La Route

25 02 2010

Dans un monde post-apocalyptique, un père et son fils tentent de survivre.

la route

A quelle drôle d’époque vivons nous ? Il y a 15 ans de cela si l’on nous avait dit que les zombis et les modes post apocalyptiques envahiraient nos écrans par le biais de films hollywoodiens à l’esthétisme léché, nous n’en aurions pas cru un traître mot. Depuis, une certaine mode et une nouvelle vague de réalisateurs sont passés par là.

Le film en lui même a le défaut de son propos, à savoir que cette gigantesque fuite en avant déconnecte un peu plus à chaque action  le spectateur. On finit par se détacher d’une action qu’on finit par deviner sans conséquences pour les personnages. Dans ce monde post-apocalyptique où (évidemment) l’homme est un loup pour l’homme, les sentiments n’existent plus, seuls perdurent à l’écran ceux du père et de son fils. Les enjeux du films sont donnés d’entrés, l’intérêt du film s’en trouve malheureusement diminué. Autre point négatif, le rôle peu développé de la mère qui disparaît d’une façon pour le moins improbable.

Si le paragraphe précédent vous laisse de marbre c’est que vous avez pleinement profité de l’excellent rendu graphique du film (d’autant plus agréable quand on a été bercés aux films italiens des 70′s), que l’apparition des premiers pillards vous a autant réjoui que glacé le sang, que vous vous êtes rappelé Mad Max …

L’intérêt philosophique du film réside dans une ligne de texte du gamin, « are we still the good guys ? », qu’est-ce que le civisme, ou plutôt l’humanisme dans une société qui n’existe plus ? Si vous pensez que le film répond à la question vous adorerez, dans le cas contraire vous passerez (au mieux) un moment distrayant. Bref un film visuel qui aurait gagné à être moins bavard (et pourtant il l’est assez peu) où Viggo Mortensen est convaincant (classique). A voir plus pour l’ambiance et pour le genre que pour le cinéma.

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5 réponses à “La Route”

  1. 26 02 2010
    Jerome (09:46:59) :

    « Une action sans conséquences pour les personnages » ? Etrange… Chaque événement est au contraire un traumatisme pour l’enfant. Confronté au cannibalisme, à la mort des autres, à sa survie, à la fin. C’est l’enjeu du film, expliquer à un enfant le bien et le mal dans une situation extrême où l’adulte lui-même a perdu ses repères. D’ailleurs le père n’est pas totalement « bon » quand il s’agit de partager la nourriture avec quelqu’un d’autre.

    « (évidemment) l’homme est un loup pour l’homme ». Ben justement, c’est pas aussi évident. Le film pose justement la question. Entre mourir de faim (littéralement) et manger de la chair humaine, quel choix est le meilleur ? C’est un des rares films où le cannibalisme est traité de manière réaliste.

    Pour le rôle peu développée de la mère, je ne vois pourquoi. Que voulais-tu savoir de plus ? Là encore c’est une question de choix. Elle préfère la mort plutôt que de voir son enfant être tué par d’autres. C’est compréhensible.

    Je n’ai pas été convaincu par le film mais pour d’autres raisons. Le personnage de la mère et son enfant, que l’on voit un moment poursuivis, sans même qu’on les mentionne par la suite. Et le fils a les joues bien rondes pour quelqu’un qui meurt de faim (contrairement à son père qui est squelettique). Des ajouts faits au roman mais qui surchargent inutilement le propos.

  2. 26 02 2010
    faussesvaleurs (11:54:46) :

    Au moins c’est un point de vu argumenté, Jerome merci !

    Sur le premier point, à savoir “Une action sans conséquences pour les personnages”, on se rend vite compte que chaque groupe d’humains rencontré ne le sera qu’une fois (le vieux, le black, les nazis, les cannibales, les fans du tir à l’arc…). Aucun sentiment de haine, d’amour, d’amitié…. ne peut naitre de leurs rencontres. Le gamin attendrait autre chose (cf réaction sur-jouée quand il aperçoit un autre gamin) mais le parti pris (j’en suis conscient) est autre, ce qui limite, à mon sens, le champ des possibles. FUITE, RENCONTRE, FUITE etc… Idem avec des lieux qui « ne font que passer ».

