Slumdog Millionaire

15 06 2009

Genèse d’une catastrophe annoncée.

Slumdog Millionaire

Ce qu’il y a de bien avec les scènes d’intros (ne chipotez svp, il s’agit bien de la véritable scène d’intro), c’est que plus vous en mettez plein la vue, plus le spectateur aura l’impression d’avoir assister à un grand film. Il aura en réalité vu un show régit par les artificiers de la poudre aux yeux, mais pour certains c’est ça le cinéma.

Si dans un précédent post (Bronson), j’en arrivais à justifier la beauté comme postulat (unique?), il conviendrait de rajouter que lorsque cette beauté, ici exacerbée, mensongère et putacièrement racoleuse, sert à de telles fins, de justifications, il n’y a plus, et comme Salman Rushdie a pu le faire, on ne peut que condamner ce chantage à l’émotion qu’on essaye de vous vendre sous un joli paquet cadeau. Car sous ses faux airs de course poursuite chiadé, on assiste à une carte postale stéréotypée (oh le jolie poulet ! oh la caméra chez le barbier !) et complaisante de la misère, ni justifiable et encore moins justifiée.

La technique dans tout ça ? On se croirait dans un vidéo-clip, une sorte de Push the Tempo de Fatboy Slim. « Mais c’est sympa les clips, non? ». Quand ils ne se prennent pas pour ce qu’ils ne sont pas : OUI.

Alors désolé d’aller à contre courant, mais ce genre de scène, qui plus est dans ce genre de film (catégorie bons sentiments au miel), on dit STOP !

 

Filmo déconseillée similaire :

- Le médiatiquement et honteusement surestimé, Lord of War, de je ne sais qui, avec je ne sais qui, en je ne sait plus quelle année.


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3 réponses à “Slumdog Millionaire”

  1. 24 06 2009
    clem (12:00:30) :

    Alors là par contre, NON !!
    J’en ai ma claque des critiques de Slumdog qui l’attaquent sur l’image qu’il donne de la misère en Inde. Un procès intenté la plupart du temps par des gens qui n’ont jamais mis les pieds dans ce fabuleux pays.
    L’Inde n’est pas la France et les Indiens ne sont pas des Français. Et ce sur à peu près tous les aspects: la manière de vivre, la mentalité, la façon de mendier, la philosophie, la vision de la mort… Merci donc de ne pas appliquer la logique française sur une situation indienne.
    Alors que ca vous plaise ou non, Slumdog n’est pas complaisant envers la misère (encore en plus pour dire quelque chose d’aussi violent, la moindre des choses c’est d’apporter des élèments pour étayer ces dires). Les enfants de slumdog ressemblent par biens des aspects aux enfants mendiants avec qui j’ai eu l’occasion de discuter à Bombay: Cela va peut etre vous choquer, mais ils sont pour la plupart plein de joie de vivre et super débrouillards (et j’ai une révélation à vous dire, quand ils font les miséreux la main tendue, c’est uniquement parce que ca rapporte plus !!!). Bien évidemment, cela ne veut pas dire que la misère n’est pas grave et encore moins qu’elle n’existe pas. Cela veut juste dire qu’ils s’adaptent à leurs conditions déplorables.
    Sinon, d’un point de vue un peu plus anecdotique, ce que vous prenez pour des stéréotypes « (oh le jolie poulet ! oh la caméra chez le barbier !) », n’en sont point. Un français avec un beret, une 2CV et une baguette (Armageddon quand tu nous tiens): c’est un stéréotype puisque ce n’est pas vrai. Un barbier, une vache, un poulet, des mendiants, des rickshaws, y en a 17 au m² en Inde. Ne pas les montrer, ce serait stupide et pour le coup purement mensonger.

    Sinon, oui, effectivement, le film est tout à fait attaquable sur son montage clipesque ou sa photographie. On aime ou on aime pas. Perso j’aime bien mais, pour dire une banalité, chacun ses goûts.

    Mais PAR PITIE arrêtez de prendre vos désirs pour des réalités !!

  2. 24 06 2009
    faussesvaleurs (16:42:22) :

    Bonjour et d’abord merci d’avoir exposé ton point de vu.
    Pour Slumdog, nous avons des divergences et c’est tant mieux, si internet sert à quelque chose au moins que cela soit à débattre.
    Pour avoir été en Inde également (de New Delhi à Calcutta), je sais bien que tout ce qu’il montre est l »exact vérité, mais ce qui m’ennuie (comme dans la majorité des films de Boyle) c’est que sa façon de filmer enlève (selon moi) du sens à ce qu’il souhaite dire (dans le meilleur des cas) ou ne pas dire (là c’est plus embettant). Dans la sc de course poursuite je trouve que les plans sur le poulet, le barbier, les rickshaws, sont mal amenés.
    Pour faire une comparaison, la meilleur façon de voir l’inde je l’ai retrouvé dans Darjeling limited, lorsque Owen Wilson dans un rickshaw, se fait accoster par un gamin sur un vélo qui monte à son niveau, zig zag, se fraye un passage dans une rue « indienne », au risque de se péter la gueule 10 fois, pour au final lui demander « what’s your name? » ou un truc banal dans le genre.
    Je conçois malgré tout que le livre (que j’ai pour le coup trouvé nul, mal écrit et sans intensité dramatique) + Danny Boyle, a probablement influé sur l’objectivité de mon jugement.
    Faussesvaleurs.

  3. 28 06 2009
    Kiefer (19:22:38) :

    bonjour.Je suis en partie d’accord avec toi sur cette critique de slumdog. Je dirais pas que c’est un navet, le film se regarde assez bien mais le succès notamment aux oscars est je trouve beaucoup trop surestimé et non méritant selon moi.
    Par contre, je suis pas d’accord sur la « pic » que tu lance vis à vis de « lord of war », qui est d’Andrew niccol (bienvenue a gattacca), que je ne trouve pas honteusement sures

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