Tamara Drewe

20 07 2010

Le retour au pays de la jeune Tamara Drewe après un long exil londonien bouleverse la quiétude toute relative de son village d’enfance et de la résidence d’écrivain voisine.

Tamara Drewe

Une idée de départ amusante : un vilain petit canard qui se fait refaire le bec et dont tout le monde s’éprend. Un bout de cartilage saute et l’histoire commence. L’ensemble est léger, une sorte de Woody Allen mineur. Une nana trémousse son derrière (la sémillante Gemma Arterton) et tout l’équilibre (très) précaire du village s’ébranle. Un monde de mensonges et duperies qui s’écroule comme un château de cartes.

Pour que l’exercice (C’en est un) soit réussi, il nécessite de la part de son auteur, un coup de pinceau et une description de tout un environnement. Stephen Frears s’y essaye avec plaisir (cf les très amusants flashbacks), le résultat final n’en est que plus plaisant.

Il croque cette middle class et ses écrivains ratés avec malice. Faut-il y chercher une brûlante satire ? Je ne crois pas. Certains bobos éclairés y verront peut être une attaque contre leur caste et (c’est bien connu) s’en réjouiront. Mouais…

Les quiproquos et les situations cocasses s’enchaînent, les 2 adolescentes sont la pour rappeler que nous avons affaire là à une comédie. Mineure mais distrayante, un peu comme une BD de journal. Quoi ? Ça vient de là ?

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5 réponses à “Tamara Drewe”

  1. 2 09 2010
    winner poker (10:09:21) :

    pas terrible

  2. 2 10 2010
    (15:35:08) :

    J’aime bien ta critique, tu remets le film à sa juste valeur sans pour autant le dénigrer: aucun plaisir coupable à regarder « Tamara Drewe », on s’amuse bien mais ce n’est pas le meilleur film de Stephen Frears, ni même la comédie de l’année. (Mais il est surement meilleur que le dernier Woody Allen ceci dit ;) )

    Bravo pour le blog !

  3. 2 10 2010
    faussesvaleurs (21:58:36) :

    Merci Fé,
    Me reste plus qu’à visiter ton site.

  4. 14 02 2011
    Sam (15:55:48) :

    Si le dernier Frears en date n’est en effet pas le meilleur – pour une fois j’abonde dans le sens de le sous-critique de cette chronique gastro-ciné-entéritique, je souligne au passage que les écrivains dont il est question ne sont absolument pas « ratés », comme affirmé par notre inénarrable guignol critiquantesque de service, puisque l’un est un auteur à la mode traduit jusqu’à l’islandais, et l’autre un intellectuel qui peine à trouver le succès mais dont le sérieux des recherches est clairement avéré dans l’intrigue. Mais évidemment, pour s’en rendre compte il fallait écouter les dialogues autrement qu’avec les sphincters, ce dont tout le monde ne semble pas capable.
    Quant au susnommé Fé, je ne sais pas si son blogue est à l’avenant de son commentaire ici apposé, mais je suggère modestement qu’il ferait bien mieux de retourner dans son garage à vélo regarder en loucedé ses photos de Lucy Pinder que de parler de ce qu’il ne comprend pas même sous LSD, parce que pour élucubrer de telles inepties sur le dernier Woody Allen, qui n’a jamais eu vocation de comédie, faut tenir une sacrée couche de ciment dans le plafonnier…

  5. 14 02 2011
    faussesvaleurs (16:04:58) :

    Sam on est le 14 février et je n’ai toujours pas reçu ton invitation pour ce soir ?
    Il y aurait-il un autre homme dans ta vie ?

    L’homme qui murmurait à l’oreille des sphincters.

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