Scorsese, De Palma, Burton, Stone, des réalisateurs en chute libre ?

26 02 2009

Ils étaient doués, leurs films resteront parmi les meilleurs de leur époque et pourtant,  un jour tout a basculé. Une envie de reconnaissance du public, des critiques? Difficile à dire, peut-être n’ont ils plus rien à dire finalement. Retour sur 4 grands réalisateurs américains, dont la carrière ne semble plus aller dans le bon sens.

Declin

1- Martin Scorsese.

Il est de ceux qui ont marqué les années 70. On le qualifie de cinéaste de la rédemption, tant les parcours de ses interprètes principaux s’y prêtent. On peut être certain que ce cinéphile averti que se dit inspiré par Cassavetes, a provoqué nombre de vocations dans la nouvelle génération. On lui doit en autre, Mean Street, Taxi Driver (You talkin’ to me), Ragging Bull (You fuck my wife), Les Affranchis ou encore Casino. Que lui reproche-t-on alors ? Et bien depuis Casino justement, son cinéma c’est un peu étiolé (à l’image De Niro d’ailleurs qui joue dans tous les films précédemment cités), lui qui connaissait des succès d’estimes a sans doute voulu connaître la reconnaissance du public, d’où des grosses productions malheureusement à succès (Gangs of New York, Aviator, Les Infiltrés) qui si elles ne sont pas mauvaises en soi, sont avouons le, très loin de la qualité et de la sincérité que dégageaient ses premiers films. Il n’a certainement plus rien à dire mais on lui pardonnera vu tout ce qu’il a déjà donné.

2- Oliver Stone.

C’est un personnage controversé que cet Oliver Stone. Amateur de drogues, réalisateur outrancier, n’hésitant pas à s’attacher à des projets brûlants (JFK, Né un 4 Juillet, Salvador), il n’est jamais loin d’une polémique dont on le devine se délecter. Si c’est un grand réalisateur (Tueurs Nés, Platoon, JFK) c’est également un brillantissime scénariste auquel on doit, Midnight Express, Scarface, Conan le Barbare… Ses succès au Box-office n’y sont par ailleurs pas étrangers, car Oliver Stone est avant tout un réalisateur populaire. Pourtant depuis Tueurs nés, plus grand chose à se mettre sous la dent, certes il y a eu des petits films sans prétentions (U-Turn, Freeway), mais rien d’exceptionnel, voire même des films assez mauvais (WTC, Alexandre, W), d’ailleurs les bénéfices de ses films ne sont pas tous à la hauteur. Il est probable qu’il retrouve un jour ou l’autre sa verve et son talent, mais pour le moment on attend toujours.

3- Tim Burton.

Cinéaste onirique, mêlant le conte de fée et la réalité comme trop peu savent le faire. Ses films dégagent une atmosphère unique, avec des personnages touchants (Edward au mains d’argent, le pinguoin dans Batman le Défi) et un amour inconsidéré pour les films de série B de la première moitié du siècle dernier qu’il retranscrit en leur rendant hommage dans ses films (Ed Wood, Mars Attack). On pourrait croire, si l’on ne le connaissait pas, que certains de ces métrages ont été fait par un enfant, un enfant de génie. Mais depuis Sleepy Hollow, qui est peut-être son chef d’oeuvre, c’est la catastrophe. D’un pale remake de la Planète des singes, en passant par un Charlie et la Chocolaterie au goût mielleux. On a du mal à le retrouver, les dollars eux, s’entassent pendant ce temps là. L’explication tient peut être au fait qu’entre temps, il est devenu père tout en perdant le sien. Big Fish ressemble en cela à un film testament, testament d’une période et d’un univers. L’enfant a grandi.

