Warrior

10 02 2012

Un tournoi mondial de MMA est organisé. 2 frangins que la vie a séparés se retrouvent alors sur le ring. L’un tente d’oublier la guerre, l’autre voit là l’unique occasion de sauver sa famille de la banqueroute.

Warrior dans FILMS warrior-225x300

Jamais à l’abri de raccourcis, je dirai que ce Warrior est une combinaison assez réussie de ce qu’on pu être un Rocky (qui a dressé les règles du genre) et un Wrestler (qui les a sublimées). Il y a cette chose importante, ce côté viscéral qui faisait tant défaut au récent Fighter. Il faut dire que les acteurs (T. Hardy et J. Edgerton) vivent réellement leur rôle, à la différence Bale ou Walhberg qui eux étaient seulement dans de l’interprétation. Vous l’aurez compris, vous le saviez, on regarde Warrior comme on regarde quelque chose qu’on apprécie, en le comparant aux petits copains qu’on a aimé, ou pas.

Les sports de combats constituent une source considérable d’inspiration pour tout cinéaste. Il y a ce parfait dosage entre l’aspect humain et le côté spectaculaire, violent et voyeuriste d’un combat.  Mais plus que de simples combats, ces films ont toujours une portée bien supérieure à ce qu’on voudrait bien croire et au travers de quelques exemples on se rend vite compte qu’ils sont un excellent indice de l’état du monde dans lequel on vit. Explication : qu’il est amusant de voir l’évolution des mœurs et comment il y a quelques décennies encore, nos héros se battaient pour des valeurs ‘’nobles’’ comme l’honneur, où le courage et la bravoure étaient mis en avant (ça reste encore un peu le cas), puis est venu le temps de la vengeance, de la gloire éphémère et finalement du pognon (d’où la réplique cu-culte du film : ‘’ce combat si tu le perds, tu perds ta maison’’).

Brendan, accablé de dettes ne rechausse dans un premier temps les gants que pour cette unique raison. On imagine là une description à peine voilée à la fois d’un monde capitaliste où le fouttage sur la gueule est redevenu un moyen de subsistance mais également d’une nation à la gueule de bois à la suite de la Guerre en Irak. Les valeurs ont disparu (l’époque des fausses valeurs, vous suivez), et s’il n’y avait pas l’espoir d’une rédemption possible (au contraire d’un The Wrestler – qui est malgré tout 2 tons au dessus) on serait dans un tableau on ne peut plus noir. Mais le film dégage cette timide lumière d’optimisme qui fait qu’on a toujours envie d’y croire et qu’il réussit ce pour quoi on le regarde, à nous filer un grand shoot euphorisant dans les veines. Car dépassé certaines considérations philosophiques, le film de cinéma cela reste quand même cela avant tout.

La réalisation nerveuse, les caméras au plus proche des acteurs et les combats fiévreux font qu’on ne s’ennuie jamais malgré un scénario qu’on pourrait écrire dès les premières minutes et qui ne brille d’aucune subtilité (le point noir du film). Comme quoi parfois ça se joue à pas grand-chose, avec un peu moins d’habité le film passait surement aux oubliettes.

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9 réponses à “Warrior”

  1. 11 02 2012
    Nico (16:30:32) :

    Cool film. Les deux frères qui s’affrontent, l’un pour son enfance gâchée, l’abandon de sa famille, la mort de sa mère qu’il impute à son frère et son père; l’autre est là pour sauver la famille qu’il a fondé, garder sa maison, vivre, peut-être réparer.
    Le réalisateur fait s’affronter le passé destructeur et violent contre le futur bâtisseur et respectueux de la vie.
    Il le met très bien en scène : Tommy éclate tous ses adversaires en KO sec, il les oublie aussitôt. Brendan les force à abandonner par des prises, sa technique, il les respecte. Brendan prend cher à chaque combat car construire ne se fait pas dans la facilité de la destruction.
    A l’entrainement Tommy soulève des pneus géants, la force brute aveugle, Brendan fait du sprint en côte, l’endurance nécessaire pour se batir un avenir.
    On s’en rend compte aussi à la plage par la position des acteurs dans le cadre et leur déplacements pendant le dialogue. Assez visuel et accessible comme vision du monde, j’aime bien ce qu’a fait Gavin O’Connor sur ce film.
    Merci la musique, la préparation et le jeu d’acteur, la voix de Nick Nolte, le bon dosage de combat et j’en passe!

  2. 18 02 2012
    Anonyme (21:59:39) :

    d’accord avec nico ! et bravo à l’entraineur du héros qui est énorme de crédibilité dans son rôle

  3. 19 02 2012
    Fav (07:04:37) :

    Sam c’est toi?

  4. 6 03 2012
    faussesvaleurs (11:24:46) :

    Sam où es-tu ?

  5. 8 03 2012
    Sam (22:24:09) :

    Tant que je n’entends pas parler des Géants ici-même, je n’y reviens pas…

  6. 8 03 2012
    faussesvaleurs (23:14:58) :

    Monsieur commande en plus !

  7. 9 03 2012
    Fav (18:49:18) :

    huh (°-°)! voilà FV qui s’offre maintenant un déguisement de banane…
    je préférais le Phantom of the Paradise.

  8. 10 03 2012
  9. 10 03 2012
    Fav (14:31:55) :

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