127 hours

24 01 2011

Un homme reste coincé 127 heures au fond d’un canyon. Je m’appelle Danny Boyle et j’en fais un film.

127 heures

Spoilers.

Auteur d’un épouvantable Slumdog, Danny Boyle nous revient avec son nouveau film, 127 heures. Que les gogos se réjouissent c’est basé sur une histoire vraie. 127 heures, ou comment donner l’issu du film dans le titre, bref de toute façon l’histoire dont le film s’inspire est connue, et de suspens il n’y en a pas. Proposition pour un nouveau titre : 127 heures avant de me couper le bras.

Parfois, je sais pas si ça vous arrive, mais on tombe sur un film inconnu et en le regardant on se dit qu’il pourrait bien être le fait de tel ou tel réalisateur. Et pour peu qu’on ait raison, on se trouve assez fier de soi. Dans le cas présent, je me suis posé cette question, aurais-je pu deviner que le criminel auteur de ce film était D. Boyle ? La réponse fut sans appel : NON. Non car la bouillie cinématographique qu’il nous donne est digne d’un clip MTV, c’est à dire réalisable par l’un des 5000  »clipeurs » qui travaillent pour elle. On a tout ce qui plaît, les mouvements clinquants mais inutiles, le générique débile du début, les splitscreen dont j’attends qu’on m’explique l’utilité (dans une telle histoire ils sont au contraire à proscrire). On comprend vite que D. Boyle est un ado attardé (qui connaît malgré tout bien son métier) et que les films qu’il fait sont à destination d’autres ados. LES ADOS PARLENT AUX ADOS. Quand on a 15 ans et qu’on regard Trainspotting, ça marche. Malheureusement en prenant de la bouteille, tout ça devient vite insupportable.

James Franco fait alors ce qu’il peut, mais ça reste chiant et mal filmé. La classe anglaise. Dès les premiers plans du film – et avec une virtuosité, une finesse, dignes des plus grands – on comprend qu’il devra se couper le bras. La question est donc la suivante 1h20 durant : MAIS TU TE LE COUPES QUAND TON PUTAIN DE BRAS ???? Les différents états par lesquels J. Franco passe, sont traités sans imagination ni finesse, seul le passage du présentateur TV est amusant et pas trop mal réussi. Mais Danny Boyle est un cinéaste de l’action et pas de la réflexion, au secours ! Pour finir, le film revient au réel en montrant Aron Ralston; le procédé est connu, archi connu, on est dans du Into The Wild en moins bon.

D.B. avait choisi une histoire minimaliste, mais avec sa classe légendaire, il en a fait un truc grossier. Mais rassurez-vous, ce film va plaire et fera sûrement un max de pognon. Dans un registre similaire, on préférera 100 fois Buried.

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7 réponses à “127 hours”

  1. 24 01 2011
    kirikou (22:11:29) :

