Raiponce

10 03 2011

Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une mystérieuse tour, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle et téméraire jeune fille à l’impressionnante chevelure de 20 mètres de long, gardée prisonnière par Mère Gothel. L’étonnante geôlière de Flynn cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée depuis des années. Elle passe alors un accord avec le séduisant brigand…

raiponce

Fausses valeurs, une fois n’est pas coutume, se plonge dans du Disney. Attention…

Raiponce est un film très réussi. Il renouvelle la recette magique du comte de fée qui fonctionne, avec son lot de malédiction-bénédiction, sa princesse enfermée dans une tour, son prince, etc. Le film est rythmé et tient en haleine avec ces personnages et ses situations hautes en couleur.

La réussite du film tient sans doute à sa solide histoire, qui puise ses racines dans la psychologie parfaitement retranscrite d’une relation mère/fille, à quelques détails près bien sûr. Les cheveux symbolisent l’enfance ; ils perdent leur magie une fois coupés… La petite fleur n’est pas très loin. La pureté de Raiponce, quasiment par projection, garantit la jeunesse de l’affreuse marâtre qui pourrait être une mère réelle terrifiée par la vieillesse, ou par le fait que sa fille chérie devienne une femme ; Le film se déroule le jour de l’anni’ des dix huit ans de l’héroïne, et devinez quoi… ce n’est pas pour rien. La mère est sans doute le personnage le plus réussi du métrage. Et tout le monde le sait : un bon méchant fait souvent un bon film. Avec son apparence de sorcière qui apparait comme un clin d’œil assumé à la sorcière de banche neige, avec sa cape noir et son panier de pomme, elle est un personnage emblématique et pourtant nouveau, parfaitement dessiné et inquiétant, envoûtant de maturité et d’intelligence qui agit comme un contrepoint solide et terrifiant avec l’innocente Raiponce qui ne connaît rien du monde. La protection de la mère n’est jamais loin de la méchanceté du monstre et les deux se confondent très habilement. Les chansons réussies mettent parfaitement en valeur cette ambiguïté.

Exit donc la sorcière proprement dite. L’utilisation des symboles, dans raiponce, est maîtrisée et limitée au fait de faire rêver, de plonger dans la féerie, sans jamais omettre la modernité qu’oblige le recul que l’on peut avoir aujourd’hui sur ce genre d’histoire, bref, sans jamais tomber dans du « gnangnan » ou du grossier. Il y est même question d’inconscient, ce qui montre bien que le public a évolué dans sa connaissance des relations humaines et de ses moteurs depuis la belle au bois dormant. Plus qu’un détail, c’était la condition pour adapter le genre du comte à notre époque et Disney l’a parfaitement compris.

Raiponce est une lecture nouvelle du comte de fée classique, remis au goût du jour avec l’image de synthèse, un VRAI DISNEY comme diraient certains, une formidable surprise en ce sens. Les petites filles vont rêver pendant mille ans devant Raiponce, et nuls doutes que le film deviendra culte et se transmettra de générations en générations. Les adultes apprécieront les qualités techniques du film et une magie premier-degré qui se fait rare, et qui devrait sans doute, après une longue ère de cynisme, revenir au goût du jour ( dans le sens où aujourd’hui on s’attend même à du cynisme. La solution revient à du premier degré est c’est tant mieux). Amis amoureux du rêve, espérons que d’autres s’inspirent de cette bonne compréhension d’un genre et d’une époque pour que la magie de leur rencontre opère encore, et profitons.

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12 réponses à “Raiponce”

  1. 10 03 2011
    Miyazaki (01:19:47) :

    Bon je dois dire que pour moi Disney ça ressemble un peu au diable.
    Disons le diable déguisé en nutella
    Mais après avoir vu Raiponce, il faut avouer que le diable c’est la haut, nemo, la mécanique du coeur, moi moche et méchant, il y en d’autres…
    Tout ceux qui font des films d’adulte pour enfants. Et des films ratés en plus
    Ces mecs là je les hais.
    Mais tu as raison Raiponce est d’une tout autre teneur.
    A voir donc (il suffira de se bander les yeux aux générique)

  2. 10 03 2011
    cool'up's (21:42:48) :

    Ainsi qu’au générique de fin qui a du être confié à une stagiaire sous payée car il est vraiment nul et sans rapport avec le film. Jusqu’à la police d’écriture pécho sur words le générique fait contraste avec la qualité de l’ensemble. J’ai adoré aussi !