    “(évidemment) l’homme est un loup pour l’homme”. Ca reste quand même le thème classique d’un paquet de films, qu’il y ai du Zombi (Mister Romero), du virus (28 jours + tard) ou rien (Mad Max, Malevil, Planete des Singes…). Sur le sujet du cannibalisme, c’est vrai que c’est intéressant mais pour que cela le soit plus, il eut fallu que le Père et/ou le fils soient tentés, qu’il y ai un dilemme, un choix. Là est le virage raté par le film. Sur le thème du cannibalisme, je conseille, mais tu le connais (comment serait-ce possible autrement?) Vorace d’Antonia Bird.

    La mère ne sert à rien (c’est une affirmation qui ne peut être discutée :) ). La voir partir dans le noir « oh chéri ! laisse moi, je m’en vais trépasser ! » c’est d’un nul et d’un manque de crédibilité (Theron n’est pas exempt de tout reproche). Il était plus intéressant d’en garder quelques flashbacks de moments joyeux de vie (pour le contraste), sans que l’on soit obligé de supporter ceux sur SON choix. Encore aurait-elle été, gravement malade, handicapée, niet. Même pas un plan sur le frigo vide ! Mais à ça on peut objecter qu’une Grande Star ne vient pas (ou alors c’est rare) pour jouer 2 plans, et que sans ces plans qui me semblent de trop l’histoire aurait été trop courte et redondante…

    Pour le gamin aux joues bien pleine, je l’avais pas senti mais c’est vrai qu’en y repensant c’est pas terrible. Enfin pour le personnage de la mère et de l’enfant, ça rejoint ce que j’appelais, une action sans conséquence sur les personnages, il n’y a ni rencontre, ni culpabilité, ni aide, juste fuite. Donc désintérêt du spectateur pour l’histoire .

  3. 27 02 2010
    MouM (00:59:03) :

    Je n’ai pas lu le livre, mais en tout cas j’ai vraiment adoré le film.
    Le thème de la survie avec un enfant dans un monde post-apocalyptique hostile et l’apprentissage du « bien » et du « mal » est plutot bien exploité a mon goût en tout cas.
    Par contre, le gros point faible qui a d’ailleurs été souligné est l’histoire de la mère. Honnêtement j’ai trouvé ses scènes ridicules, avec sa « descente aux enfers » pour enfin se « suicidé » en partant dans la nuit noir, ça ma laissé totalement de marbre. Une approche différente aurait pour ma part rendu le film beaucoup plus percutant:par exemple le père la tue ou autre chose je sais pas.

  4. 21 05 2010
    Wolvy (01:01:23) :

    ATTENTION CHEF-D’ŒUVRE !

    Je suis allé voir ce film avec un pote – qui, lui, avait lu le livre. À la sortie, nos avis furent unanimes : Un grand film ! En fait j’ai beau chercher je ne trouve pas de défaut à The Road, vraiment aucun. Bon, le rôle de Charlize Theron aurait pu être plus étoffé, mais franchement ça ne change pas grand chose à cette superbe ode à la paternité.

    [10/10]

    Certainement ce que l’on a vu de mieux en salles en 2009.

  5. 21 05 2010
    Wolvy (01:17:33) :

    MouM : « Par contre, le gros point faible qui a d’ailleurs été souligné est l’histoire de la mère. Honnêtement j’ai trouvé ses scènes ridicules, avec sa “descente aux enfers” pour enfin se “suicidé” en partant dans la nuit noir, ça ma laissé totalement de marbre. »

    Très honnêtement, on s’en conte-fout : ce n’est pas aussi important que ce que vous pouvez l’imaginer. Ces scènes avec la mères ne sont après tout que des flashback. Alors oui, elles auraient pu être dispensables. Mais en l’état, je ne vois pas en quoi elles sont gênantes. Pourquoi se focaliser sur ces quelques petites minutes du film ? À moins de vouloir chercher absolument la bébête. Dans ce cas, c’est vrai, à part ce détail il n’y a pas grand chose à jeter.

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