    fausses valeurs, vous me faites penser à un ami à moi qui est plus indulgent avec les films de séries b qu’avec les films grands publics – et vous avez raison : la culture populaire est un truc sérieux.
    Ben moi j’ai bien aimé 127 heures. Premièrement je ne connaissais pas la fin du film et je ne l’ai pas vue venir (en ce sens votre billet est un immense spoiler et honnêtement c une honte). 127 heures avant quoi ? Avant sa mort, avant qu’il soit sauvé ? On n’en sait rien. La réal mtv vous y allez fort. Pour slumdog je dis pas, les plans sont horribles souvent, rarement justifiés, les couleurs sont affreuses. Là Danny Boyle s’est quand même calmé. Il y a du rythme et c filmé comme un clip mtv – au début seulement – et c’est tant mieux car le héros est fan de sport extrême et que ce film est un film MODERNE, qu’il s’inspire et assimile le traitement de l’image actuel au cinéma, c’est à dire le traitement télévisuel entre autres, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose. Pour les split screen, il doit y en avoir un ou deux, je proposerai une interprétation heureuse : c’est encore une fois une réal calée sur notre manière de consommer l’image aujourd’hui, cad d’en consommer bcp, et en même temps ; là ça se rapproche plus d’internet. Ce n’est plus calé sur par exemple les split screen de de palma. C’est une bonne chose dans le sens où c’est une proposition, et qu’elle a du sens, on peut pas en dire autant de tout le monde – et pourtant je suis pas un fan forcément de ce réalisateur. Accessoirement Danny Boyle a une vision bancale de la vie on va dire : ses mouvements de caméra sont caractéristiques de son cinéma et ses personnages proposent tous cette vision d’épileptique : qu’ils soient drogués, zombis, des anges (sunshine), ou des sportifs de l’extrême, le monde vu par eux est un monde instable, un monde qui bouge. Ce n’est pas si choquant dans tous ses autres films (hormis l’affreux slumdog puisque personne dans le film ne justifie cette vision de la vie et donc cette réal), ça l’est peut être plus ici parce que le type est le genre de type que l’on peut voir aujourd’hui sur mtv. Mais il n’y a rien de nouveau dans sa façon de filmer. Elle se rapproche sans doute, par son personnage, à des réalisations télévisuelles existantes simplement, en beaucoup, beaucoup mieux cela dit. Là vous y allez fort quand même, les clips d’mtv (je suis fan de clip pour le coup) sont très loin de proposer le montage de 127 heures. C’est un montage assumé de mec expérimenté, qu’on l’aime ou non, et ça se voit comme toujours par le fait qu’il sait faire durer ses plans de temps en temps.
    Le début du film est super frais, le type est superlikeable, impossible de dire le contraire. Il rencontre deux belles nanas, la rencontre est fraiche elle aussi (ainsi que les filles), le tout est très sympa, on voudrait être là avec eux, on a hâte qu’il aille les rejoindre à leur soirées deux jours plus tard. Le décor est magnifique, la caverne sous l’eau aussi, il faut vraiment être supercynique pour le coup pour pas se laisser emporter par l’aventure. Ca n’a pas grand chose à voir avec l’adolescence je trouve d’aimer ça. Ce sont des plaisirs conventionnels certes, les beaux paysages et les belles personnes, mais qu’y a-t-il de mauvais là dedans ?
    Après il se coince dans une crevasse, le titre apparait – jamais titre n’est apparu avec autant d’appoint et n’a laissé plané autant de mystère AU CONTRAIRE. 127 HEURES AVANT QUOI ? Le scénar est habile, on nous propose beaucoup de piste : il y a les filles qu’il a croisé qui vont peut être prévenir des gens, elles ont son nom, il leur a dit qu’il viendrait à leur soirée le lendemain. DB décapsule l’idée qu’il se coupe le bras car il tente de le couper au début et échoue. Il peut se laisser mourir, ce qu’il semble faire, etc. C’est simplement parce que vous connaissiez l’histoire que vous avez vu le truc venir et que le tout vous a paru ennnuyeux. La question est donc : pourquoi niquer le film pour tous les autres ? lol, car oui, quand on connait la fin du film, alors le film n’a certes plus bcp d’intérêt. Il est avant tout une expérience qui mène vers cette scène finale, qui elle même en est une. Jusqu’à la fin, c’est vrai que je n’ai pas vu buried, je ne me suis pas ennuyé. Le type a sa propre caméra, ça enrichit le montage et puis c’est très bien : encore une fois, c’est du traitement de l’image actuel, des gens qui se filment d’une manière ou d’une autre, c’est ça aujourd’hui l’image. Et le film lui même un film on ne peut plus actuel, callé à nos sociétés, dans le sens où il traite du parcours d’un mec normal qui a du recul sur lui par le biais de l’image, ce que nous sommes tous devenus via facebook.
    Evidemment je suis d’accord le coup des flash backs, des visions, c’est facile, c’est vrai. Mais encore une fois, qu’y a-t-il a montré d’autres dans ces conditions ? Et dans ce genre de traitement ? C’est pas comme si d’un seul coup on pouvait aller dans du dessin animé. Et on a de la chance encore une fois car le montage est souvent bon dans ces moments et ça aide à faire passer la pillule pour ceux (comme vous et moi apparemment) qui ont vu cent mille fois ce genre de passage. Là on peut s’arrêter sur la réal au moins, il y a encore quelque chose à voir. En terme de récit c’est aussi ce qu’il y a de plus cohérent : le type pense qu’il va mourir il repense à son passé. Le traitement aurait pu être différent certainement, comme je le disais, il aurait peut être pu regarder des vidéos sur ton téléphone portable par exemple, un truc un peu plus cohérent avec ce qu’il propose.
    La fin je la dis pas mais c’est vrai qu’elle ressemble à into the wild en terme d’image. Bon, encore une fois, il faut vraiment avoir la haine de ce film pour s’arrêter à ça dans le sens où c’est peut être une volonté des ayants droits ou autre. Elle est grand public certes, sans doute trop (on parle bien du dernier plan), elle rejoint le début. Voilà ce qu’on peut reprocher à danny boyle : de tenter de nous rapprocher aux extrémités de ses oeuvres par des procédés faciles. Pour le reste vous y allé un peu fort.
    L’interprétation de james franco est plus que cool en plus.

  2. 25 01 2011
    faussesvaleurs (00:25:17) :

    C’est vrai j’ai tort 2 fois :
    - ce n’est pas MTV mais plutôt un genre de pub pour parfum (le coté cool, le beau paysage, le beau mec, les nanas…)
    - spoiler c’est moche. Mais bon c’est pour la salubrité publique.

  3. 25 01 2011
    kirikou (11:37:54) :

    2 CHOSES SEULEMENT !!?? Si j’avais du j’aurais écrit un truc plus court…

  4. 5 02 2011
    hidéoshi (13:38:42) :

    kirikou bientôt chroniqueur sur fausses valeurs ! :) nan sans dec ce film est tout naze ( enfin sachant qui réalise c’était prévisible hein :) ) du genre qui va plaire a ceux qui ont adoré into the wild mais qui se chie dessus a l’idée de passer 3 jours en forêt…

  5. 20 02 2011
    logarithmique (18:48:30) :

    Votre critique (si on peut appeler ça une critique – j’en doute) est, à l’image de votre « réponse » au post de kirikou, d’une débilité profonde.

  6. 20 02 2011
    faussesvaleurs (19:38:25) :

    lol ?

  7. 10 08 2014
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