour bestiale, et un drame se juxtaposent sur du Handel. Quand beauté des images et du son pactisent avec le diable. S’ensuit une longue plainte qui flirte entre culpabilité assassine et rédemption assassine également. Rien n’est simple dans ce couple qui tente de guérir, le mal est déjà fait, ou plutôt a déjà commencé.

D’un point de vu plus formel, le film se découpe en chapitres, eux mêmes découpés en tableaux mystiques souvent magnifiques (cf affiche du film), on pensera à Edvard Munch, et en allégories fantasmagoriques. Le film n’a pas de genre particulier, c’est un film d’auteur, les films d’auteur n’ont pas de genre, pas de sexe, ça pourrait être un film d’horreur, un film d’amour ou un thriller psychologique.

Enfin et peut être surtout, comment ne pas revenir sur la performance de Charlotte Gainsbourg, qui piquera les yeux à tout ceux qui sont habitués aux performances des Nicole, Jessica, Jennifer … Le personnage (on ne parle même plus de l’actrice) est plus vrai que nature, plus fort que nature, c’est une interprétation qui justifie le film en lui même.

On pourra reprocher de-ci de-là au film d’être abscons, mais la beauté des images et la violence des émotions effacent tout.

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