Project X

3112012

Des ados organisent une soirée pour l’anniversaire de leur pote, malheureusement (?) pour eux l’expérience va dégénérer.

Project X dans FILMS projet-x-224x300

Je suis pas bien certain que ce film soit bon, mais je suis à peu près sur qu’il n’est pas indigne d’intérêt et puis pour tout vous avouer, j’ai quand même pris un plaisir coupable à le regarder. Ce teenage-movie, à destination de gens qui ne le sont plus trop (des teenagers), Project X, a tout de l’esbroufe grandeur nature. Le plaisir coupable du gars qui sait qu’il se fait enfiler, mais qui y trouve son compte.

L’image bouge, les couleurs sont chaudes, on se croirait sur MTV, les tubes de NAS, DRE, D12 s’enchaînent dans l’allégresse des vertes années perdues du spectateur. On franchit les interdits et on se remet à rêver chose pour laquelle le cinéma ne devrait être qu’exclusivement réservé, ou tout du moins jusqu’à un prochain article où je vanterai avec véhémence l’inverse. Mais l’essentiel est ailleurs, Project X regorge profondément de bonnes et de faciles nanas, elles bougent leur boule, les conneries s’enchaînent gentiment, on se croirait dans Supergrave, mais y-a pourtant quelque chose qui reste collé aux dents. Et si ne n’était plus une farce, et si la sacro-sainte morale Apatowienne n’était pas respectée, sacrilège, damnation et si le cynisme et la dernière lueur d’espoir et d’humanité du cinéma américain n’était pas partie en fumée avec la baraque des jeunes ados ?

Car les 5 dernières minutes du film ne laissent place à aucun doute, tel Alex relevant la tête et regardant le spectateur dans Orange Mécanique, le héros pré-pubère américain vient de traverser une phase importante de son évolution pour évoluer désormais dans ce que notre cher amis Hulk Hogan appellerait le New World Order.

Une nouvelle moralité mondiale monde, avec pour complices, vos amis, votre famille, les médias. Et puisque que vous êtes chanceux des gogos vous imiterons, les médias relayeront, vos amis …. bref vous avez compris.

Probablement le film le plus en phase avec son époque, pour le pire (sa forme) que pour le plus pire (son fond). A voir donc.

wtf dans FILMS

 




Italian for Beginners

1112012

Dans une ville du Danemark, le quotidien de six personnages s’entrecroise, notamment dans un restaurant, une église et un cours d’italien pour adultes.

Italian for Beginners dans FILMS italian_for_beginners-204x300

Je ne sais pas si vous faites comme moi, mais quand on me parle du Dogme 95, je m’empresse toujours dire que c’est génial, que Lars Von Trier est grand, que l’idée est brillantissime, et puis je dis vite au revoir et je repars regarder le replay des derniers épisodes d’Hollywood Girls 2. Mais aujourd’hui, en exclusivité, je peux lâcher le morceau, sous couvert d’anonymat, ne souhaitant pas jeter le trouble, l’embarras et le bannissement de ma famille, du dogme, mis à part Les Idiots et Festen, je suis bien incapable de sortir un troisième titre qui m’a fait dire, OH PUTAIN TROP BIEN LE DOGME 95. Car, d’une, plus personne ne parle comme ça de nos jours et de 2, je n’avais pas encore vu le film qui pouvait justifier un enthousiasme tel pour ce fameux traité abandonné à peu près aussi vite par ses créateurs.

Alors autant dire que ce Italian for beginners, est resté un long moment sur mon disque dur entre Tarkovski, le dernier film iranien présenté à Cannes et tout un tas de films dont les noms ne m’évoquent plus rien, si ce n’est que je dois absolument arrêté de me fier à un simple titre pour lancer des téléchargements, et quand je dis cela je ne pense pas à Abraham Lincoln et Buffy chassent les Vampires.

Mais, après tout, c’est bien connu, un film dont on attend rien, c’est au pire, 5 minutes de perdu jusqu’à qu’on ait appuyé sur STOP, ou alors, et c’est le cas ici, une chouette surprise (ce langage aussi est désuet).

Sous son gros grain qui tâche autant qu’un vin de pays de l’aude, se cache une putain d’écriture cinématographique, des portraits assez géniaux et, et c’est le plus important, un humour géniallisime, assez proche du Director de Lars Von Trier, et assez proche de l’idée que je me fais de l’humour Danois. Malheureusement, n’ayant passé que 24h de ma vie au Danemark et n’ayant jamais parlé à un danois, je ne peux vous dire si je vise juste ou pas.Ce que je peux dire c’est que ce film doit être vu de toute urgence.

