Bronson

12 06 2009

L’histoire de Michael Peterson , alias Charles Bronson, prisonnier connu pour être le plus violent de la couronne britannique.

Bronson

Avant même d’évoquer l’histoire, ce film nous rappelle une chose, la vie est injuste, certains ont du talent et d’autres en sont dénués, Nicolas Winding Refn est assurément de cette première catégorie. A vous frustrer et dégoûter une génération entière de cinéastes. Ce film (son 5ième déjà) est ce qu’il se fait de plus stylisé actuellement, l’esthétique est léchée et le jeu d’acteur est parfait – même si on pourrait reprocher une tendance à aller vers la performance (mais n’est ce pas lerôle qui le veut?) – preuve en est – mais comment avoir des doutes après la trilogie Pusher – que le réalisateur est un directeur d’acteurs hors pair. A regarder ce film de plus près, on en vient même à se sentir coupable, d’éprouver un plaisir béat, voire naïf, devant ces longs travellings portés par de la musique classique. La beauté seule pourrait-elle justifier un film ? On finirait par le croire.

A la manière d’Aronofsky, Winding Refn a été bercé par Kubrick et les oeuvres du maître, pas la peine de le cacher les évidences sont là. Aronofsky avait fait de The Fountain, son 2001 à lui, Bronson est, et ne vous étonnez pas de l’entendre un peu partout, un Orange Mécanique version 2009. Bronson en est presque une suite logique; là où Orange Mécanique s’arrêtait sur le retour des pulsions ultra-violentes d’Alex, la version 2009 continue elle, comme le début d’une nouvelle histoire. La thématique de l’être humain, sauvage et donc violent au regard de la société, que l’on essaye de sociabiliser est la même que celle de Kubrick. Il serait inutile de lister toutes les analogies entre les deux films, vous les remarquerez de vous même. Le besoin de célébrité, et donc de reconnaissance, qui guettait à la fin du film de Kubrick, prend ici une dimension supérieur.

Pour minorer un peu le tableau, disons que Refn n’est pas encore Kubrick, et le film pourra laisser certains spectateurs sur leur faim, tant on voudrait se retrouver face à un film encore plus ambitieux. Mais ces quelques points ne seront plus dans quelques années que des points de détails, cette génération, dont fait parti le réalisateur, possède à la fois le goût, la technique et la connaissance de ses classiques. A l’image de ses choix musicaux (tous parfaits), Nicolas Winding Refn (souvenez vous de ce nom !) maîtrise son art à la perfection, le succès public à grande échelle n’est pas encre arrivé, mais cela ne saurait tarder.

vraivaleur.bmp


Actions

Informations



3 réponses à “Bronson”

  1. 24 06 2009
    clem (10:54:15) :

    Merci pour cette critique intelligente et très bien écrite (ca change des « critiques » qui pensent que bien écrire c’est accumuler les superlatifs).
    Pourtant personnellement, j’ai trouvé le film en grande partie raté (à la reflexion, j’en attendais beaucoup trop), mais le décrire comme une suite logique à Orange Mécanique, c’est très bien vu.
    Selon moi, Winding Refn est aussi proche d’Aronofsky que de Guy Ritchie et je dois avouer que dans Bronson, ma partie préférée, c’est (SPOILER ??) quand il n’est plus en prison, soit la partie la plus proche de Ritchie. Winding Refn y excelle dans les dialogues et la direction d’acteurs.
    Au contraire, en prison, le monologue quasi constant ne m’a pas touché et les travellings, bien que parfaitement maitrisé, m’ont laissé perplexe.
    En gros, j’y ai pas trouvé mon compte d’un point de vue purement divertissement. Or, c’est un peu ce que nous vend la bande annonce. Dommage donc, mais j’irai tout de même voir le prochain film de Winding Refn avec toujours autant d’enthousiasme. Ce mec est un grand cinéaste.

  2. 1 01 2012
    Jean-herve le Danoisien (16:14:46) :

    Pour ma part j’ai adoré le film, je l’ai vraiment vus avec quelques aprioris et il ma vraiment bien surpris, je conseil aussi de voir les bonus, surtout le commentaire de Charles Bronson ( le vrais ) sur le film qui est simplement touchant est drôle après avoir vus ça comment ne pas aimé le personnage.

  3. 5 11 2015
    michael kukulka (02:40:38) :

    Be sure to preserve your life force, chi. This practice is absolutely essential. Be sure to respect the power of words. Don’t engage in vulgar language or activity.

    http://goldcopyright.co.uk/copyright-abuse/mak-precious-metals-using-multiple-copied-images/

Laisser un commentaire




Playboy Communiste |
STREAMINGRATOX |
lemysteredelamaisonblanche |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Fascination
| hsm321
| voyagelook