4- Brian De Palma

Fan de Hitchcock, on l’a accusé, souvent a tort, de le plagier alors qu’il était simplement entrain de réécrire les codes du cinéma. Si Scorsese est le cinéaste de la rédemption Brian est celui du trauma et de la manipulation, et ses films en sont tous marqués. Ne dit-il pas lui même « le cinéma ment 24 fois par secondes ». De son début de carrière chez Roger Corman, il en a gardé le goût du film horrifique (Soeurs de Sang, Furie, Carrie au bal du diable, Pulsions). Depuis il s’est essayé à bien des genres, avec toujours le même succès (Scarface, L’impasse, Les Incorruptibles, Body Double…). A quand remonte son dernier bon film ? A Snake eyes en 1998 (putain 10 ans), où il commence magistralement le film par un plan séquence d’anthologie et où il réussit également la prouesse de faire jouer Nicolas Cage correctement. Et ce n’est pas une sinécure. Depuis, un film de SF bancal (Mission to Mars), et deux échecs tant publics que critiques (Femme Fatale et le Dahlia Noir). Il est à craindre que le cas de l’élève De Palma soit similaire à celui de son collègue Martin et que le meilleur (et il y en a) est pour toujours derrière lui.

Fausses Valeurs triste

A la lecture de l’article certains seront peut-être en désaccord, et je veux bien comprendre, écorner ceux qui nous ont fait rêver, c’est pas très classe, je leur accorde que j’ai tiré quelque peu à charge, mais admettons quand même qu’à grand réalisateur grand film, et ce n’a pas toujours été le cas dernièrement pour ces derniers. En espérant  qu’ils  me contredisent dans peu de temps.

 

Les réalisateurs qui tiennent encore le coup et qui, espérons le, ne connaitront pas le même sort :

- Les Frères Coen

- Pedro Almodovar

- David Lynch

- David Cronenberg


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5 réponses à “Scorsese, De Palma, Burton, Stone, des réalisateurs en chute libre ?”

  1. 26 02 2009
    Jaroslav (13:33:28) :

    Salut très cher.
    Merci de nous livrer tes doutes quant à la carrière de ces grands cinéastes (à l’exception de Burton). Je pense que Joel Coen peut rejoindre ces quatre derniers, son dernier film n’est vraiment pas terrible!
    Bon courage pour tout!

  2. 27 02 2009
    Rézal (17:35:20) :

    « entre ciel et terre » de stone là aussi y’a sujet brulant et film haut de gamme… entre la petite Thi Hiep Le ( trop mimi soi dit en passant) paumée, sous pression, le cul entre 4 chaises et Tommy Lee Jones attendrissant mais complètement taré voir lobotomisé ( meme si tout s’explique… ) .. enfin bref tout cela pour dire que j’ai bcp aimé ce film.. que stone offre 15 points de vues differents face à une meme situation…. et par la même une description navarante et glauque de l’humanité meme s’il laisse appaitre une ptite lueur d’espoir grace à certain personnage… tout est histoire de karma…

  3. 2 03 2009
    faussesvaleurs (18:06:12) :

    Merci Jaroslav,
    Je vais tenir compte de ton mail (et des origines de ton prénom) pour axer ce blog sur plus de films ukrainiens.
    Pour finir, tout est histoire de Karma.

  4. 24 03 2009
    Anonyme (09:08:13) :

    Sujet absolument sans intérêt, infondé, et totalement subjectif… Je ne comprends pas comment l’on puisse affirmer que Martin Scorsese soit « en chute libre » alors même que son dernier film (d’une mise en scène magistrale, pour ceux qui sont un rien sensible à l’art cinématographique) est récompensé par 4 Oscars. Oliver Stone est toujours fidèle à lui-même, et U-turn, par exemple, est loin d’être « un film sans prétentions ». Ce sujet relève de la simple appréhension subjecive, et n’a pas le moindre intérêt.

  5. 24 03 2009
    faussesvaleurs (13:30:06) :

    Je suis d’accord avec toi U-Turn est très sympa, mais ne fait pas partis des films MAJEURS, quand à Scorsese, alors qu’il faisait des films inventifs, beaux et visceraux, il se contente maintenant de piquer dans le ciné asiatique, quand le talent est utilisé comme ça c’est dommage je trouve.

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