Le film le mieux écrit et le plus drôle depuis l’arroseur arrosé, c’est une certitude. A y réfléchir de près, ça en devient presque gênant de voir la talent qu’il y a magnifier le moindre détail pour le rendre essentiel. Chaque idée est brillante, tout est d’une absurde logique implacable et cela reste human after all, comme dirait daft punk.

L’histoire de la vieille gloire locale qui a joué contre la juventtus de turrin, qui a cottoyé quelques italians, qui est sur le point de se faire virer mais qui finalement parle italien… du génie. Le pasteur qui roule en mazeratti (ou ferrari), génialement drôle. Un régal. Foncez !

 

vraivaleur3 dans FILMS

 




Terra Nova

1112012

En 2149, la vie sur la Planète Terre est menacée d’extinction à cause de la pollution rendant l’air irrespirable. La végétation a presque complètement disparu.

Terra Nova dans FILMS terra-nova-200x300

Etre coincé dans un fauteuil un samedi soir avec pour seule échappatoire M6, je vous raconte pas la galère. Aussi quand on vient vous aguicher chaleureusement pour vous vendre la série EVENEMENT, celle que Steven, le grand Spielberg, celui qui fait des dinosaures, des requins et tintin, cette série qu’il a décidé de produire, et bien on se dit pourquoi pas et on se lève du fauteuil pour aller se décapsuler une bonne canette chaude de red-bull. On n’est jamais complètement naïf, mais bon, la diffusion d’Hollywood Girls 2 n’est que le samedi, il faut bien s’occuper que voulez vous.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une série comme ça, on en a pour son pognon, plus qu’une série, les créateurs réussissent le tour de force d’accumuler plus de références que dans un film de genre français. Car tenez vous bien, avec dans une première partie futuriste qui emprunte grassement les plans de Blade Runner, puis qui suit un déroulement proche de Soleil Vert, « oh une orange ! ça ressemble à ça une orange ? », on ne perd jamais une seconde et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire on se retrouve dans Lost vs Jurassik Park. Il fallait bien justifier l’apport commercial de Steven, et les dinosaures en sont les plus beaux arguments. Il a beau n’être qu’un des 10 producteurs exécutifs, l’ami Spielberg, on aime le citer et même emprunter sa sempiternelle volonté de toujours tourner autour des bonnes vieilles valeurs familiales (votez républicain !).

Mais passons, Lost c’est terminé, Jurassic Park c’est de la paléontologie, il fallait quand même coller plus aux réalités du cinéma contemporain, alors on cite donc Avatar, on déambule dans l’écolo branchouille (on vote républicain, mais on roule en prius !). Et pourtant non, ça ne suffit pas et bam, back to the futur ! On repart sur des valeurs sures, du Verhoeven (Total Recall ou Straship Tropers c’est à vous de voir), on lorgne vers la Planète des Singes, on est emporté par cette lancinante musique qui servira un jour pour le prochain Steven Seagal à moins que ce ne soit le American Pie à la maison de retraite, où Jason Briggs subit une ablation des testicules.

Enfin bref, après 4 écrans pubs, 12 incrustes Terra Nova et la disparition des effets du red bull, on va se coucher soulagé, car faute d’avoir assisté grelotant à la sortie de l’I-Phone 5, on en aura au moins fait un des 2 évènements de l’année.

faussesvaleurs dans FILMS

 

 




Margin Call

13102012

Et si la crise m’était contée ?

Margin Call dans FILMS margin-call-220x300

Et bien on montrerait ce film et cela en ferait une parfaite introduction. Je pense même sans prendre trop de risques que c’est ce que l’on fera dans 30 ans pour évoquer cette histoire des subprimes du début des années 2000. Paul Valéry disait  » ce qui est simple est faux; ce qui est complexe est inexplicable », Margin Call a donc ce grand mérite de naviguer entre les 2, présenter une vision plus ou moins réaliste et accessible malgré tout. Romancer tout en instruisant sur un fait majeur de notre époque. Une sorte d’équivalent aux films ricains à l’époque du watergate. Oliver Stone a fait une suite à son très bon Wall Street, il aurait mieux fait de produire ce film…

Ce qui rend le film passionnant et fascinant c’est ce huis clos, ce quasi temps réel, cet univers si confiné dont une grande partie de la planète dépend pourtant. L’avenir de la finance et donc de millions de gens se jouent sur quelques écrans d’ordi, 3 modèles mathématiques et 4 coups de fil. La machine devient folle, elle se détraque et plus rien ne semble pouvoir l’arrêter. Chez Marvel ce serait une histoire de savant fou qui perd le contrôle de sa créature, chez Descartes ce serait une histoire de science et de conscience, malheureusement ici il n’y a ni super-héros pour sauver la situation, ni de super philosophe, seules des formules mathématiques que l’on ne maîtrise pas et que l’on comprend à peine.