  3. 11 03 2011
    Sam Peckinpah (11:33:02) :

    Je n’ai pas vu le film, mais nul doute que je ne serai pas d’accord avec cette critique.

    Solidarité aux Sams.

  4. 14 03 2011
    Sam (13:44:56) :

    Pour les ceusses qui n’ont pas suivi le développement des débats, il serait bon de rappeler que Disney a été noyauté par l’équipe Pixar, qui, même si elle a été rachetée par les foireux de chez Mickey, n’en a pas moins pris le contrôle de l’intérieur. Alors forcément, Pixar étant elle-même fille de Steve Jobs, la qualité des scénars s’en ressent. Et que ceux qui n’aiment pas Apple pour de basses raisons de mode anti-trust, je rappellerai qu’avant les succès que l’on sait de l’iPod, iPad et iPhone, la firme à la pomme croquée représentait l’outsider qu’il fallait aimer… au contraire d’aujourd’hui, la réussite commerciale ayant le don de défriser les poils de cul des merdaillons de service.
    Reste que la créativité de Mac et consorts n’est plus à prouver, et que du coup faut pas s’étonner si Disney sort peu à peu de ses indigestes dauberies balancées sous les pupilles dilatées des spectateurs amorphes depuis quelques générations déjà…

  5. 14 03 2011
    Hideoshi (14:26:10) :

    combien de chroniqueurs à fausses valeurs ? vous devriez signer les articles car foutre un putain de smiley vert heureux style le top du top pour ce film de merde c’est remettre en cause toute la notation de tous les films depuis le début du désormais cultisme blog « fausses valeurs »… Disney a juste pompé le style dreamworks rien de plus…. (en même temps vu le nombre de part de marché qu’il se sont fait bouffer ces dernières années, il fallait bien qu’il se lance à leur tour dans le décalé ou l’iconoclaste….)

  6. 16 03 2011
    faussesvaleurs (00:29:44) :

    Hidéoshi : 31 chroniqueurs
    Un par jour du mois, mais ils sont tellement fainéants que seuls quelques uns (les plus mauvais) pondent un truc et encore rien ne prouve qu’ils voient les films …
    Ce qui a le don d’énerver sam qui n’a qu’une envie : faire partie de ces 31 gars qui se fendent la gueule et boivent jusqu’à plus soif.
    Ainsi va la vie.

  7. 16 03 2011
    Sam (14:15:57) :

    Non, le truc, c’est un peu comme pour les programmes daubesques à la téloche… on regarde jusqu’à plus soif en se demandant bien pourquoi on continue à regarder ces insanes conneries. Et la réponse, bien que lacunaire et contradictoire en son essence, est la suivante: on continue de regarder pour voir si ça peut tomber encore plus bas. Et plus les heures défilent et plus on se dit que ça ne peut pas être pire que ça, mais pire ça devient effectivement. Et on reste scotchés par tant de connerie humaine, mais on reste scotchés quand même.
    Ici, c’est pareil… on a beau constater à chaque billet que le ou les décérébrés du cinoche ont encore frappé, on y revient tout de même régulièrement. Sans doute pour se confirmer que non, on n’a pas rêvé, c’est bien aussi débilissime qu’on se le disait. Et un peu de voyeurisme aussi, tu sais, comme quand tu t’arrêtes au bord de la route pour admirer le malheur des autres, écrabouillés sur la chaussée… ça revigore de constater à quel point il y en a de malheureux, même s’ils l’ignorent eux-mêmes…

  8. 16 03 2011
    faussesvaleurs (14:19:53) :

    Aaaaaaaaaaaamennnnn.

  9. 16 03 2011
    Sam (14:40:01) :

    C’est un peu faible, jeune homme,
    on aurait pu dire bien des choses en somme…

    Que de lamentables billets, ai-je dit deux fois,
    faut-il donc que je trisse?

  10. 16 03 2011
    faussesvaleurs (15:37:27) :

    Trissez comme il vous plaira

  11. 2 03 2013
    Aravind (20:33:19) :

    : c’est un film de Takeshi Kitano et il est tre8s doue9 pour faire des films brut de de9coffrage. Pour moi une des sce8nes les plus violente que j’ai jaaims vu c’est dans violent cop lorsqu’il cogne un mec sur un toit, pas de musique que de la prise direct glae7ant.

  12. 6 03 2013
    dbzszv (02:05:46) :

    AKBzQq fxhndvnppbyf

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