Observe & report

4 08 2009

Une lutte de pouvoir entre Ronnie,  homme bi-polaire vivant toujours chez sa mère, chef de la sécurité d’un grand centre commercial et la police du coin.

Observe and report

Observe and report a les défauts de ses qualités. Il manque de lisibilité. De visibilité. On retrouve bien quelques bribes d’une structure scénaristique classique, mais elle est si habilement effacé derrière l’humour qu’on s’y perd parfois, et cela peut ennuyer. Le film évoluant de blagues en blagues, le comique finit par devenir une norme et perd de sa substance: Au bout d’une heure, on ne sait toujours pas si on a affaire à une comédie pure ou à un film décalé, étrangement tragique. Idem pour le personnage principal, si riche derrière son apparence limité qu’il en devient presque trop humain, trop difficile à cerner… et à aimer. Encore une fois, certains penseront qu’il s’agit d’une force. Le film divisera les spectateurs, aucun doute là dessus.

Côté acteurs, Seth Rogen, comme à son habitude, crève tranquillement l’écran avec son talent comique unique. En alchimiste confirmé, il parvient à allier des intentions humoristiques radicales et d’une rare nuance avec une psychologie de type ordinaire, un peu simplet, voir bas de gamme; sa marque de fabrique. A noter aussi la prestation « rapide mais irréprochable » d’Aziz Ansari qui jouera le rôle de « raaaandy » dans le très attendu Funny People de Jud Apatow. La performance s’annonce foudroyante d’efficacité.

Observe and report fait parti de ces films qu’on apprécie plus APRÈS l’avoir vu que pendant. Et pour cause: il ne dévoile son sens, et son genre, qu’une fois fini seulement. Il ne cesse jamais de se construire, de nous surprendre. L’histoire, qui ressemble à une gigantesque improvisation, semble elle même ignorer sa destination, à l’image de son héros donc, qui s’invente à mesure qu’il se développe, et qui dévoile, sous un apparence limitée et parfois confuse, des trésors de nuances, beaucoup d’humour, une grande sensibilité, une certaine intelligence. Un film à l’indéniable savoir faire (oserais je dire américain. Oui, car il s’agit de comédie. Enfin je crois).

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Seth Rogen Rules :

- 40 ans toujours puceau, 2005, de Jud Apatow

- Super Grave, 2007, de G. Mottola

- Délire Express, 2008, de David Gordon Green


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