Et dans cette crise qui se profile et qui affectera le monde il faudra que ses hommes, qui assistent aux prémices de la catastrophe, trouve leur compte sauve leur peau et pourquoi s’en tire à bon compte pour certains. Jouer sa propre prestation au détriment de l’intérêt public. Que fait-on de sa conscience ? Kevin Spacey a semble-t-il décidé de l’enterrer.

presquevraivaleur dans FILMS

 




Prometheus.

5062012

Dans un passé lointain, un vaisseau extraterrestre arrive sur Terre. Un être humanoïde y est déposé et s’y sacrifie en absorbant un liquide noir sous l’effet duquel son corps se désintègre, répandant son ADN dans un cours d’eau.

Prometheus.   dans FILMS Prometheus-203x300
Ah mais où est-il Ridley Scott ? Ne sait-il plus sentir la saveur d’un bon et d’un mauvais scénario ? N’a-t-il plus envie de cadrer que des histoires dignes de ce nom ?

Vous l’avez compris : ce qui cloche dans prometheus, c’est le scénario. Les personnages clichés ou sans substances, les twists qui font sourire tant ils sont usés jusqu’à la corde, la sensation de voir une pâle copie de ce qui est fait avec tant de virtuosité dans Alien 1, Alien 2, ou bien encore Sunshine de Danny Boyle.

Il est inutile de chercher l’horreur dans le métrage malheureusement, car vous ne la trouverez pas. Pas plus que du suspense d’ailleurs, tant il est difficile de s’accrocher à tous ces personnages anti charismatiques.

Vous trouverez dans prometheus de bons effets spéciaux, une scène presque culte de césarienne improvisée, et un univers tout de même, marqué par une cohérence visuelle irréprochable niveau costume-décor-et bébêtes. Bien sûr, on notera la présence de Michael Fassebender, sans aucun doute le plus grand acteur du moment, qui rajoute plus d’intrigue avec son jeu que Prometheus avec l’intégralité de son scénario.

Niveau portée philosophique enfin, on préfèrera de très loin des films plus humbles qui ne CHERCHENT PAS la portée philosophique, ou qui ne trompent pas sur la marchandise.

A voir en DVD un dimanche aprem, en se forçant à nier un constat douloureux : ce film est un Ridley Scott. Dans le même genre, on se reportera aux films cités précédemment…

valeurdchuecry dans FILMS




Chronicle

21052012

Après avoir été en contact avec une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des super-pouvoirs. La chronique de leur vie qu’ils tenaient sur les réseaux sociaux n’a désormais plus rien d’ordinaire…

Chronicle dans FILMS Chronicle-225x300

Chronicle, c’est le Cloverfield des super héros. Une cam qui bouge et un prétexte en carton pour tout filmer avec, être dans l’ère du temps, et faire économiser pas mal d’argent aux producteurs. Qui s’en plaindrait ? Voir un monstre filmer par un téléphone portable, ça a de la gueule, c’est vrai. Des gens qui ont des super pouvoirs, un peu moins mais bon. On est pas des spectateurs cyniques, on se lance dans l’aventure.

Il n’y a pas grand-chose à dire sur ce film. Il remplit un contrat qui est majoritairement validé par la façon de filmer, comme il est dit plus haut. Ce genre de long métrage a avant tout un intérêt visuel, un peu comme la 3D en fait (on attend un cloverfield like en 3D d’ailleurs – que fait jj abrams ??).

L’histoire de chronicle est faiblarde, il faut le dire. Preuve en est la façon dont les persos récupèrent leur pouvoir, qui est absolument risible. Ensuite, nous avons quelques séquences Youtube qui valent bien ces joueurs de foot américain qui lancent leur ballon dans une poubelle à 200 mètres de distance. Et puis on a un peu de dragon ball Z à la fin, mélangé à la scène final du dernier matrix ; une scène dont il est difficile de ressentir de l’émotion tant les personnages sont lisses.

Le film est moyen mais la caméra bouge alors ça se regarde, on dirait qu’il y a du rythme. Et qui n’a jamais rêvé d’être un super héros ?

valeurdevenir dans FILMS







Playboy Communiste |
STREAMINGRATOX |
lemysteredelamaisonblanche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fascination
| hsm321
| voyagelook